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Opinions of Friday, 2 July 2021

Auteur: Christelle Nadia Fotso

Famille Fotso et ses mystères: le secret derrière le handicap de Nadia Fotso

Nadia Fotso et ses parents Nadia Fotso et ses parents

Elle n'en parle que très peu dans les nombreuses tribunes qu'elle publie sur les réseaux sociaux, mais Nadia Fotso a décidé ce vendredi de donner les vraies causes de son handicap. Selon la fille du milliardaire feu Victor Fotso, son handicap trouve ses origine dans sa famille.

CamerounWeb vous propose la tribune de Nadia. Dans cette tribune, elle ne rate pas comme d'habitude depuis plusieurs mois, sa sœur laure Fotso épouse Njitap.

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Je ne suis pas née handicapée, je le suis devenue…mon handicap cache un secret familial au centre du quel oui il y a déjà Je la dis que…Mon père me le disait sans l’affirmer. Ne pouvant me protéger, il m’a permis l’exil…c’est mon seul héritage !

il est très difficile dans les sociétés civilisées de parler de handicap, dans les sociétés primitives pour dire les choses crûment et trop facilement, c’est quasiment impossible. Les sauvageons et les autres ne savent pas entendre et sont gênés. Ils pensent que cela exige de la pitié ou de la compassion constante, permanente alors que ce qui leur est demandé c’est de la compréhension et si possible de l’identification, se mettre à la place de l’autre ou du moins essayer…

Les plus impitoyablement méchants, petits, et sauvages avec moi ont été les Bandjouns, la famille, les miens, les tontons parce qu’ils me faisaient payer à prix d’or leur compassion ! Ils avaient eu pitié et j’osais ne pas être que reconnaissante en ayant du chien, du caractère !

Maptué a toujours refuser de ramper ! Je plie mais je ne romps pas. Je sais que je suis aussi grande que dieu ou qu’il est juste aussi petit que moi.
J’ai zappé, occulté le handicap de Martin Camus M non pas parce que je ne sais le voir mais parce qu’il est périphérique dans cette histoire. Martin Camus M n’est pas la preuve que les handicapés sont méchants mais que le camerounais, pas la camerounaise, est tellement mal baisé puisqu’il a fait du sexe une question de mœurs ; il chasse comme il peut dans la jungle en sautant sur tout sur qui bouge et lorsqu’il a de l’influence en goûtant à l’interdit…la perversité devient la manière la plus luxueuse de jouir. Ce n’est pas le contenu de la sextape qui est choquant mais l’âge de la petite…il pose la question du consentement. C’est une prostituée, disent-ils ! Peut-être mais une enfant qui se prostitue reste une enfant.

J’ai zappé, occulté le handicap de Martin Camus M parce que tout comme la religion et les autres sornettes, c’est une distraction pour ne pas voir la victime et lui accorder réparation.
Le refus de la compassion…l’expression est de Claire Denis qui l’utilise avec raison en parlant de son rapport avec le Cameroun et l’Afrique. La justice ne doit pas dépendre de la compassion, des sentiments qu’on éprouve pour la victime ou pour le bourreau. Ils sont secondaires, non insignifiants face à la réalité, au fait, au mal qui a été fait dont la gravité ne dépend pas de la personne et de nos sentiments pour elle… toutes les sociétés civilisées savent que comme le disait Albert Camus que ce n’est pas parce que tout est permis que rien n’est défendu ! Il est défendu de coucher avec des petites filles, cela s’appelle un viol tout comme il est interdit de Njitaper, de violer et voler des Patriarches. Le refus de la compassion, c’est faire appel à l’intelligence du cœur et condamner froidement l’infâme sans juger petitement la victime et victimiser l’accusé pour dire qu’il ne saurait être responsable ou coupable.

Il est fondamental de le redire, le crier et le chanter un enfant même s‘il se prostitue reste un enfant…Un Patriarche qu’on fait danser, dire et faire n’importe quoi reste un Patriarche qui ne mérite pas de mourir quelles que soient ses erreurs violé, volé, et abandonné, donc oui Njitapé……La question n’est pas, les victimes, leur identité, leur moralité, leur caractère, leurs imperfections, qui ils sont mais qui nous sommes !

Donc mi gente, dans les sociétés malades, tous les mélanges se font : on Njitape avec la même sauvagerie qu’on je la dis queise. Il suffit de lire la Peste pour comprendre. Malicka, comme toutes victimes, a plus besoin de justice que de bons sentiments. Le refus de la compassion encourage la réflexion en mettant l’accent sur l’intelligence et non le sentimentalisme. Sagan affirmait que les gens intelligents sont toujours gentils…elle avait presque raison…L’important est de ne pas être injuste ou d’éviter d’être méchant.

Demander pardon n’est pas réparer et pardonner n’est pas oublier et zapper. On n’a pas à exiger d’une victime qu’elle pardonne pour passer à autre chose. Le chantage au pardon est comme le piège de la compassion puisque le sujet n’est plus l’acte barbare mais les masques, les larmes, les danses du ventre pour faire oublier le viol.

Njitaper est donc impardonnable tout comme coucher avec les enfants. Ce sont des viols ! Face à cela, le refus de la compassion permet de dire sereinement No justice, no peace en rappelant qu’on n’a à attendre ni jésus ni dieu en comptant sur eux comme des enfants…ils sont trop occupés au Moyen Orient ! Ce n’est pas à eux de payer les pots cassés...

Tolérer la barbarie, c’est être barbare…Le Cameroun n’est toujours pas sorti de la sauvagerie !