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Opinions of Wednesday, 27 November 2019

Journaliste: Ben BATANA

Ces rêves que Maurice Kamto a brisés

Et pour cause, le MRC n’ira pas aux municipales et législatives 2020. Sous le vrai-faux-fallacieux prétexte d’un code électoral taillé sur mesure pour le RDPC, parti au pouvoir et la crise dans le NOSO. La nouvelle a provoqué l’ire populaire autant que des rêves sont brisés.

Et la classe politique s’est enflammée. La société civile est entrée dans la danse face à une décision qui est venue contre l’ordre des choses. Richard Makon, specialiste en droit international d’investissements est entre respects et regrets « Si le but de cette décision était de tester son importance et évaluer son emprise dans l’espace politique national, on peut affirmer sans conteste possible aussi qu’il s’agit d’un coup de maitre. Ce boycott fera parler plus que les résultats à venir » Seulement, ce boycott interroge sur la stratégie du parti qui s’est imposé comme un acteur politique majeur dans un contexte de préparation de l’alternance au sommet de l’Etat.

Ce qui fait dire à Mathias Owona Nguini, politologue que « le boycott vise à endormir le régime, son chef et les forces sociales qui le soutiennent » Et le prof est amer, contre un parti qui réclame un code électoral transparent et une solution dans la crise dans le NOSO. Il y voit un prétexte d’une connivence pour « lancer de nouvelles mobilisations insurrectionnelles usant de la revendication d’un code électoral comme alibi. Et opérant de connivence avec les hooligans ambazoniens qui durciraient leurs actions guerrières et terroristes » Une occasion de « bloquer le renouvèlement des institutions représentatives, nationales et internationales ».

Pour sa part, le parti politique CPP se réjoui de cette position du Mrc et estime qu’une mauvaise élection ne peut résoudre un vrai problème. Pour Franck Essi, son secrétaire général, « La résolution des crises profondes que traverse le Cameroun passe avant tous nos intérêts personnels et partisans ».

La résolution du Mrc vient rejoindre celle du Pcc qui estime que « Ce serait se faire des complices des sécessionnistes que de faire la partition du pays à travers des élections qui se passeront dans tout le pays sauf dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest » Sur ce coup, le « MRC a totalement raison » indique le Social Domocratic Front. Pour le délégué de la région du centre du parti de Ni John Fru Ndi, la décision du MRC peut faire boule de neige « Je ne suis pas sur que nous participeront » à cette élection ou l’administration de BIYA fait tout pour bloquer tout le monde.

Le quotidien Le Messager est revenu sur le sujet par un titre for évocateur « Le rêve brisé des candidats » En octobre dernier, Maurice Kamto appelait tous ses militants à « aller aux élections pour espérer gagner le maximum de places possibles dans les mairies et l’assemblée nationale afin de changer la modèle de gouvernance actuel » Et puis, après cette déclaration, on ne peut pas comprendre que Maurice Kamto revienne sur ses mots.

Que ce soit « Me Michel Ndoki qui était candidate à la députation à Douala 1er, Olivier Bibou Nissack qui se préparait pour les municipales dans les Bamboutos, Tiriane Noah qui visait la mairie de Bafoussam ou alors célestin Djamen qui lorgnait le poste de conseiller municipal à Douala 5 et mémé que Albert Dzongang » Ils ont tous été surpris qu’ils n’iront pas aux élections le 9 Février 2020. Que de rêves brisés !