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Opinions of Monday, 13 July 2020

Journaliste: André Luther MEKA

Guerre au NOSO: les pro-Biya accusent les leaders sécessionnistes


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La crise anglophone est l’une des crises dont les débuts furent sournoises. Elle a commencé par des revendications corporatistes notamment par les avocats qui revendiquaient la traduction du code OHADA. De fil en aiguille, nous sommes tombés sous une guérilla armée. Cette guérilla armée qui remet en cause la Réunification et le référendum de 1972 en demandant la sécession.

Dans le cadre d’une recherche de la paix concertée, le gouvernement du Cameroun sous la houlette du chef de l’État Paul Biya a concédé toutes les doléances réalistes qui ont été posées par les leaders séparatistes et activistes anglophones. Illustration :



– La traduction du code Ohada;
– La loi sur le bilinguisme
– La création de la section common Law à l’enam et à la cour suprême;
– La création de la commission bilinguisme et multiculturalisme;
– Le recrutement de 1000 enseignants d’expression anglaise;
– Le recrutement des traducteurs d’expression anglaise;
– La libération de plus de 300 leaders anglophones
– L’organisation du grand dialogue national;
– L’adoption du statut spécial de la région du Sud Ouest et du Nord ouest;
– La création de la commission de démobilisation, de désarmement et de réinsertion;
– La mise sur pied du fonds de solidarité et du don spécial du chef de l’État pour les déplacés internes;
– L’instruction ferme de recruter sans bulletin, ni dossier tous les enfants des déplacés dans les lycées et Cetic et CES dans toutes les régions ;
– La reconstruction du Nord ouest et du Sud Ouest.

On pourrait se demander que peut on encore demander au Président Biya au regard de la litanie des concessions? Les Séparatistes, malgré cette bonne volonté du gouvernement se comportent comme si le rapport de force est de leur côté. Les séparatistes insistent sur:
– La démilitarisation des régions du Nord ouest et du Sud Ouest
– Les négociations sur un terrain neutre;
– La libération des leaders sécessionnistes;

Comment peut on demander à l’armée de se retirer des zones embastillées par les sécessionnistes où ils sèment la terreur? Quel est le projet ? Est-il raisonnable que les problèmes du Cameroun se résolvent à Washington DC, à Londres, à Paris, ou à Cape Town? Où est la souveraineté de notre État? Un pays fier de son indépendance peut-il accepter que la métropole juge, oriente son destin ?

Les demandes faites par les sécessionnistes semblent ne pas être réalistes au regard des enjeux. Dans l’optique du cessez le feu, un État ne peut pas être mis au même pied d’égalité qu’un mouvement sécessionniste. Dans les négociations, les otages qui sont des têtes de proue de la guerre sont les jockers dans la négociation. C’est quand il y’a accord total qu’ils sont libérés. Les sécessionnistes et tous ceux qui les financent doivent prouver leur bonne volonté à négocier en déposant les armes et en s’asseyant sur la table de négociation.”

Voici la réponse postée par un contradicteur dans un groupe Whatsapp :

” Je résume Mr Meka l’origine de la crise du NOSO pour toi et pour la postérité. Le début c’est cette dame de l’université qui appella les militaires matraqués les pauvres étudiants, la suite c’est l’orgueil de ton gouvernement au grand complet, exceptés quelques lucides prudents.

Le résultat est celui que tu connais aujourd’hui. Bien sûr l’ayant nié pendant 4 ans. Tu es enfin plongé dans la dure épreuve du réel.
Vous n’avez pas encore pleuré. Avec toute la puissance du Tsar. Trotsky est venu à bout de sa folie.

Même avec le soutien de la totalité des nations occidentales et nord américaines, les rouges ont battu les blancs après 5 années de conflit intense. C’est Staline qui a tout gâché par la suite. C’est un autre sujet.”

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