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Opinions of Monday, 14 September 2020

Journaliste: Joseph Essama

Commission de discipline du RDPC: les mensonges de Charles Atangana Manda

Alors qu’il avait fait savoir à toute la République qu’il comparaissait au Conseil de discipline du Rdpc en qualité de témoin, ce communicant du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais s’est vu infligé un blâme par la Commission Musonge.

Isidore Charles Atangana Manda a donc manipulé « toute la République » ? C’est en tout cas que ce que laissent voir les décisions de la Commission de discipline du Rdpc qui a siégé au Comité central de cette formation politique, du 24 au 31 août dernier ». Sur la liste des 78 militants reconnus coupables, l’on peut lire le nom de Charles Atangana Manda, président de la commission communale du Rdpc de Ngoumou. Pourtant au moment où la liste des militants convoqués par la Commission Musonge avait été publiée, le conseiller municipal de la commune de Ngoumou et par ailleurs militant engagé aux côtés de Paul Biya avait laissé croire à toute la République qu’il comparaissait en tant que témoin. Surprise, lors de la publication des décisions, ce dernier écope d’un blâme. Une sanction qui, même si elle n’est pas proportionnelle à ses écarts de conduite comme l’affirment plusieurs de ses camarades politiques, vient porter un coup à la carrière politique de celui qui se présentait aux yeux de la République comme un militant exemplaires.

Griefs

C’est finalement la Commission Mafany Musonge qui vient dévoiler le vrai visage du militant indiscipliné Charles Atangana Manda. Selon les confidences de certaines sources au Comité central du Rdpc, l’actuel directeur de l’Observatoire National des Médias est accusé d’avoir violé les modalités de l’élection du maire et de ses adjoints édictées par le Rdpc. L’on l’accuse d’avoir d’avoir obligé le préfet de la Mefou et Akono de reprendre l’élection du maire, alors que celle-ci avait déjà eu lieu la veille et donnait Jean Baptiste Atemengue vainqueur avec 13 voix contre 12. Sentant que sa liste conduite par Me Rose Céline Mbarga était en train de perdre, Charles Atangana Manda aurait engagé nuitamment les tractations « à coup de sabotage, de délation et de tentative de corruption », afin de barrer la voix à celui que la majorité des conseillers municipaux avaient déjà élu, forçant le préfet à reprendre l’élection. Malheureusement pour lui, sa liste a de nouveau été battue.

Et s’il était nommé ministre ?

Batu dans les urnes, Charles Atangana Manda entend prendre sa revanche, s’il est un jour nommé ministre. Dans un Voice dont nous avons tenu copie, l’on peut l’entendre évoquer ses ancêtres de frapper tous ceux qui écornent son image politique. Ses ennemis jurés, Jean Baptiste Atemengue, l’actuel maire de la Commune de Ngoumou et Tatiana Biloa, présidente de section Rdpc de Ngoumou. Il accuse Jean Baptiste Atemengue d’avoir tout détruit et de mettre le feu dans la commune de Ngoumou. Il demande d’ailleurs à son interlocuteur, un certain Vincent de condamner l’actuel maire de la commune de Ngoumou et de rompre ses fréquentations avec lui. Après un moment, sa voix change et Charles Atangana Manda avoue « j’ai trop pardonné, mais là je ne peux plus. Tu comprendras que je ne suis plus le même. J’ai vraiment été atteint. J’ai tout effacé de mon esprit et là je ne suis plus le même homme.

Quel que soit les liens que vous pouvez avoir, il faut que tu dises à ce garçon (il respire fort, puis reprend en langue). Si le Dieu de nos pères dit ce que nous attendons(le poste de ministre), il va regretter de s’être attaqué aux abeilles. Ils avaient déjà tout eu la section et la mairie, pourquoi redeviennent-ils revanchard et haineux ? Pourquoi vouloir m’humilier à ce point ? Non non ! Depuis près de 5 ans, ces gens m’ont persécuté depuis qu’ils sont arrivés en politique à Ngoumou, telle que j’appelle la puissance du Dieu de mes ancêtres, le Dieu de mes pères, mon Dieu pour qu’il agisse. Ils m’ont déjà trop humilié. Il faut laver l’honneur de ton grand frère », conclut-il.

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