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Opinions of Tuesday, 26 January 2021

Auteur: Moan Nnam

Chefferie traditionnelle servile et collaboration incestueuse avec le pouvoir politique

L'actualité de l'heure sur les chefferies traditionnelles, remet au goût du jour mes sorties antécédentes sur le cas. Notamment sur la politisation de nos pouvoirs traditionnels.

Le 19 janvier 2021 le préfet des hauts plateaux Yampen Ousmanou servait une mise en garde à sa majesté jean Rameau Sokoudjou, le roi des Bamendjou. Au sujet de ses sorties médiatiques virevoltantes, voir et intempestives. Deuxième lettre d'ailleurs destinée à cette autorité traditionnelle hostile au pouvoir en place. Le 20 janvier 2021, le ministre de l'administration territoriale Paul Atanga Nji, reviendra à charge, avec un rappel à l'ordre servi aux autorités traditionnelles de la région de l'ouest. Réaction du berger à la bergère, le Laakam, société secrète Bamileke. Sur la défensive, elle va servir les menaces publiques au préfet et au gouvernement contre ce qu'ils appellent « toute tentative de musèlement du pouvoir traditionnel».
Rappelons nous il y a deux ans, exactement le 06 décembre 2019 le chef du village Nkolba'a chez les Mvog Tsoung Mballa Sa majesté Biloa Effa. Par ailleurs conseiller spécial MRC était destitué par le Minat. Sans mise en garde préalable.

Ces deux histoires se ressemblent. La première a donné lieu à une série de condamnation et d'indignation et même de traitement préférentiel pour ce qui concerne l'administration. Mais pour la seconde, c'était tout à fait normal. La destitution.

Le Roi Rameau Sokoudjou est devenu politique, tout comme S. M Biloa Effa. Par conséquent, ils ont perdus leurs attributs traditionnels. Car en politique on parle, encore et encore. Pourtant le chef est quelqu'un d'enigmatique. Il doit parler quand c'est nécessaire. Autre chose, faire la politique c'est choisir un parti. Or, le chef doit rester impartial pour garder son autorité sur ses sujets. En clair, il ne doit pas avoir un parti pris.

Les régionales sont venus tuer nos chefferies traditionnelles. Et même diviser la famille des autorités traditionnelles.

En conclusion, la situation des hauts plateaux ne doit pas être gérée de la sorte. Opposer une résistance au pouvoir étatique. Procurer les menaces à l'autorité. Nous devons revenir à la table de débat. L'arbre palabres. Parce que nous n'avons aucun intérêt à frageliser les représentants de l'État. Ni à réduire au silence le pouvoir traditionnel. Il faut trouver le juste milieu. Et que chacun reprenne sa place. C'est là la solution. Pas l'indignation sélective que nous observons chez nos frères de l'ouest.
Avec la décentralisation, la chefferie traditionnelle s'avère être une cheville ouvrière du développement local.

Luttons pour la préservation de nos chefferies, notre héritage anthropologique. Laissons les débats de tribus et de personnes. Faisons honneur à nos ancêtres, cela est nécessaire pour une nation forte et prospère

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