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Opinions of Tuesday, 22 September 2020

Journaliste: Sismondi Bidjocka

'Cette journée ordinaire peut se muer en une page que personne n'aura vu venir'

Depuis ce matin, je lève les yeux au ciel toutes les cinq minutes, au cas où il nous tomberais dessus. en tout cas, je reste vigilent; on nous a annoncé ce jour mardi 22 sept 2020 comme la date de la fin du monde; alors pourquoi ne pas se méfier de la voûte céleste qui peux s'écrouler sous la colère de Dieu et nous emporter tous.!

La course au pouvoir, je veux dire la vraie course au pouvoir ne s'embarrasse pas d'éthique ou de morale. s'il faut verser du sang, certains le font d'abord; on discute plus tard. comme disais l'artiste, il y a du sang sur la route qui mène à la tour du pouvoir. Que va t-il se passer aujourd'hui sur le triangle national après toute cette animation, ces appels et contre-appels ? pour les initiateurs en tout cas, il faut qu'il se passe quelque chose sous peine de perdre la face. N'oublions pas que nous avons à faire à une association tribale peuplée d'un gang d'extrémistes fondamentalistes, animé par la rage et la haine vis à vis d'un homme.

En face, le système n'a plus trop l'intention de faire des cadeaux, il y va de sa survie. une fois de plus pour cela aussi, on est prêt à tout.
S'il y a une chose de perceptible , il faut le reconnaître, ils ont réussi à faire peur à une partie de la population qui n'aspire qu'à la paix et la tranquillité.
Face à cette détermination affichée, le gouvernement de la république a mis en place sur l'ensemble du territoire, des politiques d’anticipation, une sorte poétique politique de l’histoire qui affirme la survivance du projet moderne de la défense des peuples.

Face à certaine initiative politiques, on sait toujours comment ça commence, mais personne ne garantie comment tout cela se termine. Cette journée ordinaire qui avance imperturbablement peut se muer en une page que personne n'aura vu venir.

On a affaire à une vague bien qu’elles peinent à croire à des lendemains radieux, refusent de consentir à la défaite. Or, cette résistance historicise et politise la fin, en lui assignant un avenir qui, aussi incertain soit-il, redonne une actualité aux espérances du passé. En donnant un souffle nouveau à leur imaginaire historique qu'ils annonce révolutionnaire, mais drapé dans les réverbérations évanescentes d'un tribalisme dangereux pour ce que nous avons de plus cher, la république.

La mobilisation annoncée de ce matin avec pour objet chasser un président élu par le peuple camerounais ne saurait être autorisée , ne serait-ce qu'à commencer; aucune force ne peut anéantir le choix d'un peuple déterminé dans sa diversité démocratie. Aller à l'encontre du choix du peuple c'est persévérer dans l'immensité de ce que le sociologue Danny Trom appelle la démesure de l'erreur politique. l'erreur étant de croire que le Cameroun se résume à un village, une ethnie, une tribu, même si on s'efforce d'y apporter le saupoudrage nécessaire. la vitrine idéologique est connue, le calcul anticipé, et l'objectif surprotégé.

De manière évidente, la multiplication des manifestations est, pour tous, le parangon de la déconstruction des ambitions d'un peuple qui n'aspire qu'à consolider ses acquis et avancer, loin des rêveries 'pouvoiriste' d'un individu arriéré , égoïste, animé par les ravages d'une haine tribale féroce qui désormais oriente par ricochet le canon de son propre fusil entre ses deux yeux.
il reste une chose, presser la détente.

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