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Opinions of Thursday, 13 June 2019

Auteur: Patrice Nganang

Alternance: Fru Ndi, Ndam Njoya, Bedzigui, etc., doivent montrer l'exemple

Voici une photo de 1992. Nous sommes en 2019, cad. vingt-sept (27!) ans apres, et les memes que vous voyez-la, qui etaient deja presidents de leurs partis politiques - Ndam Njoya, Fru Ndi, Bedzigui, etc. - le sont encore aujourd'hui. Est-ce a cause de la tyrannie qui se multiplie, vu que Biya est encore la? Qu'est-ce qui ne va pas, vu que le Cameroun est bel et bien le seul pays au monde ou c'est encore possible? Eh bien, pourquoi Fru Ndi, Ndam Njoya, Bedzigui, etc., sont encore presidents de leurs partis respectifs?

Cette question est essentielle, et j'y viens, parce qu'il y'a un jeune bulu, Ngoa Mballa, qui est a New York, et se masturbe parce que, dit-il, Noah est devenue presidente du MRC, et donc les Bulu comme lui ont fait main-basse sur le MRC et peuvent en faire ce qu'ils veulent. C'est ne pas connaitre la nature de la politique camerounaise - je dis bien la nature, et pas la culture. La nature, c'est ce qui est, et la culture, c'est ce qui se fabrique entre temps. Vous etes le fils de votre pere et de votre mere. C'est votre nature. Point. Vous avez une education et vous fabriquez donc avec le temps, c'est cela la culture.

Eh bien, les partis politiques camerounais sont regis par des lois, et ces lois-la s'appliquent a toutes les associations qui sont enregistrees au Ministere de l'Administration territoriale. Pour y enregistrer ou y faire enregistrer une association, le Minadt vous demande un bureau, qui est constitue de:

1) President
2) Vice-President
3) Secretaire general
4) Tresorier
5) Commissaire aux comptes

Ici le Minadt camerounais recopie absolument les lois francaises sur les associations de 1902. Mais ce qui est particulier, c'est ceci qu'on appelle en anglais 'a loophole', que je vais lui decrire doucement doucement, et je crois, toute personne qui a legalise une association aux USA le sait: aux USA, vous devez chaque annee envoyer a la legislation un preuve d'activite de votre association, ainsi que le nouveau bureau de celle-ci. Cela oblige l'association a 1) avoir un congres tous les ans, et 2) a renouveler son bureau durant ce congres-la, et donc a avoir un nouveau president. En France, si trois des cinq membres du bureau demissionnent, l'association a besoin d'un nouveau bureau, sinon elle est legalement dissoute. Cela je l'ai applique en 2016 a la surprise de l'alors 'president' de Generaiton Change qui se donnait des airs, et a recu par la poste la note prefectorale de dissolution de l'association sans meme en etre l'instigateur.

Au Cameroun, des que vous avez enregistre une association, c'est fini comme ca, c'est pour la vie que vous en etes le president. Ainsi, Josuah Osih peut etre candidat a l'election presidentielle, mais apres l'election presidentielle-la, Fru Ndi demeure le president. Ainsi donc le SDF peut exclure quiconque s'oppose a John Fru Ndi, car c'est le nom de Fru Ndi qui est sur les 'papiers de legalisation' du SDF, comme on appelle cela au pays. De meme, c'est le nom de Ndam Njoya qui est sur les 'papiers de legalisation' de l'UDC, comme c'est le nom de Bedzigui qui est sur les 'papiers de legalisation' de son parti-la - le PAL, comme c'est le nom de Nkouh Nvondo qui est sur les 'papiers de legalisation de UNIVERS, comme Libii Ngue a constate. Vous avez compris que Fru Ndi va mourir avec le SDF, nor? Que Ndam Njoya va mourir avec l'UDC, nor? Et que selon la legislation qui gere les testaments, leurs partis politiques, qui sont leur patrimoine revient legalement a leur fils ou a leur epouse, nor? Voila la nature des partis politiques au Cameroun. C'est comme ca.

Il n'y a pas de Camerounais normalement constitue qui laissera que son nom quitte la tete du 'papier de legalisation' d'une association quand son nom y est mis 'au ministere.' Pourquoi? Il priverait ses propres enfants d'un heritage, d'un bien familial naturelement sanctionne par la nature de la loi camerounaise sur les associations. Encore moins quand ce Camerounais-la est 'president de l'association.' Meme sa maman va lui demander s'il est devenu fou, car cela ne se fait pas. Ce serait contre-nature. L'UPC en sait quelque chose depui Dicka Akwa. Voila le vers dans la pomme des partis camerounais - le loophole. Les partis politiques chez nous sont juririquement un patrimoine individuel du president. Ils sont plombes au ministere avec un president eternel: Kah Walla sera toujours presidente du CPP parce que c'est son nom qui est au ministere, sur le 'papier de legalisation', comme meme Atanga Nji a decouvert, lui qui est pourtant Ministre de l'Administration territoriale. Si tu n'es pas content de sa politique, vu que le ministere ne prevoit pas et ne demande pas des elections a l'interieur des partis, comme aux USA donc, ou comme en France n'oblige pqs de maintenir une majorite de 3/5 du bureau, si tu n'es pas content, cree ton propre parti et va aussi le faire legaliser 'au ministere.' C'est tout. Partout ailleurs, si tu n'es pas content, tu poses ta candidature au congres pour etre president du parti, mais chez nous, comme on a vu avec le SDF, au trop tu peux poser ta candidature 'aux primaires du parti', pour etre candidat a l'election presidentielle. President du parti, c'est eternel, parce que le nom du president du parti est fixe sur 'le papier de legalisation.' Pour repondre donc a Ngoa Mballa, Noah ne peut rien du tout, je dis bien rien du tout, car, et je n'ai pas lu les 'papiers de legalisation' du MRC, je ne sais meme pas si c'est le nom de Maurice Kamto qui est ecrit dessus comme president. Je crois que c'est plutot le nom de Alain Fogue, car c'est lui qui en etait le fondateur. Elle tente de s'eloigner de la ligne dictee, elle est exclue par un petit communique. Point.

On gere.

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