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Opinions of Tuesday, 24 August 2021

Auteur: www.camerounweb.com

Crise anglophone: Cabral Libii charge violement Paul Biya et ses ministres

Cabral Libii leader du PCRN Cabral Libii leader du PCRN

La crise anglophone a fait ce 22 août, un mort et un blessé dans une église dans le Nord-ouest, des suites d’une fusillade. Ce nouveau drame suscite émoi et indignation chez tous les camerounais et au sein de classe politique.

Dans une tribune, le président du PCRN, Cabral Libii dénonce l’inaction des autorités camerounaises et appelle le peuple camerounais à prendre ses responsabilités.

Voici sa tribune

LEVONS-NOUS C'EST TOUT !

Le plus consternant dans la crise anglophone est que quelques inconséquents ayant voix au chapitre croient fertiliser leur vie politique avec le sang qui coule et les sépulcres qui s'accumulent.

C'est le lieu de rappeler quelques constantes :

- Il n’y a jamais eu de problèmes entre francophones et anglophones au Cameroun. Sinon Ni John Fru n'aurait pas « gagné » la présidentielle en 1992. Ces francophones qui ont massivement voter pour lui, ne lui ont même jamais fait le reproche de n'avoir jamais prononcé publiquement un mot français ou d'avoir toujours eu le soutien indéfectible de la partie anglophone d'élections en élections depuis lors. Il est même à craindre que ce soit la manipulation politique de cette crise qui « ouvre les yeux » aux francophones ;

- il ne sert strictement à rien d'être lénifiant et complaisant vis-à-vis des personnes qui prétendent défendre une cause en décimant ceux au nom de qui ils disent agir.

Je suis descendant de maquisard.
Mon grand-père et deux de mes oncles y sont restés.

Je sais que cette bataille a été perdue quand reclus, les maquisards ont commencé à assassiner leurs frères qu'ils soupçonnaient de collaboration ou de participation aux activités des colons. C'était une stratégie somme toute compréhensible.

Incapables de tenir frontalement contre les colons mieux armés et souvent cernés, il ne leur restait que la terreur.

Mais cette terreur leur était « concédée » tant qu'elle s'exerçait contre d'autres combattants. Une fois qu’elles s’abattaient sur les civils, elle perdait en légitimité et en force.

Ce qui devait arriver arrivait fatalement.

Fendre des têtes d'enfants à l'école, assassiner des fidèles dans une église, c'est enterrer son propre combat.

Et soutenir cela c'est être pour les auteurs, pires que leurs adversaires. C'est vraiment vouloir leur fin. Car personne ni aucune organisation sur cette terre ne peut voler au secours de tels combattants inconséquents ;

- la crise anglophone est la conséquence de l'arrogance, de la condescendance, de l'inconséquence, du mépris des gens qui gouvernent sans prendre la mesure du pouvoir qu'ils exercent.

La dévolution du pouvoir déterminera toujours la qualité de la gouvernance. Le jour où on aura plus de ministres qui ont affronté l'élection de conseiller municipal, on aura plus de gouvernants qui sauront d'où vient effectivement le pouvoir. Ils exercent un pouvoir qui leur est donné par quelqu'un qui seul connaît les élections.

Il se souvient au moins de celle de 1992...sauf que depuis, il s'est entouré de ses « créatures » ouvriers de la fraude.

Du coup, il peut se foutre des résolutions de son Grand Dialogue National, il peut prendre de haut le débat sur la forme de l'État, celui sur le code électoral sans rien redouter.

Il sait pouvoir compter sur une population qui a l'addiction des polémiques jetables, les buzz. Il sait que ce peuple est sous programmation.

Ce peuple est programmé pour le doute, l'attentisme, le découragement voire la passivité ;

- Levons-nous et prenons nos responsabilités. C'est tout !