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Opinions of Monday, 7 June 2021

Auteur: English Cameroon for a United Cameroon

Attaque contre le CONSUPE: le jeu trouble de Rose Mbah Acha dans le CovitGate

Rose Mbah Acha dénoncera-t-elle ou couvrira-t-elle une véritable mauvaise gestion des fonds ? Rose Mbah Acha dénoncera-t-elle ou couvrira-t-elle une véritable mauvaise gestion des fonds ?

Les locaux du Contrôle Supérieur de l’Etat (CONSUPE) ont fait l’objet d’une attaque armée il y a quelques jours par des bandits armés. Chose curieuse, les ordinateurs des enquêteurs de l'institution dirigée par Rose Mbah Acha semblent être la principale raison de l’attaque. Ils sont les seuls éléments emportés par les malfrats. Cette situation suscite beaucoup d'interrogations du fait qu'elle intervient en plein scandale de détournement des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19.

Rose Mbah Acha dénoncera-t-elle ou couvrira-t-elle une véritable mauvaise gestion des fonds ? C'est la principale question qui est sur toutes les lèvres si on sait que cette dernière joue un rôle primordial dans cette enquête en vue de la manifestation de la vérité.

Cette question trouve un début de réponse dans une analyse des activistes anglophones de la page "English Cameroon for a United Cameroon" dont nous vous proposons ci-dessous l'intégralité.


1. Outre un audit externe, le CONSUPE (Contrôle Supérieur d'Eata) est également chargé d'effectuer un audit. Le sentiment général serait que rien de crédible ne peut venir d'un organe de ce système biyaïste. Mais le CONSUPE est dirigé par la femme protestante anglophone, Mme Rose Mbah Acha. Ses compatriotes presbytériens s'attendraient à ce qu'elle rende justice à son devoir, sans crainte des pouvoirs en place, car la justice est l'essence de l'action sociale de leur foi. Cette femme protestante est donc au tribunal de sa conscience. Mais si elle rend justice, les brutes responsables de la plupart des 180 milliards, devraient avoir peur et être impitoyables, la pauvre dame ne peut pas être sans menaces sur sa personne. Le gouvernement de M. Biya ne peut pas gérer un véritable audit parce que le sommet est plus corrompu que les boucs émissaires inférieurs.

2. Nous avons montré que l'audit des fonds Covid par la Chambre des Comptes est militant et volontairement partial. L'accent est mis sur 51,7 milliards sur les 180 milliards. La Chambre des comptes affirme que la plupart des autres autorités responsables de 128,3 milliards n'ont pas répondu aux demandes d'informations d'audit. On peut logiquement en déduire que ceux qui se sont conformés avaient moins à cacher ou à avoir honte. Mais le ton militant de l'audit a réussi à faire porter l'audit sur ces deux ministères.

3. Comme nous l'avons montré en comparant les prix des tests Covid payés par l'État du Maryland aux USA, le principal problème soulevé par la Chambre des Comptes à l'encontre du MINSANTE ne saurait être qualifié de pénal. Il est peu probable que le frère musulman, M. Dabo, rende de l'argent pour les tests. Il a réalisé un bénéfice qui peut être plus élevé et il s'est intelligemment allié au monopole mondial des tests de Covid fiables à l'époque. Même un engagement verbal d'acheter 3 millions au début est un engagement commercial contraignant. Dans un contexte d'information limitée et de pandémie, l'achat de tests covid, à moins d'être entravé par d'autres problèmes, ne peut pas relever de criminel. Si M. Manaouda est conscient de sa foi protestante, il est également peu probable que son ministère soit reconnu coupable de détournement intentionnel de fonds. Il peut y avoir des inefficacités pour lesquelles des recommandations d'amélioration seraient adéquates. Le Premier ministère, méprisé à l'origine par M. Ngoh Ngoh et M. Esso, ne semble pas avoir de reproche majeur.

4. Il y a lieu de croire que la plupart ou une partie des 50 milliards de dettes intérieures et 26 milliards du MINEPAT ont été mal gérés. La personne responsable de cela serait au très haut niveau du gouvernement, comme M. Ngoh Ngoh.

La question est de savoir si Mme Mbah Acha peut aller au fond des choses et montrer au peuple camerounais. Nous notons que 33 milliards, s'ils sont révisés à la baisse par M. Dabo d'environ 52,5 milliards, pour les tests COVID sont largement défendables selon les normes du Maryland. Même les 52,5 milliards peuvent être concédés à contrecœur à l'homme d'affaires. La question que tout politicien responsable de l'opposition devrait se poser est de savoir comment le reste a été utilisé, en particulier les 50 milliards pour le paiement de la dette intérieure. Cette question peut être répondue par le CONSUPE de Mme Mbah Acha si elle a le courage de chercher la vérité. Mais si elle ne suit pas la sagesse biblique que la vérité libère, elle peut rejoindre la recherche de boucs émissaires dans cette gestion. L'inconvénient de chercher des boucs émissaires est que le FMI ne sera toujours pas apaisé par cela. Il se peut que le CONSUPE fasse un meilleur travail que la Chambre des Comptes. Cela dépendra de savoir si Mme Mbah Acha laisse son éthique protestante guider son travail : les choses doivent s'additionner et si elles ne le font pas, aucun tyran n'est assez fort pour empêcher la vérité d'être dite.

5. Cela rappelle un sketch anecdotique publié par Le Popoli vers 1998. C'était à l'apogée de la lutte contre la corruption très médiatisée, avec M. Peter Mafany Musonge comme premier ministre. Le Popoli a dessiné un arbre étiqueté corruption et a montré M. Biya confortablement appuyé sur cet arbre et profitant de l'atmosphère venteuse. M. Musonge a ensuite été montré en train d'essayer de couper l'arbre avec une hache. En état de choc et d'exaspération totale, M. Biya a demandé, Piro, que faites-vous ? Un peu timide mais souriant, M. Musonge a répondu qu'il luttait contre la corruption et que l'arbre sur lequel Biya s'appuyait est la corruption lui-même. M. Biya lui a alors dit que sa mission était de prétendre lutter contre la corruption, pas de s'en prendre à la corruption dont dépend le gouvernement. Cela pourrait être une description appropriée de l'audit que CONSUPE est chargé de rendre. M. Biya sait que la corruption découle de lui et de son président par intérim. Lorsqu'un organisme étranger comme le FMI les embarrasse avec la demande d'un audit, ils partent à la recherche d'un bouc émissaire.

6. Nous ne pouvons pas parier que Mme Mbah Acha fera ce qu'il faut mais nous avons le sentiment que ceux qui se cachaient derrière les boucs émissaires du MINSANTE et du MINRESI devraient avoir peur. Ils seront exposés. Nous n'avons pas encore parlé du fonds de solidarité. Nous découvrirons à partir de l'audit CONSUPE, si le système corrompu doit continuer à craindre les protestants, en particulier les protestants anglophones. Mais si Mme Mbah Acha choisit de faire le bien, nous, du Cameroun occidental, osons les tyrans corrompus de lever le doigt contre elle. Le Cameroun n'est pas la plantation de la corruption.


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