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xxxxxxxxxxx of Saturday, 13 March 2021

Source: Camus Mimb

Camus Mimb s'en prend à ceux qui refusent aux gens de le pleurer Hamed Bakayoko

Ceux qui se posent des questions sur l'embrasement émotionnel dans le Continent qui a suivi l'annonce du décès de M. Ahmed Bakayoko, ont soit un problème de mémoire, soit ils viennent de naître.

Parce que à vrai dire, ce n'est pas le politicien qui a fait l'homme, c'est l'homme culturel qui a donné un contenu au politicien. La politique lui a pris, ce qu'il a conquis loin de ses arènes, pour s'humaniser et porter un masque socialement fréquentable. Parce que l'ancien étudiant de médecine, qui l'a abandonné pour le journalisme, était d'abord et avant tout, un "gars du dehors ", comme on le dit vulgairement au Cameroun.

Il connaissait à la perfection le monde de la nuit et ses excentricités, le monde de la culture et ses paillettes, le monde des médias et sa puissance. Il avait donc réussi, à se familiariser et développer des rapports intimistes, avec ce que la politique recherche très souvent, et qu'elle n'obtient pas facilement. Le contact avec les couches les plus diverses de la population, en y ayant une image avenante.

Qui n'a pas dansé dans ce Continent, il ya vingt ou trente ans, au rythme des artistes les plus talentueux, qui lui témoignaient une reconnaissance et une admiration soutenues? Il n'était encore Ministre de rien, Homme politique de rien, juste un ambitieux journaliste et homme de culture, qui a dirigé en Afrique noire francophone, l'une des première radio privée, dédiée à la culture. La politique nous l'a donc volé, et nous sommes en droit de lui réclamer aujourd'hui, dommages et intérêts, pour ce bijou qu'elle n'a peut-être pas su garder, avec la même attention que nous lui donnions dans les milieux culturels.

Mais qui peut nier qu'être au sommet de la pyramide politique comme lui, est finalement malgré tout, une reconnaissance suprême pour les gens qui nous ressemblent, et dont les parcours ne sont pas forcément dessinés par les belles courbes des Grandes Écoles de Sciences Politiques ou de la Haute administration ? Merci donc à vous, d'avoir fait de notre "HAMBAK", un visage politique de haute facture. Et ce n'est pas si mal finalement, que la politique se courbe pour lui rendre un hommage, qui aurait pu se limiter, s'il était resté loin de ses arènes, à quelques vibrations musicales portées par les voix de stentor de Koffi Olomide avec son Ndombolo, de PETIT PAYS avec son Makossa, ou du Magic System avec son Zouglou, des rythmes qu'il affectionnait tant. Une dernière danse avec lui, sur la piste des souvenirs de l'Alizé et d'autres espaces qu'il a tant aimé, serait d'acclamer avec les deux mains, debout dans une standing ovation, le parcours incroyable de M. Le Premier Ministre. Merci pour tout.

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