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Opinions of Friday, 28 August 2020

Journaliste: Stanislas Desire Tchoua

Cameroun : comprendre pourquoi Amougou Belinga avait insulté les Beti

En se lâchant sur ses contradicteurs, plus précisément ceux qui lui jettent les peaux de banane, le patriarche Mvog-Belinga a fait usage d’un lexique précis et concis. Parce qu’il est de notoriété établie qu’un Zomlo’o ne fait pas dans la langue de bois, il est donc allé droit au but. Une formule que la tradition lui concède d’ailleurs en tant que homme de la tradition, appelé à dire les choses telles qu’elles sont et se présentent. Et pour le cas d’espèce, c’est-à-dire la grande agitation de l’heure, ses propos doivent être une thérapie au bénéfice des comportements d’une élite beti conspiratrice contre elle-même. Que de constituer l’extase des petits malins avides de la division et des déchirures.

A ce sujet, le patriarche est allé droit au but. Et même, disons-le péremptoirement, il a atteint le but. Car d’autres, élites beti comme lui, se montrent foncièrement égocentristes, méchants, roublards et truands… Au service de leurs propres intérêts. Jean Pierre Amougou Belinga ne croit donc pas si le dire, en perçant ainsi l’abcès. Car, cette élite qu’il décrit est justement celle désapprouvée par toute la tribu. Son péché, certainement c’est d’avoir trahit le secret, ce que la mafia n’aime pas.

C’est aussi ça la magie des mots, c’est-à-dire qu’ils ont la puissance de traiter des maux. Evidemment, le mal n’est pas partout dans l’élite beti, et les mots usités par le patriarche des Mvog-Belinga visaient particulièrement «certains» qui manifestent ces maux qui font régresser la tribu. Surtout au moment où des regroupements s’organisent pour se prendre effectivement en charge. C’est désolément en ce moment-là que les frères et sœurs beti s’offrent en spectacle déshonorant. Ceci dit, les «mots» employés par le Zomlo’o Amougou Belinga devraient plus être considérés comme un éveil de conscience, au lieu d’alimenter la haine gratuite. Les «maux» qui sont l’apanage du peuple beti ont besoin d’être soignés et ceux qui les alimentent doivent faire amande honorable pour faire prospérer la tribu en peine. Au lieu de continuer à creuser le fossé qui ensevelira tout un peuple, son élite doit crier haro sur des pratiques décriées. En résumé, l’homme beti doit regarder autour de lui, comment les autres font et se comportent. Observer comment ils s’organisent.

Et se dire en toute humilité que s’il est à la traine, il doit rapidement prendre conscience et se rattraper. De ces mots il pourra guérir le mal qui gangrène défectueusement son édifice, ébranle sa solidarité et compromet sa dynamique. Ce sont ces mots justement que le patriarche Mvog-Belinga a su placer à l’endroit pour vaincre les maux qui minent la aujourd’hui tribu beti. Ceux qui font de la récupération servile sont d’office voués à l’échec. Au peuple beti donc, d’en tirer les leçons avantageuses de la situation. Le Volume est bon ?

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