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xxxxxxxxxxx of Tuesday, 18 May 2021

Source: camerounweb.com

Affaire Survie Cameroun Ntimbane Bomo donne le dernier coup fatal à Maurice Kamto

Selon lui, le rapport d'audit du consortium est une fumisterie

J'ai juste présenté aux contributeurs ce qui était écrit en interne dans un document.

Le rapport d’audit n'est pas signé et n'indique pas les qualités des auditeurs

L’affaire Survie Cameroun n’arrête pas de faire des vagues. Dans une récente sortie, maitre Ntimbne Bomo revient encore à la charge. Selon l’avocat, sa démarche vise à conduire à la vérité et non à nuire une quelconque partie. Nous vous proposons son analyse en intégralité.

Il y a quelques temps, je vous informais que j'avais décidé de relire attentivement les différents audits effectués dans le cadre de Survie Cameroun.

Il faut avoir à l'esprit que les Avocats sont des enquêteurs. Quand nous avons un dossier, nous faisons nos enquêtes parallèles. Nous consultons même souvent des experts dans des domaines techniques pour bien comprendre. C'est ce que j'ai fait. Je remercie tous ces compatriotes de l'ombre qui m'apportent leur expertise.

Pour moi, c'est une question de transparence et de responsabilité en tant que caution morale de cette initiative. Ce n'est donc pas une démarche aux fins de nuire à qui que ce soit. Je veux la transparence parce que j'ai été volontairement participant à cette initiative.

La semaine dernière, j'avais commencé par analyser le rapport interne des auditeurs SCSI, où il est apparu clairement sur les fichiers transmis par M. DJOKO, à l'équipe des auditeurs, que des contributions de près de 08 millions d'euros (environ 05 milliards Fcfa), avaient été enregistrés sur la plate-forme.
Je précise que c'est un document que j'ai d'ailleurs publié sur ma page qui le mentionne, contrairement à ceux qui essaient de créer la confusion, en laissant croire que c'est une simple affirmation que j'ai faite, sans preuves. J'ai juste présenté aux contributeurs ce qui était écrit en interne dans un document. D'ailleurs personne n'a jamais remis en cause la véracité de ce document, toujours posté sur mon mur.

Dans l'examen du rapport d' "audit" du consortium qui a été présenté comme le travail de cabinets de renom, je viens de constater ce qui va suivre:

Les limites du rapport

1 - Ce rapport n'est pas signé et n'indique pas les qualités des auditeurs. Chez l'indien loops par exemple, on y voit simplement mentionné sur une annexe page 28 des noms comme Gaurav Rathore et Rajesh Rishi. Qui sont ces gens ? Quelle est leur qualité dans cette entreprise ? Juridiquement ce document n'a aucune valeur probante, car personne n'assume .

2- L'audit étant en principe fait par deux cabinets hollandais , et un indien dont la langue de travail est l'anglais, comme il en ressort de leurs propres mentions sur des lignes internet, où est le rapport original qu'ils ont faits en anglais et qui a été signé par eux?
Car il est de pratique que l'auditeur fait ses constatations en sa langue et la traduction doit être faite par des personnes indiquées afin de vérifier si les personnes qui ont fait l'audit ont cette compétence et aussi si la retranscription est fidèle. Cela n'existe pas dans ce document.

Qui a donc finalement et supposement traduit ce rapport en français pour être sûr que sa traduction fidèle ?

Aucune qualité des auteurs n'est indiqué. Aucune signature n'est apposée.

On est dès lors libre de présumer que ce sont ceux qui avaient intérêt qui l'ont eux-mêmes rédigé, et de connivence avec quelques individus, qui y ont porté leurs logos.

3- Les 03 cabinets du consortuim n'ont aucune dimension internationale comme il a été dit ça et là . Plus grave, ils apparaissent comme des cabinets en ligne, avec une page d'atterrissage, landing page.

- Le cabinet indien loops methods a un capital de 1.120 euros ( 734.500 Fcfa!!! ).
Imaginez-vous un cabinet dit sérieux avec un tel capital. Il n'est pas répertorié sur les 100 cabinets d'envergure en Inde. Il apparaît comme une miniscule entreprise basée dans la périphérie de New Dehli.

- Les 02 cabinets hollandais HCS, et Adequi qui est une entreprise individuelle, sont inconnus des répertoires des métiers européens, inconnus des répertoires eurostat, inconnus des répertoires des European Business register network Ebra, qui répertorient les cabinets d'audit de l'espace européen.

Ce sont en réalité 03 cabinets en ligne, dont les seuls liens sont sur des pages d'atterrissage, landing page, ouverts sur un site internet commercial. Ils n'ont pas de numéro de téléphone fixe.

Adequi utilise un numéro de portable.

Dans mes recherches internet, le gérant d'Adequi intérim Niels Gossens est un ancien employé de l'autre cabinet du consortium HCS. Il y a travaillé de juin 2016 à Janvier 2020.

Ce qui laisse supposer que ces cabinets hollandais en ligne sont consanguins, c’est à dire ont des liens communs. Rien n'est donc moins sûr qu'ils sont l'affaire d'une même ou groupe de personnes.

4- Dans ce rapport, on y trouve aucun contrat de consortium entre les trois entités, pas de termes de référence, ni de lettre de mission, encore moins la mention du coût comme il est de pratique et d'usage dans les rapports d’audits de cette nature.

Je le répète, il faut un audit judiciaire dans cette affaire.

Ce qui est présenté comme le dernier rapport du consortium est un document sans valeur probante.

Je ne comprends pas pourquoi, Maurice Kamto après avoir clôturé cette opération et recueilli les fonds restants, refuserait de financer un audit neutre et indépendant en lieu et place de ces audits amiables, dont le dernier n'est même pas un audit au sens technique du terme comme il vient d'être démontré.

L’audit judiciaire lui permettra de mettre tout le monde d' accord.

Le juge désignera un expert judiciaire assermenté, sous son contrôle, pour établir la transparence la plus totale dans cette affaire.

À défaut, de cet audit judiciaire, et en ma qualité d'ancien parrain de cette initiative, je refuserais d'apporter ma caution morale à cette affaire. Pour moi, il n' y a rien de transparent jusque-là, mais plutôt de nombreuses zones d'ombre qui me font craindre de plus en plus une volonté d'opacité . Car rien ne justifierait tous ces refus d'aller en profondeur et ces entraves à la transparence par un foisonnement de communications commandées pour faire taire toute démarche visant la transparence.

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