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Opinions of Friday, 9 July 2021

Auteur: Nadia Fotso

Assassinat de Victor Fotso : Mvondo Ayolo impliqué, Nadia dévoile tout

Nadia Fotso Nadia Fotso

Dans une sortie, Nadia Christelle Fotso, l’une des filles de feu Victor Fotso accuse Samuel Mvondo Ayolo d’avoir participé à l’assassinat de son père. L’homme d’affaire camerounais est mort en février dernier dans un hôpital parisien.

Voici les révélations de Nadia Fotso


« Ceux qui suivent les affaires Fotso savent que l'état du Cameroun a je l’ai dit queisé en légitimant le Njitapage de Fotso Victor. Le parti présidentiel avait choisi un camp et l'état a suivi... il y avait trop d'argent en jeu et des officiels s’en sont mêlés sans penser à Fotso et surtout sans savoir comment il était mort comme ils ne s'étaient jamais demandés comment il vivait entouré par un gang de barbares.

L'un de ces officiels est Samuel Mvondo Ayolo et le fait qu'il ait je l’ai dit queisé m'a brisé le cœur car il est mon Tonton Samuel, mon Oncle Samuel de Sangmélima !

Je dois vous dire deux choses sur mon Tonton Samuel. IL m\a vue grandir et il avait une place à part dans mon imaginaire parce qu'il était un homme presqu'autant généreux que sympathique. Lorsque j'étais petite Tonton Samuel m'amenait au Hilton prendre un verre de soda en écoutant du Jazz. Je le trouvais classe et bienveillant. Pour montrer l'étendue et la profondeur de nos liens, je confesserai que Samuel Mvondo Ayolo a vu le match légendaire Cameroun-Argentine du Mondial de 1990 chez moi. Il m'appelait sa fille, je l'appelais Tonton en le voyant comme un père. Par au moins deux fois, il m'a couillonnée en trahissant Fotso Victor et pourtant s'il y a quelqu'un à qui Maptué s'est confiée sur le viol de son enfant longtemps avant sa mort c'est son Tonton Samuel. Il a écouté puis a Je la dis queisé en prenant sa part. Au départ, en parlant d'Yves Michel Fotso puis en faisant semblant de croire pour manger qu'un Patriarche surtout le Dernier Bamiléké pouvait se réduire à Njitap et à la plus inculte de ses enfants.

Je n'ai pas eu un mot de condoléances de la part de mon Oncle Samuel...il ne pouvait pas car il savait ce qu'il avait fait et état incapable de me confronter et de m'expliquer. J'ai donc pris ma plume pour écrire à Samuel Mvondo Ayolo car depuis que j\ai obtenu des preuves de la fin barbare de Fotso, je veux que l'état et ses officiels qui avaient les moyens de savoir mais qui ont suivi les cancres et les derniers sans se poser de questions assument d'avoir été du mauvais côté de l'histoire.

Samuel Mvondo Ayolo, la femme des Bulus te parle pour te dire qu'elle ne savait pas que tu pouvais lui faire ça en validant la mise à mort de son enfant tout comme la destruction de l'œuvre de sa vie. Maptué te dit juste que tu sais de qui elle est née et qu'elle n'abandonnera jamais. Tonton Samuel, assume ton Je la dis queisme parce que c'est gravissime !

Le titre de ma lettre ouverte est Famla car mon Oncle Samuel en a fait un mot Bulu !

Famla ! La honte des Bulus...
«Bifía mòt a jó à mìmboán à bɔ mi mía bɔ na mòt a bɔ mòt (les paroles que prononce l’être humain et ses actes font qu’il est considéré comme respectable) » Proverbe Bulu

Lettre ouverte à Samuel Mvondo Ayolo,

Monsieur le Ministre,

Je t’écris cette lettre en te vouvoyant parce que je m’adresse autant au Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République du Cameroun qu’au Tonton qui m’a vue grandir en me traitant comme sa fille. Je parle donc autant à celui qui m’a portée enfant, fait découvrir les plaisirs de la nuit et qui m’appelait « la femme des Bulus » qu’au serviteur de l’état qui a perdu la mémoire, son humanité et sa respectabilité. Tonton Samuel, Monsieur le Ministre, vous êtes intervenu dans les affaires Fotso en choisissant le camp de l’argent : en légitimant la bouffonnerie et en sacrifiant votre enfant sans état d’âme sur l’autel de l’inculture sauvage et sanguinaire. Comme vous l’auriez affirmé vous-même du temps de votre fringante jeunesse, c’est gravissime. Vous l’avez fait, Monsieur le Ministre, en réduisant la raison d’état à l’immédiateté du je veux ma part. Ce choix n’était pas qu’une faute mais un déshonneur pour le Cameroun et pour vous. Comme vous l’auriez affirmé vous-même du temps de votre fringante jeunesse, c’est gravissime !

La maman de l’homme que vous avez trahi se tourne vers ce père de cœur que vous fûtes pour elle pour lui apprendre comment est mort son enfant en lui demandant non pas des comptes mais juste d’avoir honte ! Tonton Samuel, on ne vend pas sa fille en fuyant ses responsabilités lorsqu’elle vous interpelle pour vous raconter l’expropriation violente jusqu’à la lie de son enfant. Monsieur le Ministre, vous avez mis le nom du Cameroun et l’état au service de personnes qui ont Njitapé, violé et volé un Patriarche !

Monsieur le Ministre, Tonton Samuel, Fotso Victor est mort le 19 mars 2020 seul avec uniquement un garde du corps qui n'était là que pour le surveiller et rendre compte aux personnes que vous avez et continué de soutenir. Vous qui avez trouvé le temps d'écrire au Tribunal de Nanterre pour afficher le soutien de l’État à des meurtriers, vous n’en avez pas trouvé pour vous renseigner, enquêter, juste savoir et comprendre parce que vous ne le souhaitiez pas. D’autres et vous aviez choisi de manger à tout prix. Vous n’avez pas eu un mot, un acte, un geste pour votre fille et la mère de Fotso parce que vous saviez qu’elle avait des choses à vous dire que vous ne pouviez entendre…Monsieur le Ministre, Tonton Samuel, Fotso Victor a eu une mort tellement laide que son corps a été transféré dans le funérarium le plus cheap parce qu’il n’y avait personne. Vous auriez pu, auriez dû savoir cela mais le plus important était l’héritage économique et politique...il fallait asseoir ceux qui vous avaient acheté.

Monsieur le Ministre, Tonton Samuel, je rends cette lettre publique pour que vous assumiez vos choix et qu’on cesse enfin de dire que tout ceci est une affaire de famille alors que l’état et ses officiels s’en sont mêlés en faisant pencher la balance d’un côté, le mauvais côté en ratant son rendez-vous avec l'histoire. Vous aviez tous faim ou pire peur. On vous a nourris, rassurés et récompensés. Alors que beaucoup de vous m’appeliez votre fille, vous êtes allés encore plus loin que vous ne l’auriez fait avec une vulgaire vendeuse de piment ! Lorsqu’on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage, lorsqu’on veut couillonner sa fille, on achète sa mère et sa fratrie afin de faire d’elle une indigente têtue, méchante et suffisante qui ne sait même pas se prostituer !

La première et la seule fois que je suis allée au Palais de l’Unité, c’était pour vous voir. C’est en février 2019 un peu plus d’un an avant la mort de mon fils Je me suis confiée à vous…je vous ai parlé de l’isolement de Fotso et de la barbarie de son entourage. Vous m’aviez dit alors que rien ne pouvait être fait de son vivant puisqu’il soutenait ses violeurs sans jamais vous demander s’il avait d’autres choix vu les partis pris de l'état et son parti. C’est surtout pour cela que vos actes et ceux de l’état depuis son décès sont choquants : vous avez confié l’œuvre de votre vie et son corps à des cancres rapaces. Vous qui n’avez qu’une fille de sang, Monsieur le Ministre, et qui savez combien elle aura besoin d’aide pour vous pleurer et vous enterrer le moment venu, vous avez laissé aux chiens l'honneur d'un Patriarche qui aurait pu être votre -père sans penser à demain et ceux qui agiront comme vous lorsque vous ne serez plus.

Monsieur le Ministre, Tonton Samuel, je ne vous écris pas pour me lamenter mais dire en vous demandant publiquement d’assumer. Parce que les vôtres ne tolérer véritablement les Bamilékés lorsqu'ils vous achètent et lorsqu’ils sont petits, incultes, et prêts à faire des galipettes pour partager le pouvoir, vous avez confié les héritages Fotso à la plus inculte de ses enfants pour vous servir. Savez-vous que Fotso Victor se traînait à l’hôpital américain en faisant des efforts pour marcher de lui-même et comprendre ses médecins parce qu’il était seul et ne faisait confiance en personne lorsqu'il était question de sa santé ? Savez-vous lorsqu’il meurt en se battant pour tenir pour ses enfants, les médecins désobéissent aux ordres de celle que vous servez en essayant de le réanimer ? Vous devriez vous informer sur ce s’est passé les derniers jours de la vie de mon enfant ne serait-ce que pour comprendre pourquoi une assistante sociale a dû intervenir et apprendre les raisons pour lesquelles la dépouille de Fotso Victor empeste ! Si vous qui m’appeliez sa fille, ne m’avait ne serait-ce qu’appelée depuis sa mort, je vous aurais remis son testament !

Toute ma vie, Tonton Samuel, être la fille handicapée de Fotso a été un fardeau. Vous le savez puisque vous m’as vue grandir. Vous savez ma force et ce qu’il m’a fallu de détermination pour faire de l’expression la honte de Fotso un honneur en en devenant Maptué, une mère qui défendra toujours son enfant avec la même passion et conviction avec laquelle tu défends et protèges ta fille. Vous savez surtout qu’on me disait que j’étais handicapée à cause du Famla , parce que mon père avait vendu ma jambe, m’avait vendue pour devenir riche. Il m’a prouvé jusqu’à la fin de sa vie qu’il ne pouvait pas sacrifier la fille qui est sa maman. Je ne savais pas que ce seraient mes pères de cœur qui le feraient.

Je dois te raconter le matin de mon amputation pour m’adresser à cet autre Tonton et père Bulu que vous connaissez et qui fut mon seul visiteur. Je ne peux l’oublier en regrettant que lui et vous ayez choisi de taire votre mémoire, votre cœur et votre conscience. Cet homme jadis si intègre que le pouvoir a camerouniaisé m’avait confessé combien lui le papa d’un enfant handicapé protégeait sa fille en comprenant combien s’était difficile de l’être. Il m’a dit les mots que mon papa ne pouvait pas me dire puisqu’il avait encore fois fait le choix d’être absent pour me protéger de la sauvagerie de son entourage et de cette fille sanguinaire que vous servez si bien en trahissant nos valeurs et notre patrie. Il avait fait sciemment le choix d’être absent comme vers la fin, il fit celui de me lâcher la main pour que ses bourreaux ne me tuent pas et que je puisse faire plus tard éclater la vérité. A vous, Monsieur le Ministre et votre frère Bulu, qui êtes pourtant connus pour vos cœurs et êtes de bons pères, je dis je suis certes petite et handicapée mais je vais bagarrer à mort pour mon enfant s’il le faut donc assumez d’avoir fait le choix d’être du mauvais côté de l’histoire par cupidité et couardise en faisant de Famla un mot Bulu !

Pour terminer en parlant camerounais, la honte de ça ! »