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Opinions of Sunday, 4 July 2021

Auteur: Christelle Nadia Fotso

Emouvante déclaration de loyauté de Christelle Fotso à Atangana Mebara

'Fotso Victor fut riche comme Crésus mais eut une fin pire que celle de Gervais Mendo Ze' 'Fotso Victor fut riche comme Crésus mais eut une fin pire que celle de Gervais Mendo Ze'

La fille du milliardaire Victor Fotso a marqué la célébration de la fête de l'indépendance des Etats-Unis par une déclaration de loyauté à l'endroit du ministre Atangana Mebara, détenu depuis plusieurs années déjà dans le cadre de l'opération Epervier destinée à lutter contre le détournement des deniers publics.

Ci-dessous l'intégralité de la déclaration

Ma déclaration, un hymne à la loyauté

Monsieur le Ministre

Cher Atangana Mebara,

Je t’envoie enfin une déclaration, ma déclaration ce 4 juillet, jour de la fête nationale américaine pour t’offrir comme un bouquet des plus belles roses rouges, 4 phrases interminables pour corriger une faute en t’annonçant enfin le décès de mon enfant et en te donnant les clés pour comprendre ce que ton expérience et ton savoir doivent te faire pressentir : Grand Frère, Papa a été mis à mort parce que le seul fils qui aurait pu lui éviter cette Njitapesation c’était toi ! L’homme d’état que tu es n’aurait pas permis au Cameroun de Je la dis queiser. Mon message sera codé et complété par de longues lettres qui raconteront et demanderont justice :

1. Peu connaissent notre lien qui a tout avoir avec non pas l’’amour mais la fidélité et la loyauté… tu es venu me voir en 2001 à Washington lorsque je n’étais qu’une petite étudiante pour me saluer et me dire que mon fils était ton père… depuis tu es entré dans mon cœur sans jamais en sortir parce que Monsieur le Ministre tu m’as montré surtout dans les moments difficiles que le e qui commence le mot Ewondo signifie élégance…tu as aidé Monsieur le Ministre et lorsque tu ne pouvais rien, tu as été fraternel en me prenant la main et en me protégeant en attirant mon attention sur les dangers…Maptué te salue en se courbant sans craindre d’attirer l’attention sur sa bosse et ses blessures pour dire à son frère de cœur et de combat Ma ding Wa en espérant que tu me répondras moi non plus…

2. Sur cette photo, tu es en prison et tu souris en montrant ta grandeur que le calvaire que tu vis depuis trop longtemps magnifie sans casser…Grand-frère, je veux que tu rigoles lorsque je te raconte comment j’ai affiché cette photo sur mon portable en affirmant que tu étais l’homme de l’avenir et qu’un notable Bandjoun né à Tséla comme Fotso et récemment reçu pompeusement par son roi l’a si mal pris qu’il m’a affirmé que je ne réussirai jamais au Cameroun…je lui ai répondu que par loyauté j’étais prête à sacrifier mon rêve de vivre et de mourir à Nkilzok…c’est cela le Cameroun et depuis que tu es en prison les vagabonds sont au pouvoir et ceux qui savent, peuvent mieux se taisent , attendent…Ce notable qui se préoccupait de mon avenir n’a même pas pu présenter ses condoléances à Maptué à la mort de Fotso…il attendait sa part et l’a reçu quelques mois plus tard en se prosternant à Hiala sans avoir une pensée pour son frère de Tséla Njitapé par une batoufemme !

3. Tu ne seras pas étonné que je te dise quelques mots sur ta sœur en t’affirmant simplement qu’elle reste égale à elle-même…je sais, tu sais, elle sait…Notre père aussi savait et m’avait prévenue…je n’ai pas cru en ce que je voyais et j’ai été une énième fois frappée mais je suis têtue…perdre mon enfant m’a permis de la laisser au Je la dis queisme et son misérabilisme…le champagne et l’argent la consoleront…

4. Enfin Monsieur le Ministre, je finirai en te parlant de ton ancien monde et ceux qui ont participé au Njitapage de Fotso dont deux tontons qui ont été mes papas Bulus…cela me permet de te remercier de ta mise en garde lorsque je suis venue te rendre visite à Kondengui et que tu m’as dit amusé par la confiance que j’avais en eux : « le Bulu est joueur… » Jamais je n’ai pensé que couillonner leur fille en permettant qu’on viole son enfant serait pour eux un jeu fructueux !

Mes lettres à tes anciens collègues débutent par une à mon tonton Samuel qui lorsque j’étais enfant m’appelait « la femme des Bulus !» Je donne à toi et tous ceux qui voudront comprendre en sentant que ceci est une affaire d’état le mot de passe :

Fotso Victor fut riche comme Crésus mais eut une fin pire que celle de Gervais Mendo Ze !

Jean Marie Atangana Mebara, Fotso Victor, notre père, mon enfant est mort comme un chien parce que ni toi ni moi n’étions en situation de le protéger… Tonton Samuel et d’autres ont badiné avec l’honneur de Fotso et l’amour de Maptué…Je vais leur écrire pour leur dire Bolo !

Happy Independence Day, Dear Brother!