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Opinions of Tuesday, 20 July 2021

Auteur: David Eboutou

Arrogance, mépris, brimades : la police camerounaise décrite par David Eboutou

La police camerounaise décrites par David Eboutou La police camerounaise décrites par David Eboutou

L’agression de la députée Nourane Foster par les fonctionnaires de police ce 20 juillet 2021 à Bafoussam ne surprend point David Eboutou. Pour l’analyste politique, la police et la gendarmerie du Cameroun sont des appareils répressifs des citoyens. « Les postures d’arrogance, de mépris, de brimades et même de violences sous toutes leurs formes devenues les traits caractériels sous lesquels nos hommes de loi sont définis, ne facilitent pas pour autant la tâche », écrit-il.

CamerounWeb vous propose l’intégralité de la tribune de David Eboutou

Sous d’autres cieux, lorsqu’on se retrouve en difficulté, le premier réflexe est de se tourner vers un élément de la police qui traîne par là pour demander rescousse ou pour bénéficier de la sécurité.
Au Cameroun, et c’est malheureusement devenu une lapalissade, la police, la gendarmerie, la justice et bien d’autres corps relevant de l’appareil répressif ne rassurent plus. Ces différents maillons créent même en le citoyen une peur bleue rien qu’à l’idée de s’y frotter. Ça devrait pourtant être le contraire !


Les réserves et les clichés pas toujours positifs que nombre de nos compatriotes ont vis-à-vis des différents maillons de notre appareil répressif doivent interroger le pouvoir en place sur les réformes à envisager.
L’occasion faisant le larron, peut-être que le prétexte de cette actualité mettant aux prises une élue de la Nation avec un élément des forces de maintien de l’ordre motivera une réflexion accrue dans le sens d’impulser des réformes profondes à l’Assemblée Nationale. L’objectif principal étant d’amener le citoyen à avoir de nouveau confiance en sa police, sa gendarmerie, son armée, sa justice et même au dernier maillon de cette chaine (appareil répressif) qui est l’administration pénitentiaire.


Les expressions telles : « Vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès » donnent tout leur sens à l’idée que nos compatriotes ont de notre appareil répressif. Empiriquement, ils savent toute la « réalité » à laquelle ils seront confrontés dans un commissariat ou dans une brigade et même plus tard au Tribunal pour réclamer justice. Les « contraintes » sont de taille.
On se comprend ! Les postures d’arrogance, de mépris, de brimades et même de violences sous toutes leurs formes devenues les traits caractériels sous lesquels nos hommes de loi sont définis, ne facilitent pas pour autant la tâche.


Tout ceci a pour conséquences, la méfiance, la crainte et la distance entre nos hommes de Loi et les citoyens. C’est cela qui conduit plus loin à la forte propension à la justice populaire en Vogue chez nous…
Le constat est donc patent. La relation entre nos hommes de loi et le citoyen camerounais est essentiellement tensionnaire. Il faut impérativement travailler à recréer un cadre de confiance entre les citoyens et leurs différents maillons qui constituent son appareil répressif.
J’ai dit !