Vous-êtes ici: AccueilTribuneOpinionsArticles2021 07 08Article 606988

Opinions of Thursday, 8 July 2021

Auteur: www.camerounweb.com

Aide à la presse: le Syndicat des Journalistes Indépendants du Cameroun interpelle René Sadi

Laissez les vrais Directeurs de publication tranquille Laissez les vrais Directeurs de publication tranquille

Alex Koko à Dang est le président National du Syndicat des Journalistes Indépendants du Cameroun (SYNAJIC ). Préoccupé par l’appel lancé par le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi qui demandait aux directeurs de publication de déposer leurs journaux auprès de ses services après parution, il pense que le ministre en demande un peu trop aux promoteurs des medias. Il demande à René Emmanuel Sadi de repérer uniquement les sièges des journaux qui paraissent. Lire en intégralité son opinion.



Monsieur le ministre, je me réjouis de ce que vous ayez finalement compris la tricherie de certains de nos confrères qui publient uniquement leurs titres dans les réseaux sociaux, beaucoup plus ceux de la capitale politique, siège des institutions où vous êtes établi.
Maintenant que vous avez compris que vous avez passé votre temps à nourrir les paresseux recrutés essentiellement parmi vos copains, laissez les vrais Directeurs de publication tranquille. Leur exiger de faire des dépôts légaux comme au bon vieux temps, n'est pas mauvais, mais en réalité c'est trop demander.

Où prendront-ils les moyens pour le faire si pour des raisons de mal-gouvernance et de copinage incestueux, ils ne bénéficient pas de l'aide publique à la communication privée attribuée au lance pierre? En plus des salaires, des charges fixes et autres, il faudra encore ajouter des frais supplémentaires pour les dépôts légaux question de justifier les parutions de journaux.

Monsieur le ministre, c'est trop demander aux directeurs de publication. Trouver vous-même le moyen de rentrer en possession des journaux qui paraissent effectivement au quotidien ou périodiquement.
Monsieur le ministre, il me semble qu'il est de votre ressort de repérer les sièges des organes de presse, de connaître leur périodicité afin de rentrer en possession des copies de journaux qui paraissent réellement.
Combien de fois j'ai sollicité vous rencontrer en vain ?
Monsieur le ministre, si vous ne pouvez pas mettre à la disposition des organes de presse des moyens nécessaires pour faire des dépôts légaux, soyez moins exigent.

Monsieur le ministre, je ne vais pas chuter sans vous rappeler avec insistance une autre difficulté dont fait face la presse écrite camerounaise.

Il s'agit de la distribution. Depuis l'arrêt des activités de Messapresse, qu'avez-vous entrepris malgré nos propositions consignés dans un document mis à votre disposition depuis bientôt un an, pour remédier à cette situation particulièrement préjudiciable aux entreprises de presse désormais obligées de réduire leur tirage en partie faute de distributeur fiable.
En ma connaissance et jusqu'à preuve de contraire, vous semblez ne pas vous en préoccuper.

Monsieur le ministre, en octroyant l'aide privée aux journaux WhatsApp comme vous les désignez si bien, vous avez fatalement contribué à la propension de ce que nous savons tous et en assumez l'entière responsabilité.
Monsieur le Ministre, volontairement ou par complaisance, vous avez laissé prospérer l'illégalité, vous avez contribué à tuer la presse privée camerounaise.