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Opinions of Saturday, 4 September 2021

Auteur: Fabrice Léna

Cameroun : ces ministres qui ne veulent pas la fin de la guerre au NOSO

Ces ministres qui ne veulent pas la fin de la guerre au NOSO Ces ministres qui ne veulent pas la fin de la guerre au NOSO

Fabrice Léna est le secrétaire général du parti politique People’s action party (PAP). Commentant la guerre en cours dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, il déplore l’attitude de certains ministres de Paul Biya qui ne sont pas de nature à calmer les tensions.

Plus la guerre se prolonge, plus les convictions de Séparation de peuple du Cameroun orientale qui ne croient pas à la forme d’État actuelle. Les Ambaboys acquièrent plus d’expérience et donc la capacité d’un cessez-le-feu ou d’un dialogue inclusif devient plus difficile à gérer pour les experts en conflit. La stratégie du cas et du contexte camerounais devient obsolète à mesure que de nouvelles dynamiques émergent avec des tactiques imprévues.


Le gouvernement du Cameroun sous M. Biya permet paradoxalement la séparation. Ils sont tous bien informés sur/de quoi faire mais dans chaque circonstance nous voyons le contraire en action sur le terrain. La déclaration et les actions transversales de certains ministres du régime sont en quelque sorte un stimulus pour un feu étouffant à chaque saison politique. Si nous ne faisons pas grand-chose mentenant et bien pour arrêter cette guerre, nous serons contraints par les circonstances de la situation actuelle de succomber à des décennies de guerre jusqu’à la séparation ou à permettre le vivre ensemble au détriment des éléments qui constitue un État ; Population et intégrité territoriale. Nous (population) entre les deux pouvons utiliser la voix du peuple pour agir, de manière coordonnée pour contraindre les forces extrêmes à parvenir à un compromis.

L’engagement collectif nous prendra très peu de temps pour donner un ultimatum de cessez-le-feu au belligérant. Aucune raison de s’inquiéter. Le syndrome de la peur doit être surmonté. Le paradoxe de la peur de s’engager dans la politique est que des gens continuent de mourir tous les jours dans des conflits, des accidents, dans des hôpitaux pauvres, de maladies courantes à cause du manque de volonté politique de faire ce qui est juste. Cela signifie que les droits politiques du peuple ont été confisqués. Il convient de noter que, tout le monde dans un pays a trois droits fondamentaux;


Droits politiques

Droits économiques et Droits sociaux. Ce que les gens doivent savoir, c’est que les droits économiques et sociaux dépendent des droits politiques. Que vous vous engagiez dans le processus politique de votre pays ou non, vous en subirez les conséquences.

Les prisons sont pleines, s’il s’agit d’arrestation, les gens n’ont plus peur, le gouvernement camerounais a tellement peur de l’action collective. Par exemple, s’il n’y avait pas eu d’action collective, de nombreux prisonniers politiques n’auraient pas été libérés aujourd’hui. Dernièrement, c’est l’Action collective des membres de SUFC qui a permis la libération rapide de Rebecca Enonchong. Lorsque les gens qui revendiquent un droit particulier sont nombreux, ils sont vaincus. Dans l’action publique dans n’importe quelle partie du Cameroun à partir de maintenant, si les officiers en uniforme tirent sur quelqu’un, alors ce sera une déclaration de guerre civile nationale qui est plus dangereuse pour eux que pour le peuple.

L’armée doit savoir que ceux qu’elle protège ne sont pas ses amis mais ses ennemis. Ils doivent considérer la différence d’âge, ils doivent considérer l’Écart de revenu, ils doivent considérer les liens sociaux, ils doivent repenser leur gage de Loyauté et de patriotisme qui va au-delà de la protection des individus.
Il y plus des mille raisons pour lesquelles nous devons nous inquiéter de l’avenir qui approche. Pourquoi nous devons mettre en place de multiples moyens de dialogue, de négocier un cessez-le-feu, de négocier la libération des prisonniers politiques, de résoudre le problème du NoSo avant d’affronter la question nationale de la transition. Lutter pour le respect de la constitution afin d’avoir une transition pacifique.

Le pays est au bord de l’explosion, et ont doit donc agir;
Pour mettre fin à la crise anglophone.
Pour mettre fin aux difficultés économiques.
Ramener le dépouille du 1er président du Cameroun et lui remettre un honneur commémoratif d’Etat.

Mettre fin aux arrestations arbitraires, gouverner par l’intimidation et en fausse démocratie.

Bien gérer les victimes de l’insurrection de Boko Haram. Gérer correctement la fonction publique qui est maintenant une cacophonie totale et ses services achetés par ceux qui en sont capables.

Corriger les erreurs du colonialisme qui nous divise sur plusieurs fronts.
Pour mettre fin à l’exploitation économique des masses et plus encore….. Les chauffeurs de taxi et les motards souffrent des prix élevés du carburant et d’un faible chiffre d’affaires, n’est-ce pas une raison suffisante pour s’engager et faire valoir votre opinion ? Les enseignants sont insultés, humiliés et délaissés à toutes les étapes de l’Administration dans les secteurs public et parapublic, n’est-ce pas une raison suffisante ?


Les avocats sont insultés, humiliés et délaissés à toutes les étapes de l’Administration, n’est-ce pas une raison suffisante ? Les banquiers au Cameroun reçoivent des salaires très pitoyables, comparés à leurs pairs en Afrique de l’Ouest. Les médecins devront se manifester avant de recevoir leurs gratifications et salaires. Les journalistes sont humiliés, traités de mendiants et dans certains cas amenés à prendre parti par peur d’être arrêtés, intimidés ou exécutés, n’est-ce pas une raison suffisante ? Les politiciens sont grillés à gauche et à droite parce que le système a rendu difficile leur autonomisation économique, beaucoup sont facilement achetés parce qu’ils ne peuvent pas résister à la faim ou ne sont pas assez courageux pour être cohérents. Très peu sont résilients.
Il y t’il qu’elle catégorie de personnes qui ne sont pas touché par la mal gouvernance de cette régime défunt.