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Opinions of Friday, 19 February 2021

Auteur: Jean-Pierre Du Pont

Epervier: la prophétie du Pr Titus Edzoa

L'ancien tout-puissant secrétaire général de la présidence, professeur de médecine Titus Edzoa, avait prévenu : " Quand Paul Biya commence à se montrer bienveillant envers vous, sachez que vos jours d'homme libre sont comptés."

Urbain Olanguena Awono, à qui Popaul donnait naguère du " fiston " en sait quelque chose, puisqu'au motif fallacieux de détournement de fonds, il croupit dans les geôles -mouroir infestées de Kondengui depuis 2008 , mais s'y trouve en réalité pour deux non-dits au moins : le premier péché originel consiste à avoir eu la témérité de vouloir disposer d'une légitimité autre, que celle qu'il tenait du tyran, en allant se faire brillamment élire à la mairie de Sa'a.

Deuxième motif : il est lourdement soupçonné et suspecté au palais , de faire l'objet d'une trop grande " bienveillance et admiration " de la part de la première dame. Ce qui au pays des Lions Indomptables signifie de facto, signer son propre arrêt de mort.

À la veille de sa disgrâce, et de sa descente aux enfers , Popaul donnait encore du " Monsieur le Ministre d'État" à Marafa Hamido Yaya.

L'ancien premier ministre Inoni Ephraim , qui avait cru échapper aux griffes du carnassier et oiseau de proie, Epervier en organisant une fois remercié, une fête en hommage au prince a été pris comme un perdreau de l'année. Très au courant des moindres mouvements, faits et geste de son ancien premier ministre, Paul Biya a qui l'on avait rapporté que ce dernier logeait au Hilton lors de ses passages à Yaoundé, avait donné des directives et instructions au ministre du logement afin que ce dernier mit une villa de haut standing à disposition.

Endormi par tant de prévenance, Inoni ne vit pas le piège se refermer sur lui.

Jean-Marie Atangana Mebara, après son départ du gouvernement, avait commencé à être auditionné par le TCS, et conformément aux mesures du contrôle judiciaire requis par le juge en guise de garantie de représentation, avait remis son passeport aux autorités. Dans l'intervalle, un être cher à lui vint à être victime d'un grave accident de la route en Belgique. C'est le chef de l'État en personne, qui trancha en faveur de la restitution de son passeport, afin qu'il puisse se rendre au chevet de ce parent. Mis en confiance par ce qui semblait une magnanimité du président, il balaya d'un revers de mains, toutes les mises en garde, qui le suppliaient et imploraient presque de ne pas revenir au pays, où l'attendait un piège savamment tendu.

Le seul qui a pu échapper à ce triste sort, fut l'ancien ministre des finances, Essimi Menye, dont Paul Biya avait autorisé l'évacuation sanitaire le 1er décembre 2015. Accusé d'avoir siphonné l'équivalent de 2,7 millions d'euros, l'homme avait fait un malaise grave, et était aussitôt entré dans un comac dès les premières heures de son interpellation .

Incapable de se nourrir et de tenir sur deux jambes, c'est sur un fauteuil roulant qu'il prenait place à bord du vol le 14 mars 2017. Une fois que l'avion avait décollé et s'était éloigné des cieux camerounais, l'homme retrouva comme par miracle la parole, le sourire et même un impressionnant coup de fourchette, reprenant par trois fois du Bordeaux, pour finir son repas.

Dès l'atterrissage à Paris, il se débarrassa de l'encombrant fauteuil roulant, et avisant sa carte d'identité de citoyen américain, il reprit aussitôt un autre vol pour le pays de l'oncle Sam, où il coule depuis des jours heureux, en exerçant comme consultant au FMI et à la banque mondiale. Depuis Laurent Esso, qui suit personnellement ce dossier, a multiplié les mandats d'arrêt internationaux à son endroit et en vain. Car Essimi Menye, de son patronyme complet, a pour prénom Emmanuel. Or, en lisant le communiqué portant sa nomination comme ministre, une erreur administrative l'a fait devenir Lazare, et est depuis connu comme tel par les autorités de son pays. Inconnu par cette appellation aux États-Unis, tout mandat d'arrêt l'identifiant de la sorte, reste donc nul et sans effet ! On a essayé de le caresser par le poil, en lui laissant entendre par intermédiaires, qu'il conservait toute la confiance du président qui pressentirait un ministère agrandi pour lui. En guise de toute réponse il dit : Je ne suis pas Jean-Marie Atangana Mebara . "

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