Vous-êtes ici: AccueilWallOpinionsArticles2019 02 11Article 455981

Opinions of Monday, 11 February 2019

Journaliste: Mboh Bryan

Entre journalisme et militantisme, Boris Bertolt se cherche

Boris Bertolt Il ne semble plus chercher à se cacher derrière les oripeaux du journalisme

Le soutien qu’il apporte ouvertement à l’ancien candidat à la présidence en 2018, Maurice Kamto, lui vaut de présenter les faits avec un biais tendancieux, en usant d’une technique rhétorique bien connue: ne rendre compte que de la moitié des faits afin de servir ses ambitions politiques.

Suivre le compte Twitter de Boris Bertolt est riche d’enseignement sur son agenda politique. Lorsqu’il s’adresse via ses messages à Maurice Kamto, il n’hésite pas à adjoindre à son nom un “Monsieur le président élu” qui ne laisse aucun doute sur son activisme. Bertolt est un homme intelligent, bien renseigné et qui sait utiliser les informations qu’il reçoit afin de les détourner et de les manipuler.

Un exemple concernant sa manière de procéder a été récemment donné autour des contrats de sécurisation des ports de Douala et Kribi.

La construction et la mise en scène d’un pseudo-scandale dans les ports camerounais

Un simple message de Boris Bertolt sur les réseaux sociaux a suscité un sentiment de scandale si l’on en croyait les affirmations du lanceur d’alerte.

LIRE AUSSI: Révélatiuons de Mgr Kléda sur les craintes de Paul Biya [Vidéo]

Dans le texte publié, ce dernier prétendait qu’une immense augmentation du montant des contrats pour la sécurité des ports de Douala et de Kribi avait été faite, afin d’effecteur du simple “gardiennage”. Il y détaillait ainsi ce qui apparaissait comme une énorme affaire de corruption dans laquelle certains personnages hauts-placés dans le gouvernement et au palais présidentiel avait poussé le tarif du contrat biannuel de 1,5 million d’euros à 38 millions d’euros!

Bertolt ne se demande pas comment une telle augmentation se justifie, mais affirme clairement qu’il y a une irrégularité importante qui se cache derrière le changement du montant et le transfert du contrat de deux sociétés vers une autre. Les montants donnés par le “journaliste” sont vrais, les informations données sont également vraies, et pourtant, comme il a omis de donner l’intégralité de l’information, elle en ressort partielle et partiale.

Un changement de contrat pour une modification profonde de la nature de la sécurisation des ports de Douala et Kribi

Décrire le travail qui sera effectué par la nouvelle société comme était du gardiennage est la preuve que Boris Bertolt n’a aucune connaissance du dossier ou, plus grave encore, préfère ne pas donner tous les éléments.

L’état camerounais a dû prendre des décisions importantes dans son projet de modernisation économique. En tant que producteur important de matières premières, et point de passage important pour les productions venues d’autres pays, tel que le Tchad et ses hydrocarbures, le pays a engagé des travaux indispensables et importants sur une période de deux ans.

Des infrastructures modernisés auront aussi besoin d’équipement de sécurité à la point de la technologie ainsi qu’une équipe formée et compétente de 400 personnes. Les autorités ont aussi détaillé le nouveau matériel dernier cri qui sera utilisé tel que des caméras de surveillance, des capteurs laser, des détecteurs de mouvements laser, des radars, ainsi que des points à bascule et des scanners ultra-modernes permettant de vérifier ce que contiennent les chargements. Ces améliorations sont indispensables afin de permettre aux ports camerounais de rester attractifs et compétitifs en Afrique.

Boris Bertolt semble avoir omis ces éléments indispensables à la compréhension du transfert de ces contrats. En espérant qu’il apportera à ces lecteurs le complément d’informations pour ne plus les induire en erreur.