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Opinions of Tuesday, 8 June 2021

Auteur: Marthe Cécile Micca

Epervier: vaut-il encore la peine d'être Ministre au Cameroun?

C’est la question que se pose l’activiste proche du régime Biya, Marthe Cécile Micca. Connue pour ses positions généralement en faveur de la politique du locataire du Palais de l’Unité, elle ne cache pas sa crainte face les multiples arrestations et détentions, à la prison centrale de Yaoundé, d'anciens ministres des précédents gouvernements camerounais. Pour elle, « être Ministre Au Cameroun C'est Marcher Sur Un Volcan ».

L'état moderne dans la réalisation des politiques publiques a conçu une action publique par le haut dévolu au sein de la fonction ministérielle. Cet assemblage institutionnel, a été porté par le Cameroun malgré les sombres fortunes qui vont avec au point de se demander s'il vaut encore la peine d'être ministre au Cameroun ?

A première vue la fonction de Ministre est nécessaire, elle participe de la hiérarchie des fonctions administratives qui voit les Ministres comme des porteurs institutionnels centraux.

Au Cameroun, les Ministres mettent en acte les politiques publiques définit par le président de la république dans les secteurs politiques, économiques, sociaux et culturels etc....

La fonction de Ministre est une techno-structure, adaptée aux états modernes, c'est en celà que le Cameroun a opté pour plusieurs départements ministériels à l'instar: du ministère de la santé publique, du ministère du développement urbain, du ministère de la culture, du ministère de l'enseignement supérieur, du ministère des finances etc...

Ces structures administratives réalisent des missions de services publics et d'intérêt général incontournables. Ces administrateurs centraux ont pour vocation de construire le développement dans leurs départements respectifs.
Cela signifie, que la fonction Ministérielle vaut encore la peine dans le contexte Camerounais, c'est un niveau élevé de l'action publique.

Cependant, cette institution d'appoint est soumise à plusieurs maladresses et pathologies organisationnelles qui la fragilisent de plus en plus. A l'observation du nombre de ministres à Nkodengui ont a désormais peur pour d'autres qui exercent cette fonction.

On dirait qu'une épée de Damoclès plane sur leurs têtes et qu'ils exercent cette fonction avec la crainte continue de rejoindre un jour les cabanons de la prison. On est tenté de concevoir.