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Opinions of Thursday, 21 November 2019

Journaliste: BORIS BERTOLT

Eperviers: des centaines de millions détournés aux Aéroports du Cameroun

Nous ne le dirons jamais assez, Aéroports Du Cameroun (ADC S.A) aurait pu être un des fleurons des entreprises d’État au Cameroun considérant le potentiel existant.

Malheureusement il a fallu qu’on laissa une Ferrari entre les mains d’un motocycliste revanchard. Le résultat est sans appel : tête à queue et sortie de route dès le premier virage. L’homme qui a osé dire qu’il avait trouvé l’entreprise en cessation de paiement en 2009 a toujours la tête dans son guidon. Sait-il seulement ce que c’est qu’une situation de cessation de paiement ?

Nous vous présentons aujourd’hui un des scandales couvés par le DG, Owona ASSOUMOU. Si après ce récit vous n’avez pas de larmes aux yeux alors vous n’êtes pas Camerounais.
Sur les deux premières photos prises il y’a 2 jours à nsimalen, on peut voir le chantier abandonné des travaux de construction d’un bâtiment à usage de bureaux à la Direction générale ADC. Le marché y relatif d’un montant de FCFA 518 935 250 avait été signé le 10 août 2012 et l’ordre de service de démarrage des travaux notifié au prestataire le 12 septembre 2012. Considérant un délai d’exécution de 5 mois, le bâtiment aurait donc dû être livré le 12 février 2013 c’est à dire il y a 6 ans et 9 mois.
Dans cette mafia de très haut vol, nous retrouvons trois protagonistes dont les noms nous sont finalement familiers.

1) OWONA ASSOUMOU (ASSOUMA) THOMAS, DG ADC, Alias le Capo di tutti capi (le parrain). Les frasques de « Petit Jesus » ne sont plus à présenter. Son pire cauchemar actuellement c’est de voir le siège de la CCAA pousser comme un champignon sur ses propres terres pendant que son bâtiment à lui est à l’arrêt depuis 5 ans. Bâtiment qu’il avait promis au personnel après son recrutement massif entre 2009 et 2012. ADC est la seule boite au Cameroun au sein de laquelle des agents de maîtrise de catégorie 9 n’ont pour seule tâche que de distribuer le « Cameroon tribune » dans les bureaux. Actuellement « Mone Jesus » est reclu dans son immense bureau en espérant que DIEU lui pardonnera un jour.

2) ABOUNA JEAN MARIE, Gérant de SOCATRACO, Alias « Beau gosse ». Il revendique faire parti de la clique des « Intouchables du Mfoundi » comme Petit Jesus. Souvenez vous du bâtiment en construction qui s’était écroulé il y a quelques années à la montée elig essono non loin de l’hôtel grand moulin, il s’agissait du bâtiment de Beau gosse. Cet individu qui n’a jamais livré un marché dans les règles de l’art devrait être définitivement exclu des marchés publics au Cameroun. Au lieu de ça, le président de la section RDPC du Mfoundi compte briguer un mandat de député lors des prochaines élections.

3) MBOULANA BASSEGA FRANCOIS, actuellement Directeur des projets ADC, Alias « l’ingénieur du ciel et de la terre », Alias « Capo canonieri » ( le meilleur buteur), Alias « Rambo », Alias « Papa avenant ». Tous les projets conduits par cet ingénieur polytechnicien (lui au moins est ingénieur contrairement à son patron technicien en météo) ont toujours été adjoints d’avenant. Évidemment tout ceci est fait à dessein. La toiture qui coule à garoua c’est lui, la zone arrivée Douala lui, la piste de Douala encore lui, le casse du siècle en préparation toujours lui… « Akieeeeeee rambo ».
Rambo n’a pas de limite. L’homme qui passe plus de temps au TCS que dans son domicile a récemment déclaré ceci, je cite : « Je sais que j’irais en prison. C’est un choix de vie. Dans tous les cas je suis millionnaire en euros ». Fin de citation.
Ce salarié a sur fonds propres fait bitumer la servitude qui mène à sa résidence sur la route de Mfou. C’est aussi lui qui pour accéder au prestigieux poste de Directeur technique a rendu praticable la route qui mène au domicile du PCA à Mbangue en l’a recouvrant des gravats de bitume issus du décapage de l’ancienne piste de l’aéroport international de Douala.

Au final, la question centrale demeure : Pourquoi 7 ans après le démarrage des travaux y relatifs, le bâtiment n’est-il toujours pas livré malgré le paiement d’un décompte de 250 millions de FCFA ? La réponse va vous jeter au sol comme on dit au mboa.
Selon un cadre dirigeant qui a tenu à garder l’anonymat, il se trouve simplement que nos 3 mousquetaires n’arrivent pas à s’entendre sur le montant de l’avenant et la répartition des retrocommissions qui en découleront. Il faut le préciser, à ADC, Avenant = retrocommissions.
Au-delà de la surfacturation qui en ressort (518 millions pour un petit bâtiment pied plein) les employés de ADC et l’ensemble des Camerounais se demandent comment a-t-on pu laisser prospérer une telle gabegie depuis plus de 10 ans ? En attendant, les employés continuent de s'affaisser les uns sur les autres pendant que le DG trône dans son tout nouveau bureau qui selon lui est plus grand que celui du SGPR (son pire cauchemar).

Le Capo di tutti capi, le beau gosse et Rambo eux continuent de boire le Ruinard sans stress.

PROCHAINEMENT : « Le casse du siècle ».
Après la piste à 25 milliards avec 5 milliards de retrocommissions Rambo prépare la rénovation du terminal passagers de l’aéroport international de Douala pour 45 milliards (plus avenant de 30%). Seul DIEU pourra sauver ADC.

NB : Toutes ces informations sont vérifiables. Pas le bep bep

Aboum si Ngoro


BORIS BERTOLT

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