Vous-êtes ici: AccueilTribuneOpinionsActualités2021 08 25Article 615442

Opinions of Wednesday, 25 August 2021

Auteur: Port Autonome de Douala

Affaire Cyrus Ngo'o: les communicant du PAD montent aux créneaux

Cyrus Ngo'o, DG du port de Douala Cyrus Ngo'o, DG du port de Douala

Après l'audition du DG de l'entreprise d'Etat au TCS, plusieurs journaux et activistes ont été mis en branle afin de soutenir Cyrus Ngo'o, accusé de détournements. A l'image d'une campagne maladroitement ficelée, le Port Autonome de Douala s'y met également. Sur la page Facebook de l'entreprise, les communicant du DG Cyrus y ont publié une tribune dans laquelle il chantent les prouesses de ce dernier.

La rédaction de CamerounWeb est tombé sur cette tribune publiée sur la page Facebook de l'entreprise et vous la propose.

---



Avec méthode, ardeur et abnégation, le Directeur général du Port Autonome de Douala est en train de réaliser ce que beaucoup disaient impossible. Avec des résultats en prime.

24 août 2016. Le Conseil d’administration du Port Autonome de Douala (PAD) choisit un nouveau directeur général pour présider aux destinées de cette entreprise portuaire. Un décret du président de la République confirme le choix de porter Cyrus Ngo’o à la tête de la principale plateforme du commerce extérieur du Cameroun. La feuille de route qui lui est assignée est plutôt ambitieuse : rénover, moderniser et développer le Port de Douala-Bonabéri afin de le hisser au niveau des standards et des exigences reconnus dans le secteur portuaire. Bla-bla-bla, entendait-on dire ici et là. Jusqu’au sein de l’entreprise qu’il était appelé à diriger désormais.

Beaucoup ne vendent pas alors chère la peau de ce haut fonctionnaire que le grand public découvre. Pourtant cet administrateur civil principal qu’on dit efficace et perspicace, est aussi titulaire d'un MBA en administration des affaires obtenu en 2004 à l’Université de Québec à Montréal (UQAM) et, surtout, conseil du Premier ministre, chef du gouvernement, sur les questions relatives au suivi et à la mise en œuvre des politiques publiques dans les transports, les postes et télécommunications, l’Industrie, les mines, l’énergie, l’eau, le développement technologique, l’habitat, les domaines, le développement urbain, les travaux publics, le cadastre ou encore les affaires foncières et… portuaires.

On connaît peu ce Coordonnateur du projet d'exploitation du fer de Mbalam et président de la commission de passation des marchés du Terminal à conteneurs du Port de Kribi. « Réputé discret et réservé, Cyrus Ngo’o est présenté comme un fonctionnaire brillant et intègre », écrit un journal en ligne pour aider à cerner ce néo-quinquagénaire (50 ans à sa nomination) qui était jusque-là chef de la Division des infrastructures et des affaires techniques dans les Services du Premier ministre. Et membre du Conseil d’administration du PAD.
Au moment de sa nomination, Cyrus Ngo’o n’arrive pas en terrain inconnu. Pour montrer que son choix n’est guère le fait d’un hasard, il va immédiatement prendre à bras le corps sa mission, dans un environnement qui ne lui est pas tout à fait favorable. Loin s’en faut.

Tout de suite, il place son management sous le signe de la NOUVELLE DYNAMIQUE. Concept que ce fonctionnaire chevronné se fait fort d’expliquer : « Le secteur portuaire, comme d’ailleurs d’autres, est en pleine évolution. Il faut, bon an mal an, s’adapter aux évolutions que nous impose un monde en perpétuel mouvement. Les grandes entreprises, ici comme ailleurs ont, de par leur taille, une tendance à se bureaucratiser. Elles sont considérées comme des organisations qui par nature résistent au changement. Le statu quo est une stratégie qui conduit inexorablement au déclin. D’où l’importance d’insuffler une nouvelle dynamique. Celle-ci résulte de la combinaison de deux processus fondamentaux : celui de l’élaboration d’une stratégie et celui du changement.

La nouvelle vision apparaît, en réaction à des événements exogènes. Il faut qu’elle se stabilise afin d’être réalisée, au moins partiellement, à travers l’action du processus de changement. C’est ce ‘plateau’ qui, dans le processus d’élaboration d’une stratégie, permet la compatibilité avec le processus de changement. Celui qui élabore la stratégie est un visionnaire. Il faut donc avoir une vision pour impulser le changement. Maintenant, l’innovation est une invite à se renouveler. C’est en elle que réside la force d’une grande entreprise. Donc loin d’être des termes creux, ce sont des principes de management ». Le cap est ainsi fixé, dès la genèse. Avec l’art et la patience des pédagogues.

Méthodiquement et avec détermination, ne doutant point qu’il allait finir par convaincre jusqu’aux plus sceptiques, les immobilistes et les pessimistes, Cyrus Ngo’o va réussir à imposer son style de management, fait de consultations, d’écoute, de sensibilisation, de partage de connaissances, de pédagogie, de patience et d’abnégation.

Il implémente à Bonanjo de nouveaux paradigmes de management portuaire qui déroutent les sceptiques et prennent à contre-pied ceux qui lui prédisent un échec retentissant, tant le Port Autonome de Douala-Bonabéri traine la réputation d’être une entreprise « compliquée et complexe » où le Directeur général doit absolument se mouler aux habitudes installées par « les cadres maison », s’il veut bénéficier d’un long bail tranquille.

Pour asseoir sa vision et impulser le changement, ce manager courageux va partir d’une base solidement assise sur une conviction : « Changer une organisation nécessite de réviser une ou plusieurs règles. Autrement dit, d’introduire une rupture qui va déclencher et orienter le processus de changement. L’orientation dépend de l’intensité de la rupture. Faisant partie du processus d’élaboration d’une stratégie qui obéit aux lois de la pensée, la rupture permet d’éliminer les oppositions, de passer outre les règles et donc de forger une nouvelle représentation : ce qui était impossible devient possible ».

Cyrus Ngo’o instaure une culture de la transparence dès les premières heures de sa prise de fonction. Pour lui, l’information doit être totalement partagée. Il n’y a rien à cacher. Tout le monde doit être au même niveau d’information. L’intensification des échanges permet d’optimiser la valeur potentielle de chaque projet, et de briser des barrières.
Avec tact et opiniâtreté, Il impose progressivement sa méthode, reflet d’une somme d’expériences acquises dans la haute administration, couplé à son tempérament flegmatique et ses connaissances livresques en stratégie d’entreprise.

Sa démarche se veut tout à la fois classique et novatrice. Il observe, pose un diagnostic froid du PAD et de son combinat portuaire dans tous ses compartiments, tire les leçons par rapport aux écarts relatifs aux normes, trace une trajectoire et met en place un programme d’arrimage rapide aux normes les plus exigeantes, promeut la transparence.

Après avoir sensibilisé tous ses collaborateurs ainsi que tous les acteurs de la place portuaire de Douala-Bonabéri, soucieux d’amener les uns et les autres à comprendre et à adhérer à la vision du Gouvernement de la République dont il est porteur, Cyrus Ngo’o va lancer, au pas de charge, un vaste processus de normalisation de toutes les activités de la principale plateforme du commerce extérieur du Cameroun. Des travaux de rénovation, de modernisation et de développement des infrastructures et superstructures sont engagés. De nombreuses réformes structurelles sont menées. Il s’agit d’un ensemble de mesures qui visent à éliminer tous les obstacles à l’attractivité et à la compétitivité relevés à plusieurs reprises par le Gouvernement de la République, les bailleurs de fonds, les clients du Port de Douala-Bonabéri et de nombreux experts.

Parmi ces réformes, il y a la simplification de la nomenclature tarifaire, la dématérialisation des procédures et des formalités liées au traitement des navires et des marchandises, la normalisation et la réglementation des activités des auxiliaires des professions portuaires (acconnage, consignation), la normalisation du régime des amodiations, la réduction des délais de séjour à quai des navires, et l’institutionnalisation du pesage systématique des marchandises.

Les fruits ne tardent pas à être visibles et perceptibles. La Régie du Terminal à Conteneurs produit des résultats remarquables. La Régie du dragage fait de petites merveilles à moindre coût. L’enlèvement des épaves laisse entrevoir de belles perspectives. Le désengorgement du port est en voie. Le port est sécurisé comme il ne l’avait jamais été auparavant. A l’intérieur et à l’extérieur, il n’est pas jusqu’aux plus sceptiques d’août 2016, qui font le constat des bienfaits de cette dynamique qui transforme, transporte, transfigure un Port Autonome de Douala devenu une entreprise à fort potentiel.