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Opinions of Saturday, 14 August 2021

Auteur: Fame Ndongo

Affair Rebecca: la réponse du prof Fame Ndongo à Tibor Nagy

Prof Fame Ndongo et Tibor Nagy Prof Fame Ndongo et Tibor Nagy

Le Tweet de l'ancien Secrétaire d'Etat américain chargé des affaires africaines Tibor Nagy à propos de l'affaire Rebecca a mis le régime de Yaoundé en rogne. C'est le secrétaire nationale à la communication du RDPC, parti de Paul Biya au pouvoir qui a décidé de répondre au diplomate américain.

Ci-dessous, la réponse de Fame Ndongo à M. Nagy.

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Je lis, non sans intérêt, du point de vue de la stature très respectable de l'expéditeur du message, l' « affichage » rendu public, hier, par M. Tibor Nagy, ancien sous-secrétaire d'État américain aux affaires africaines (23 juillet 2018-20 janvier 2021). Ce texte écrit par un dignitaire d'un grand pays qui est un ami du Cameroun m'inspire avec trois Observations.

Canons universels de la démocratie

M. M. Tibor Nagy fait semblant d'ignorer le fait que le Cameroun est essentiellement un État démocratique (élections libres et transparentes ; liberté d'expression, de pensée, de religion et d'association ; partis politiques contribuant efficacement à l'expression du suffrage, comme stipulé dans notre Constitution ; séparation efficace de la trois pouvoirs, conformément à la théorie du baron de Montesquieu ; respect méticuleux des droits de l'homme, etc. En outre, le Cameroun compte plus de 300 partis politiques qui fonctionnent normalement, une Assemblée nationale, un Sénat, des conseils régionaux et des conseils municipaux dont les membres sont élus sur le fondement des canons universels de la démocratie.

Pas de "oukase" (leadership auto-imposé)

Les "grands changements" recommandés par le ministre Tibor Nagy sont dirigés au Cameroun, avec rigueur et méthodiquement, depuis le 6 novembre 1982, par S.E. Paul BIYA, Président de la République, Chef de l'État, dans tous les domaines : la diplomatie , politique, sécurité, administration, économie au sens large, science et technologie, télécommunications, communication, éducation, santé, etc.

Au niveau strictement politique, le Chef de l'État n'est pas arrivé au pouvoir par un "oukase" (terme russe francisé). Il a accédé à la plus haute fonction par un mécanisme constitutionnel inhérent à notre loi fondamentale de l'époque. Puis, le 14 janvier 1984, il a été élu, puis régulièrement réélu chef d'État, au suffrage universel direct, à la majorité confortable, par le peuple camerounais, libre, responsable, maître de son destin et jaloux de leur indépendance.

C'était M. Paul BIYA qui a restauré la démocratie au Cameroun, grâce aux lois votées par une Assemblée Nationale exclusivement CPDM et promulguée le 19 décembre 1990 par le chef de l'État. Il a ainsi mis fin à un quart de siècle de monolithisme politique au Cameroun (1 septembre 1966-19 décembre 1990).