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Opinions of Saturday, 7 August 2021

Auteur: Fotsing Nzodjou

Ces pauvres chinois qui deviennent millionnaires au Cameroun

Ces pauvres chinois qui deviennent millionnaires au Cameroun Ces pauvres chinois qui deviennent millionnaires au Cameroun

Le militant du MRC Fotsing Nzodjou analyse dans cette tribune, l’arrivée massive des asiatiques au Cameroun. Selon ce jeune entrepreneur, ces hommes et femmes qui fuient la pauvreté dans leur pays respectifs vont devenir extrêmement riches au bout de quelques mois au Cameroun. Pendant ce temps, les compatriotes, se contenteront de prier à l’église tout en se limitant aux sales boulots.

CamerounWeb vous propose l’intégralité de la tribune de Fotsing Nzodjou

Je suis à l'aéroport, les Chinois et autres asiatiques ne font qu'arriver.
Tellement ils sont nombreux on dirait qu'il y'a une guerre chez eux. Le rôle des noirs est de porter leurs sacs, et dans leurs yeux on peut lire directement un mépris. Sûrement on leur a dit que '' les nègres sont des singes, vous êtes leurs rois ''.

Ce qui est sûr c'est que tous fuient la pauvreté chez eux pour venir ici. Ici la terre promise, le continent ou tout le monde s'en sort sauf les africains.
D'ici deux ans, ils partiront avec plusieurs milliards de nos francs, ils auront avec notre or, bois, pièces de monnaie... Et nous serons à l'église entrain de louer Yawé, les plus fous seront au bar et le reste dans d'autres folies.
Dès demain, ces asiatiques iront acheter les terres à nos parents au village, puis vont y cultiver la tomate et nos parents pourront acheter avec l'argent des terres vendues. '' qu'elle malchance ''

Les boutiques d'Akwa et autres grands magasins leur appartiennent, nous les noirs notre rôle là-bas est de servir, être Virgile ou porter les cartons de marchandises sur nos têtes comme les taureaux. Voila des moutons affamés dans leur propre pâturage.

Dans tous les cas, moi je suis fatigué de parler à ce peuple.
Devant l aéroport se trouve une foule, sûrement chacun attend un proche venu de l'eldorado, devant moi les familles chantent, dansent, crient de joie dans l'espoir de le Binguiste a la valise pleine de blé, c'est notre fort. Manger ce que les autres ont travaillé, sans questionner leur situation, sans demander si ça va.

Moi je veux acheter un billet d'avion, et les jeunes filles coûtent derrière moi pour prospecter. Je ne sais pas combien elles gagnent, mais une chose est sûre, elles ''travaillent à l'aéroport''

Ces asiatiques vont bientôt tout prendre, boutique, commerce...
Nous jeunes devons prendre conscience, quitter les batailles vides du tribalisme, et nous mettre au travail.
Que dirons-nous à notre descendance ?