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Opinions of Tuesday, 28 July 2020

Journaliste: BORIS BERTOLT

Crise anglophone: la responsabilité de Nganou Djoumessi révélée

Lorsqu’on essaye de comprendre la crise anglophone sous le prisme de l’état de la route Babadjou-Bamenda il y a sept ans aujourd’hui, l’on se rend bien compte que Nganou Djoumessi n’est pas étranger à tout ceci.

Eh oui! L’on pourrait croire à un acharnement que non, nous nous faisons simplement des témoins de l’histoire. On se rappelle bien combien il était pénible pour les autres résidents et ressortissants de la région du Nord-ouest de rallier la région de l’Ouest en raison de l’état de la route qui chaque jour se délabrait et de la décision du Chair man et des députés SDF de contester la présence du poste de péage de Santa alors que la route était dans un état macabre. Il était alors question de mobiliser 45 à 50 Milliards pour cette route de près de 50 kilomètres dont l’importance n’est plus à démontrer.

Le Ministre des Travaux publics en son temps (Patrice Amba Salla) avait sollicité son collègue de l’Economie (Minepat) Nganou Djoumessi. Ce dernier avait catégoriquement répondu par la négative à toute éventualité de financement de cette route pour cause d’absence de financements.

Contre toute attente, Nganou Djoumessi, Minepat s’était plutôt lancé dans un projet de bitumage de 210 kilomètres dans la région de l’Ouest, sous prétexte de bitumer les bassins agricoles, pour un montant de plus de 200 Milliards.

Comme par miracle, l’argent est apparu! Un projet qui ne comportait même pas d’étude et qui justifie le fait que les études ont d’abord été réalisées puis les travaux qui ne sont pas encore achevés à ce jour.

S’il est vrai que toutes les routes doivent être bitumées, quelle est l’importance de poser du bitume sur des routes qui traversent les villages au détriment d’une route qui dessert le Nigeria et qui relie deux régions dans un contexte qui commençait à être tendu?

Comment peut-on justifier le fait qu’on n’ait pas décidé de bitumer Babadjou-Bamenda qui ne faisait que 45 kilomètres et qui ne demandait que 45 Milliards pour entamer un projet de 210 km qui coûte à l’Etat plus de 200 Milliards? Il est temps que Nganou Djoumessi réponde à ces questions.

Aujourd’hui ministre des Travaux publics, les deux projets en question pèsent sur sa tête comme une épée de Damoclès. L’histoire nous renseigne à suffisance que plusieurs personnes sont à l’origine de la crise anglophone à travers des frustrations créées.