Vous-êtes ici: AccueilWallOpinionsArticles2020 05 26Article 515617

Opinions of Tuesday, 26 May 2020

Journaliste: le quatrième pouvoir

Affaire Charlotte Dipanda: Martin Camus violemment recadré


Pandémie Coronavirus au Cameroun : Lisez toute l’actualité ici →

NON MARTIN CAMUS, CHARLOTTE N'A PAS BESOIN DE FUNAMBULISME

Je viens de lire au détour d'une pause numérique un texte de Martin Camus Mimb qui opine sur la sortie de Charlotte DIPANDA. Dans ce texte court, synthétique mais expressif, Martin défend la liberté de Charlotte de s'exprimer sans appartenir à un quelconque clan politique, car selon lui et comme lui, elle n'appartient à aucune clique politique.

En des termes simples, il ne défend pas Charlotte des attaques des RDPCISTES, mais surtout des risques d'un positionnement anticonformiste dont les coûts sociaux et économiques sont particulièrement élèves en régimes autoritarisme.
Mais Charlotte DIPANDA a-t-elle besoin de cela ?
Tu devrais maîtriser le B. A. BA de la sociologie du changement et de la philosophie de l'histoire.

Toutes sociétés n'avance que par l'activité politique et la mobilisation des forces progressistes constituées de petites gens, des prolétaires, de la plèbe avec à leur tête des leaders armés idéologiquement capables de diriger les masses vers un idéal nouveau. Ces forces progressistes doivent toujours affronter les gros, les dominants, les ainés sociaux, et une clique de gouvernants corrompus.

Dans un tel contexte, il n'y a jamais de neutres, car comme le dis EDWARD SAID, EN SITUATION D'OPPRESSION LE NEUTRE DÉFEND TOUJOURS L'OPPRESSEUR.
N'infantilise pas Charlotte, elle a bien mesuré les risques auxquels ses propos l'exposaient. Elle aurait pu se limiter à chanter Ayop comme Eto'o ton MANITOU et bouffer ou même se taire comme beaucoup et grignoter. Mais elle a écouté son cœur, ses convictions, son idéal, sa morale.

Elle est quittée du simple cadre de l'icône musicale mondialement reconnue, pour graver son nom dans le marbre de l'histoire des grandes dames. À l'évidence Elle ne fait plus l'art pour l'art, mais un art engagé au service des opprimés. Elle n'est plus la Charlotte que tu t'imagines, que l'on peut admonester comme le chef de MINKAN afin qu'elle se désintéresse des souffrances des siens.
En vérité, par sa prise de parole, elle s' inscrit désormais dans la lignée des Simone de BEAUVOIR, ANNAH AHRENDT, AMINATA FALL, qui ont toutes mis leurs génies au service des catégories opprimées.

Ne dis donc plus NOUS, quand tu parles de toi et de CHARLOTTE. Car celui qui défend l'état stationnaire et celle qui défend le progrès ne forment pas un NOUS, Mais une altérité. La question n'est pas de lui accoler une étiquette politique ou non, car au fond au Cameroun les étiquettes n'expriment pas grand chose. On peut être formellement de l'opposition mais travailler pour le statuquo, ou être dans le pouvoir en servant l'opposition. Ce qui importe, c'est qui œuvre dans ses actes et ses propos pour le changement ou non.

Par Kand Owalski

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter