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Opinions of Tuesday, 20 July 2021

Auteur: Christian Ntimbane Bomo

Dérive journalistique tribale : Christian Ntimbane Bomo tire la sonnette d’alarme

Ce sont des actes graves Ce sont des actes graves

La sphère médiatique camerounaise est depuis quelques temps conviée au jeu des politiques qui consiste à tribaliser le débat et à s’accuser mutuellement de dérives tribales. S’inspirant de plusieurs passages dans les medias ces derniers jours, l’avocat international pense que les reportages diffusés dans certains medias sont des actes extrêmes graves. Selon lui, On n'a pas le droit de tenir de tels propos tribalistes surtout sur des médias. Lire en intégralité son opinion proposée par Camerounweb.com

Je viens de suivre certains reportages de quelques médias camerounais relativement à la manifestation des camerounais à Genève le 17 juillet 2021.Ce sont des actes graves. On n'a pas le droit de tenir de tels propos tribalistes surtout sur des médias. Le media est considéré comme un instrument qui informe sur la vérité des faits. Stigmatiser une tribu par des insinuations est inadmissible. La radio des milles collines au Rwanda porte à ce jour la responsabilité historique et morale d'avoir causé un génocide des centaines de milliers de morts. La Société Civile des RÉCONCILIATEURS appellent donc ces journalistes camerounais à plus de responsabilité. Elle aurait pu appeler à des poursuites pénales pour tribalisme, mais face à une justice instrumentalisée et jouant le jeu, cette demande apparaît inutile.

Nous rappelons aussi que manifester contre la politique d'un président de la République relève de la culture démocratique et républicaine. Tout comme manifester pour le soutenir est un droit. Il n’y a donc pas à faire tout ce ramdam au point de mettre à mal l'unité nationale et le vivre-ensemble. Tout camerounais est en droit de manifester contre ou pour Paul Biya selon qu'il désapprouve ou félicite sa gouvernance. Il y aura toujours des camerounais qui vont manifester pour ou contre les différents régimes qui vont se succéder à Yaoundé. En son temps les camerounais de l'Unek et de l'Upc manifestaient contre les visites du président Amadou Ahidjo en France. Pratiquement tous les jours, il y a des manifestations d'étrangers opposés aux régimes de leur pays en France. Tout ceci participe des libertés d'expression et d'opinion. C'est la démocratie.