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Opinions of Tuesday, 6 July 2021

Auteur: Ndjama Benjamin

CamusGate - Franc-maçonnerie: grande enquête sur un réseau de la haute société camerounaise

L’enjeu ésotérique renvoie à la quête de la longévité L’enjeu ésotérique renvoie à la quête de la longévité

Le scandale de la vidéo à caractère pornographique tournée dans les bureaux du journaliste Martin Camus Mimb continue de faire couler d'encre et de salive. Les langues se délient et révèlent l'existence de réseaux de pratiques immorales dans la société camerounaise. C'est le cas de Ndjama Benjamin qui a fait une grande enquête sur lien étroit qui existe entre le CamusGate et les pratiques maçonniques qui sont devenues ordinaires au Cameroun.

La rédaction de CamerounWeb vous propose l'intégralité de cette enquête

Existe-t-il un réseau derrière le feuilleton qui associe le journaliste Martin Camus Mimb et monsieur Wilfried Eteki à la diffusion d’une sextape montrant une jeune fille dans des positions inappropriées ? Voici l’une des grandes interrogations qui occupent l’esprit des investigateurs depuis le début du scandale. Qu’est-ce qu’un réseau ?

L’analyse des réseaux fascina beaucoup de son vivant le génie de la littérature Française Honoré de Balzac. Ses romans sont peuplés de sociétés secrètes vivant dans des endroits clos, dissimulés à la vue de tous pour garantir la protection du secret et l’invisibilité des membres. Certaines de ces associations occultes ne sont pas même localisables, n’ont même pas d’endroit à proprement parler, de lieu où se retirer, s’établir. Nous sommes là en pleine désorientation topologique. Et pourtant ce sont les véritables maîtres de ce monde. Ceux qui sont au-devant de la scène ne sont que des marionnettes. C’est ce qui pousse honoré de Balzac à écrire : << Il y a deux histoires : L’histoire officielle, mensongère qui nous est enseignée, l’histoire ad usum delphini, et l’histoire où se trouvent les causes véritables des évènements, une histoire honteuse>> (les illusions perdues, 1843). Quelqu’un d’autre à la même époque écrivait : << Le monde est gouverné par des personnages qui sont très différents de ce que s’imaginent ceux qui ne sont pas dans les coulisses>> (Benjamin Disraeli,Coningby or the new generation , 1844). A l’époque où écrivent Balzac et Disraeli, les écrivains réfléchissent beaucoup sur le pouvoir des réseaux. On définit alors le réseau comme : << un ensemble de personnes, en liaison entre elles, directement ou indirectement, notamment sous la forme d’une organisation clandestine>>. Cette manière de définir le réseau, très en vogue à cette époque, annonçait le conspirationnisme moderne. S’il faut prendre le mot réseau dans son sens conspirationniste, On dira par conséquent qu’un réseau est un ensemble de personnes interconnectées, agissant de manière souterraine…. La bourgeoisie est de toutes les classes sociales celle qui fonctionne beaucoup en réseaux discrets, soit parce qu’ils veulent exercer de l’influence, soit parce qu’ils veulent cacher des pratiques équivoques. Il arrive que plusieurs micro-réseaux appartenant au monde des élites, soient interconnectés en meta-reseau. Que la société soit entièrement structurée en méta-réseau ne fait plus aucun doute, pas plus que l'utilisation de celui-ci à des fins perverses. Cette structure en réseau est en effet utilisée pour organiser la surveillance, le contrôle et la manipulation à tous les niveaux, d'une façon globale et jusque dans les moindres recoins. Parlant des réseaux, la Franc-maçonnerie, est le plus grand réseau d’influence du monde et même de toute l’histoire de l’humanité. Elle compte des millions de membres sur toute la planète. Ses membres sont présents dans toutes les organisations influentes, toutes celles liées au pouvoir comme au "contre-pouvoir". Les franc-maçons sont nombreux chez les hauts gradés de la police et de l’armée, dans les milieux du renseignement, des médias, de la justice, dans les grandes et petites entreprises.… La franc-maçonnerie constitue ainsi une organisation matricielle qui quadrille toute la société en méta-réseau aux ramifications multiples. Elle possède partout des pions qu'elle déplace au gré de ses jeux d'influence. L’autorité de ce réseau est construite sur une organisation pyramidale. IL y a des francs-maçons dans toutes les couches de la société. Certains sont influents, d'autres sont de « petites mains » ; ils sont utilisés pour toutes sortes de missions occultes et de jeux d'influence à différents niveaux. Les petits profils sont utilisés comme petits pions de première ligne sur l'échiquier stratégique.

On nous demandera mais pourquoi toute cette balade vers la maçonnerie ? C’est parce qu’il existe une affinité bien que subtile entre les amours à plusieurs et l’univers des loges. Ces deux univers exigent de ceux qui y participent, la plus grande discrétion. Qu’il y ait eu dans l’histoire de l’occident des connections entre ces deux univers n’est pas un accident. Dans un ouvrage publié en 1989 , The occult conspiracy, Secret societies, Their Influence and Power in World History (La conspiration occulte, les sociétés secrètes, leur influence et leur pouvoir dans l’histoire du monde), l’écrivain anglais Michael Howard relate le passé de Benjamin Franklin , une des personnes les plus influentes de la révolution américaine , père de la constitution américaine, ce personnage dont l’image se trouve sur la billet de cent dollars et qui dit-on est devenu franc-macon en 1731. Lors d’un séjour à Londres où il travaillait comme <> pour le renseignement britannique, il avait fréquenté la loge maçonnique Hell Fire Club. Comme cette loge était située dans les souterrains d’un bâtiment ayant l’apparence d’une église anglicane, ses membres devaient descendre à plusieurs dizaines de mètres sous terre, dans des tunnels et des cavernes, où ils se livraient à des parties échangistes avec des belles femmes, jeunes de préférence.

Le Malickagate : Un rappel du feuilleton

Venons-en au Malickagate après cette clarification sur ce qu’il faut entendre par réseau. Le feuilleton regroupe 3 acteurs : Wilfried Eteki, fils de René Eteki et de Marie Louise Eteki, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2011. Wilfried appartient à la notabilité Sawa. Il est le patron du restaurant le comptoir colonial situé à la base navale de Douala. Restaurant très couru par la bonne société. Wilfried est l’ami de Martin Camus Mimb, un autre acteur du feuilleton. Martin camus est un célèbre journaliste sportif, connu par ailleurs comme un grand ami de Samuel Eto’o Fils et de X Maleya, du Directeur général de la CRTV Charles Ndongo… C’est l’ami des célébrités et des hommes influents….Il a écrit un livre. Le jour de la dédicace on voyait dans la salle plusieurs Ministres et Directeurs généraux de société.

Martin Camus n’est pas en tant que tel un homme du pouvoir, mais un homme de pouvoir…Martin est aussi connu du grand public pour son infirmité physique. Ce détail est-il important ? Peut-être. Du moins tant que cette précision n’est pas malveillante. Le troisième personnage du feuilleton s’appelle Malicka Bayemi. Nous ne savons pas encore grand-chose d’elle. On n’a beaucoup menti sur son âge. Lorsqu’on voulait faire de Wilfried et de Martin des adultes coupables de détournement de mineur voire même de pédophilie, on baissait son âge. Une pratique à laquelle se sont beaucoup livrés les membres de la brigade anti-sardinard, mouvement dissident, hostile au régime Biya et à toute personne soupçonnée d’être proche de ce régime.

Ce que nous savons de Malicka c’est qu’elle est une jeune fille très intelligente. Elle aurait eu le baccalauréat à l’âge de 16 ans. Elle s’exprime très bien français et connait manier le logos de la vie amoureuse. Parlant à l’un des protagonistes du scandale, elle disait : <>. On a l’impression t’écouter une fille qui a lu l’éducation sentimentale de Flaubert, les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, ces chefs d’œuvre de la dissertation amoureuse. Une bloggeuse très célèbre, connue sous le pseudonyme, la veuve joyeuse, a cru voir une maladresse dans la promesse faite à un homme de l’amener en enfer. Elle aurait voulu qu’elle lui promette le Paradis. Malicka n’a commis aucune faute en utilisant l’enfer comme symbole, pour parler du sexe, car en réalité on va au paradis lorsqu’on a cessé de commettre le péché. En promettant l’enfer à un homme, elle voulait lui dire, je te maintiens ici-bas, pour qu’on commette le péché tous les jours. Malicka maîtrise parfaitement le symbolisme de la parole amoureuse.

Nous savons aussi que Malicka est une fille très jolie et apparemment douée au jeu des adultes. Avec ses tatouages au corps et son piercing à la langue, elle semble incarner ce que l’historien camerounais Achille Mbembe appelle, l’afropolitanisme, entendant par-là cette esthétique de la vie portée cette jeunesse africaine qui a fait le deuil du nativisme. Si on voulait sortir d’une lecture afro-centrée on dirait dans une perspective d’analyse plus large que Malicka appartient à la jeunesse mondiale, celle que nous voyons déambuler dans les rue de Mexico, de San Francisco , de Sydney en Australie.

Wilfried et Malicka se connaissent depuis des années. Wilfried Eteki avait disparu de sa vie et est réapparu il n’y a pas longtemps. Wilfried appelle la jeune fille un jour du mois de juin et lui demande de l’accompagner chez un ami journaliste qui vient d’écrire un livre. Cet ami c’est Martin Camus. La jeune fille découvre cet ami qu’elle ne connaissait ni d’Adam, ni d’Eve. Le temps de la conversation permet de se familiariser avec le journaliste. Ils sont 3 dans le bureau de Martin Camus. La rencontre va virer au Partouze dans une ambiance imbibée de Jack Daniels. L’orgie sera filmée. La fille apparait dans une vidéo où elle se livre à une fellation. Seul son visage apparaît. Les deux hommes se gardent bien de ne pas se filmer les visages pendant la scène érotique. Les images vont se retrouver sur la toile. Elles seront partagées à grande échelle et vues par plusieurs millions d’individus au Cameroun et à travers le monde. L’affaire qui fait grand bruit à cause notamment de la personnalité de Martin Camus, deviendra au Cameroun, un véritable scandale de mœurs et une affaire politique. Son retentissement dépasse très vite les frontières du pays. Les médias internationaux en parlent : RFI, le courrier international, le journal le Temps en Suisse. C’est sur Martin que va se focaliser toute la polémique. On parle très peu de Wilfried Eteki. Les images publiées ne laissent planer aucun doute sur le lieu de la scène. Tout porte à croire qu’elle se passe au bureau de Martin Camus. Ce qu’il ne va pas nier. Par contre il cherchera aux premières heures du scandale à se disculper en prétendant que la scène s’était produite en son absence par des personnes qui cherchaient à le salir. Il prétend en outre qu’il ne les connaissait pas. L’explication ne convainc pas grande monde. Acculé par l’opinion publique, les protestations des féministes qui viennent manifester devant les locaux de sa radio, le célèbre journaliste est obligé d’organiser une conférence de presse dans laquelle il va demander pardon à Malicka , à sa famille et à Dieu.. Accompagné de sa femme, il verse les larmes.

Un pardon qui divise toujours l’opinion entre ceux qui l’acceptent et ceux qui ne l’acceptent pas. Ceux qui refusent le pardon le critique dans son contenu. Ils parlent d’une confession plate. Martin demande pardon mais ne dit pas ce qui s’est réellement passé. Il dise aussi que le pardon n’arrête pas l’action judiciaire. Il faut relever par ailleurs que la confession de martin a été précédée par quelques fautes de communication comme cette vidéo publiée sur la toile le montrant dans sa voiture entrain de chanter un morceau de Mathematik. Était-ce vraiment le moment d’afficher son bonheur ? Non ! Il était maladroit d’afficher son bonheur après ce qui était arrivé à Malicka. Non ! Il était maladroit d’afficher son bonheur au moment où la jeune fille était sous le choc et proche du suicide.

Le traitement journalistique de cette affaire fera l’objet d’une vive polémique. Une partie de la presse et la classe politique sera accusée d’indignation sélective. Car ceux qui frappent violemment sur Martin Camus, manifestent devant les locaux de sa radio, envoient des mails à ses sponsors pour leur demander de suspendre toute collaboration, manifestent à la FNAC pour inviter la grande libraire à interrompre la vente de son livre, ont eu sur une autre affaire de pornographie qui avait lieu au même moment et concernait le journaliste Paul Tchouta, une stratégie d’omerta. Silence ! On n’en parle pas. Si vous allez sur Youtube et vous écrivez le nom martin Camus Mimb, vous verrez défiler des images de Sextape, des images qui renvoient au scandale sexuel. Si vous allez sur le même moteur de recherche et vous écrivez le nom Paul Tchouta, vous ne verrez aucune vidéo liée à la sexualité.

La vidéo concernant l’exposition publique de sa sexualité a vraisemblablement rencontré des blocages qui l’on empêché de prospérer. Elle a fait l’objet de rétention, de dissimulation, lorsqu’elle n’a pas tout simplement été détruite. Le ministre Momo sera la première personne à dénoncer ouvertement cette attitude de deux poids, deux mesures. Il sera suivi par d’autres personnalités comme Mathias Nguini Owona… Par quelle pirouette les amis politiques de Paul Tchouta expliquent cette colère à géométrie variable ? Jacky Mouaffo et JM Remy Ngono intervenant dans leurs communications respectives ont eu le même argument : Dans le cas Paul Tchouta on a affaire à un militant des droits de l’homme qui se fait arracher son portable par la police de la république. Elle y trouve des vidéos compromettantes et décide de les balancer sur la toile. Dans le cas de martin et Wilfried, on serait en présence de deux pervers qui ont fait l’amour avec une jeune fille après l’avoir drogué, et ont décidé volontairement de balancer les images sur la toile. C’est la version qui les arrange. Il n’est pas établi que Wilfried et Martin qui sont des chefs d’entreprise et des intellectuels, ont décidé volontairement de balancer ce genre d’images sur la toile en sachant très bien le scandale que cela peut produire et les effets collatéraux d’un tel scandale sur leurs entreprises et leur propre sécurité. Il est peu vraisemblablement que martin et wilfried aient volontairement livré ces images aux réseaux sociaux par pure perversité. L’explication la plus vraisemblable est celle d’une mauvaise manipulation de Whatsapp qui conduit des images compromettantes réservées à l’entre-soi vers de mauvaises mains. De mauvaises mains en mauvaises mains, elles sont arrivées sur internet.

La piste du réseau est-elle défendable ?

Aucune enquête de police n’a permis d’attester de l’existence d’un réseau. Aucun juge non plus. La thèse du réseau a été avancée par un certain nombre de commentateurs dont certains sont des universitaires, d’autres sont des journalistes et d’autres sont de simples bloggeurs. Parmi les figures les plus audibles, nous avons les journalistes d’investigations Boris Bertold, JM Remy Ngono. Paul Tchouta déclare lui aussi avoir des informations. Nous avons aussi l’universitaire Sosthène Fouda… Même le très respectable magazine Jeune Afrique a repris à son compte l’argument du réseau. Les auteurs qui aliment l’existence d’un réseau parlent d’un cercle fermé de la haute société où l’on trouverait des ministres, des parlementaires, des journalistes, des hauts cadres de l’administration, des hommes d’église. Ce réseau aurait une page Whatsapp connue sous l’appellation <>. Il serait interdit de quitter le réseau. On n’intègre pas ce réseau pas parce qu’on le veut. On en devient membre parce qu’on a été coopté. Les membres du réseau se partagent des images d’orgies, organisent des jeux d’alcôves avec des jeunes filles.

L’intérêt de ces gens pour les jeunes filles est lié à une double explication ésotérique et anthropologique. L’enjeu ésotérique renvoie à la quête de la longévité. Faire l’amour avec des jeunes filles permettrait parait-il de prendre une partie de leur énergie, expliquait Marc Thrillard, un écrivain français qui a vécu au Cameroun et a observé ce phénomène avec un grand intérêt. L’explication anthropologique est peut-être banale, puisque qu’elle renvoie tout simplement à ce qui nous distingue des femmes- Les femmes sont attirés par l’argent et le pouvoir, les hommes sont attirés par la jeunesse. Parlant de ce penchant bien masculin pour la jeunesse le penseur européen Arthur Schopenhauer écrivait dans un livre qui a pour titre : la Métaphysique de l’amour sexuel : << Le penchant amoureux se porte de préférence vers la santé, la force, la beauté, par conséquent vers la jeunesse>>.

Aucun journaliste ayant travaillé sur la piste qui conduit au réseau n’a révélé la source de son information. Et pourtant c’est une obligation journalistique de donner la source d’une information comme l’explique si bien Jean Jacques Cros, Directeur pédagogique à l’institut supérieur de formation en Journalisme. Il s’agit de donner tous les détails sur le ou les personnes à l’origine d’une déclaration et les circonstances qui accompagnent la révélation d’une information. Le lecteur doit pouvoir juger sur pièce de l’intérêt ou de la fiabilité d’une actualité. Toutefois, reconnait le professeur de journalisme, il peut être de l’intérêt de l’informateur qu’on ne révèle pas son identité. Dans ce cas les journalistes utilisent alors des subterfuges sous forme d’expressions hyperboliques qui préservent l’anonymat de la source, mais permettent de la situer. Il s’agit souvent des expressions du genre « de source sûr », « dans les milieux bien informés »… C’est justement ce qui s’est passé dans l’exploitation journalistique de la piste qui conduit au réseau.

¨Plusieurs considérations ont permis d’alimenter des suspicions de type conspirationniste conduisant à accréditer la thèse du réseau. Il s’agit notamment de l’incapacité de la justice à diligenter la procédure sur une affaire pourtant énorme. Un autre indice non moins intéressant c’est l’existence dans ce genre d’affaire, d’un play-boy qui occupe une position stratégique dans le monde des restaurants et des boites de nuit et pourrait à cet effet servir de rabatteur pour offrir des jeunes filles très jolies aux hommes de pouvoir. C’est vraisemblablement le rôle de Wilfried Eteki. Il se dit aussi que maître Dominique Fousse qui dirige le collectif des avocats de Malicka aurait reçu des menaces. Des appels téléphoniques accompagnés de menaces ne sont jamais rares dans les scandales qui touchent les réseaux.

On a retrouvé ces différentes considérations dans tous les scandales sexuels qui ont touché en France, en Angleterre et en Allemagne les réseaux d’élite. Soit les magistrats avaient peur de se saisir de l’affaire, soit on ouvrait des procédures judiciaires, mais tout cela débouchait très vite au piétinement de la justice. Les avocats des victimes étaient menacés. Il y avait dans plusieurs de ces affaires un play-boy qui occupait des positions stratégiques dans le monde du divertissement. Dans l’affaire dite du Carlton de Lille, il y avait René Kojfer, chargé des relations publiques des hôtels Carlton et les Tours, ainsi qu'organisateur de « parties fines » pendant lesquelles plusieurs notables de la région à Lille, Paris et Washington ont profité des services de belles filles. René Kojfer chargé de relations publiques au Carlton de Lille ; Wilfried Eteki propriétaire d’un restaurant couru par la bonne société. La deux sont positionnées là où circulent les belles filles.