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Opinions of Friday, 13 August 2021

Auteur: Pierre Mila Assoute

Affaire Enonchong : un chef traditionnel voit les signes d’une situation similaire au NOSO

Un chef traditionnel voit les signes d’un situation similaire au NOSO Un chef traditionnel voit les signes d’un situation similaire au NOSO

Pr Pierre Mila Assoute, chef traditionnel Mbo'o San'zo, a publié une tribune dans laquelle il demande le respect des droits et libertés au Cameroun. Il invite les autorités camerounaises à dire le droit dans l’affaire Rebecca Enonchong afin d’éviter des suites fâcheuses similaires à la guerre en cours dans les régions du Nord-Ouest eu du Sud-Ouest du Cameroun.

Voici la tribune de Pr Pierre Mila Assoute, chef traditionnel Mbo'o San'zo

Arrestation de Rebecca Enonchong : un chef traditionnel craint une replique de la guerre au NOSO

Je n'ai pas connaissance des griefs qui conduisent à l'arrestation et mise sous écrou de madame Rebecca Enonchon que je ne connais pas et dont je ne connais pas les activités civiles ou politiques...

Mais je vais exprimer ma conviction pour un État de Droit auquel à souscrit notre pays et auquel croit le chef de l'état, M. Paul BIYA.
Nous ne pouvons pas, en tant qu intellectuel et homme politique, sous quel que penchant que ce soit, 'nous rendre coupables de l'arbitraire judiciaire et moins encore de toutes formes des abus d autorité même sous des formes subtiles.

J’ai entendu parler de « outrages à magistrats » dans cette affaire. D’autres parlent de plainte de fratrie autour d’une succession et de vente immobilière contestée auprès d’un riche homme d’affaires... Tout ceci suppose des faits clairement établis.

Cela suppose aussi une plainte y relative en bonne et due forme du magistrat concerné ou du frère, plainte ayant fait l'objet d’une instruction avec confrontation des parties sauf flagrant délit du prévenu en salle d’audience.
Il faut nous éviter que les barbaries et parfois l'arbitraire des actes qui ont ouvert la porte au déclenchement de ce qui est devenu la guerre et le « decapitage » d’enfants dans les écoles et de femmes dans les ruelles se reproduisent pour des humeurs humaines entre personnalités.
La règle au Cameroun est la liberté. L'arrestation et la privation de liberté doivent rester l’exception.

S’il y a des soupçons des charges <> contre cette dame, puisqu’ elle est présumée innocente, il est indécent que ce soit le plaignant, le magistrat concerne, qui décide avant dire droit du sort du prévenu.

Elle doit comparaître libre jusqu’ à la manifestation judiciaire de la vérité et d’une sanction pénale subséquente devant un tribunal au cours d’un procès équitable en audience publique correctionnelle.

Ne transformons pas le Cameroun en un pays de règlements de comptes privés, de jungle du plus fort et de haines.
Le faire c’est ouvrir une boîte de pandore.
Le garde des sceaux ou le chef de l'état doivent stopper toute forme d'arbitraire judiciaire.