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Opinions of Monday, 25 November 2019

Journaliste: Guy Lembita Pondi

Coups bas et liaisons douteuses: le RDPC 'brûle' à Bondjock [Révélations]

Au sein du RDPC le partie à l’emblème de la flamme, le feu brûle dans plusieurs départements pour la sélection des candidatures qui devait être issues du consensus. En date du 15 novembre 2019, la circulaire du président national du partie RDPC relative aux investitures des candidats de la formation aux élections législatives du 09 février 2020, instruit que « «La promotion de nouvelles figures passe par l’injection du sang neuf dans les listes, chaque fois qu’il est possible, notamment dans les cas mettant en concurrence des camarades bénéficiant de la retraite parlementaire.» Pourtant sur le terrain, le constat d’un chaos est flagrant au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais.

Une constance se dégage, le rassemblement des troupes pour la bataille des municipales est très loin d’être démocratique. On peut clairement parler de clientélisme, de guerre de tranchées avec le braquage des investitures par la horde de francs-maçons et des homosexuels, révélée et dénoncée par le cadre du parti Messanga Nyamding. Le cas de la section RDPC Nyong et Kéllé centre pour l’investiture dans la commune de Bondjock donne une photographie frappante de la déchirure entre d’une part la jeunesse du parti et les caciques de la vielle garde qui cherchent à se repositionner.

Le Président de la section et maire sortant a un bilan très fortement contrasté, avec des soupçons de malversation d’un fond de 80 millions destinés à la réalisation d’une route communale pour le village de Hondol. Ce dernier sieur Ton Manguelle inquiet du poids politique et l’aura saine dont jouit la famille du Secrétaire Général de la section départementale Alain Florent Mbong et avec l’appui de certain autres élites qui encadre les activités du parti pour le compte des élections ; à rayé le nom de ce jeune conseiller municipale qui figurait en 3e position sur la liste du RDPC. Le maire sortant a positionné en lieu et place, deux noms dont le niveau scolaire ne dépasserait par le CEPE. Il a même et poussé le vice en les choisissant dans la localité d’origine du conseiller municipale écarté, sans aucune consultation dudit conseiller et dans l’opacité totale. Est-ce pour empêcher que des remous sur la gestion des 80 millions de la route de cette localité, s’interrogent les militants dès la révélation du coup ?

Le complot qui était censée restée confidentiel conduit es supputations des militants allant jusqu'à évoquer une alliance sécrète pour l’après Biya entre le maire et d’autres élites, qui veulent survivre en nouant avec le parti de Cabral Libii. La débâcle annoncée du RDPC dans cet enclave qui fait figure d’exception dans le Nyong et kéllé comme quasi unique municipalité aux mains du parti comparé aux autres détenues par l’UPC. Le président de la commission départemental Bell Luc Réné, les élites comme le DGA de Camrail restent muets dès qu’on essaye de leur poser la question.

Pour rappel le maire actuel, doit son élection en 2007 au soutien explicite d’une figure majeure et stratège de la politique au Cameroun, unanimement reconnue comme nationaliste et progressiste feu Mbong Bayem Silas disparu le 6 décembre 2007. Il avait tenu à voter malgré sa santé déclinante pour ramener la jeune municipalité dans le giron du RDPC avant de s’envoler pou une hospitalisation dont il ne se relèvera pas. Ce nom ne dira pas grand-chose à ceux qui ne connaissent pas l’histoire du mouvement nationaliste Camerounais dans les luttes pour l’indépendance et la réunification de la nation. Il est pour la petite histoire le père d’Alain Florent Mbong rayé sournoisement de la liste RDPC par une véritable mafia après avoir accepter son dossier. Il semble pour elle que ce soit la seule façon de l’empêcher de les concurrencer en cas de victoire du parti pour le poste de Maire. Mbong Bayem Silas est de ceux avec Kemajou Daniel de ceux qui avaient contribué au renversement du gouvernement Mbida notamment à la suite des menacé de rayer la Sanaga Maritime ( incluant avant les indépendances, l’actuel Sanaga Maritime et le Nyong et Kéllé) et par la suite avait dit non aux pleins pouvoir à Ahmadou Ahidjo.Sur instruction du héro national Ruben Um Nyobe, il prend part au scrutin partiel du 23 décembre 1956 qui a constitué un tournant décisif dans l’histoire du Cameroun. C’est à la faveur de celui-ci qu’est né l’Etat du Cameroun. Il est aussi celui qui a échappé de justesse à deux exécutions sommaires par l’armée française alors qu’il était détenu à Edea puis à Yaoundé par les autorités coloniales françaises. Celles-ci l’avait identifié comme maillon essentiel parmi les fidèles de Um Nyobe, surtout après avoir dit à Roland Pré qui menaçait de l’abattre que tôt ou tard un Camerounais sera assis à la place du Haut Commissaire et le drapeau du Cameroun flottera sur le toit de ce palais. Passées les indépendances et pour limiter le massacre total des militants nationalistes de l’UPC, il accepte sous escorte militaire sur ordre du Président Ahidjo de devenir secrétaire adjoint à l’organisation du parti unique.

Avec l’avènement du RDPC, il va être porté régulièrement par les militants de bases, à la tête de la section dès que les élections pour ce poste seront lancées dans ce parti. Progressiste, ce fin stratège de la politique adepte de la rigueur est de ceux qui plaident vivement pour l’ouverture au multipartisme. En 1997 il informe le Président national du RDPC qu’il ne souhaite plus être candidat pour un poste de responsabilité politique au sein du parti, invoquant sa volonté de laisser la place à une nouvelle génération de cadres politique qu’il a coaché. Il lance un appel vibrant au Président de la République à frapper avec la plus grande vigueur ceux qui pillent la fortune publique et entrave le développement des populations.

Notre source au sein de la commission départementale laisse entendre que c’est cet héritage politique qui donnerait des sueurs froides au maire sortant de Bondjock et à une certain l’élite corrompue, qui se démènent pour que le nom et l’aura de Mbong Bayem Silas à travers l’un de ses fils ne viennent plus mettre en lumière les lacunes d’une clique maçonnique. Il reste 24h pour la clôture des dépôts des listes, et pour l’instant le RDPC est bien mal parti dans la commune de Bondjock en positionnant des candidats vomis par les populations.

Au niveau régional, les recours vont pleuvoir, casse tête pour tenter de régler les tensions et espérer une limitation des tripatouillages de cadres du parti qui inévitablement vont profiter aux adversaires du Rdpc ?