Vous-êtes ici: AccueilWallOpinionsArticles2021 02 27Article 576190

Opinions of Saturday, 27 February 2021

Auteur: Alex Koko

Abus d'autorité: le cas de Mbog Matip interpelle !

Enlevé le 17 Août 2020 dans son domicile par des hommes lourdement armés, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, est détenu à la prison centrale de Yaoundé où il est séquestré, privé de visite, de soins médicaux et de nourriture.
Le syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun en abrégé SYNAJIC réclame la libération immédiate du directeur de publication de Climat Social détenu à la prison centrale de Yaoundé depuis le 07 sept 2020, après avoir passé trois semaines au secrétariat d'Etat à la défense chargé de la gendarmerie.

Selon ce syndicat de défense des droits des journalistes, promoteurs des médias et professionnels des métiers connexes, notre confrère est un prisonnier de conscience, détenu uniquement pour être muselé.
Le Syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun appelle les autorités à le libérer dans un communiqué signé du 18 Février 2021.

Le film de son arrestation

Emmanuel Mbombog Mbog Matip, fût enlevé de son domicile à 10h devant sa famille par des hommes cagoulés sous les ordres du directeur de la sécurité militaire en poste auprès de qui notre confrère a été conduit pour être torturé entre 11h et 22h, puis transféré dans une cellule sombre du secrétariat d'Etat à la défense chargé de la gendarmerie (Sed) où il a séjourné pendant trois semaines avant d'être mis en détention provisoire de 06 mois à la prison centrale de Yaoundé a-t-on appris.

Son mandat de détention provisoir qui a pour motif : propagation de fausses nouvelles, avait été signé par le colonel magistrat et juge d'instruction Misse Njone Jacques Baudouin, le 07 Septembre 2021, date de sa détention.
Comment un propagateur de fausses nouvelles, qui plus est civil, peut-il être poursuivi par le tribunal militaire ? Un juge d'instruction a-t-il qualité a signer le MDP ? Pire, pourquoi entretenir un black out total sur l'identité de son plaignant s'interroge le syndicat des journalistes indépendants du Cameroun.

Détenu à la prison centrale de Yaoundé depuis le 07 Septembre 2020, pour propagation de fausses nouvelles relevant des délits de presse, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, qui affirme ne pas connaitre son véritable plaignant attend toujours d'être fixé sur son sort. Dans un voice audio qui circule sur la toile, le journaliste Constant Pierre Eyap, propose au directeur de publication de demander pardon. Si oui, à qui donc? Quand on sait que notre confrère ne connais pas son plaignant encore moins les faits qui lui sont reprochés par ceux qui l'ont enlevé.

Le Synajic qui réclame sa libération, dénonce le musèlement et la répression de la presse; le viol de la constitution à travers une arrestation arbitraire, l'atteinte contre la liberté d'expression et une garde à vue prolongée.
«Dans le cadre d’une stratégie visant à empêcher les médias à dénoncer certains ennemis de la République, les autorités militaires ont arrêté de manière arbitraire le directeur de publication de Climat Social», regrette le syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun qui demande aux autorités militaires de mettre fin aux poursuites scandaleuses contre notre confrère, de mettre fin aux restrictions injustifiées imposées aux journalistes et aux médias privés, car le journalisme n'est pas un crime. Le journalisme consacre la liberté d'expression et la liberté tout court. À ce titre, le journaliste mérite davantage le respect qu'impose sa qualité d'acteur majeur de la consolidation de la démocratie.

En rappel, Emmanuel Mbombog Matip, est handicapé moteur depuis 1992. Il avait perdu ses deux jambes dans un accident de circulation.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter