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Opinions of Friday, 8 March 2019

Journaliste: Arnaud Kevin NGANO

8 mars ou fête de la manipulation des femmes Camerounaises

Le Cameroun se joint au reste du monde pour célébrer la 34 ième journée internationale des femmes, sous le thème : « Croisade contre les inégalités des sexes : s'arrimer à la nouvelle impulsion ». Une fête célébrée dans un contexte particulier.

Pendant que des femmes vont défiler, boire, danser et se réjouir en oubliant le lendemain dans plusieurs régions du Cameroun, nombreuse sont celles qui font savoir leur non-participation à la manifestation de la 34ième journée internationale des femmes. Pour elles, tout ce qui est organisé autour de cette fête, n’est que folklore. Commençant par le thème qui ne colle pas à la réalité quotidienne des femmes camerounaises.

« Nous voulons que nos voix soient entendues. Nous voulons que les cartes soient partagées pour pouvoir jouer. Nous sommes disposés à parler avec qui veut parler avec nous… Nous implorons que les gens viennent à nous. Nous voulons être invités par la Commission du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration afin de pouvoir présenter nos propositions ». Ainsi parle l’une des anglophones regroupés dans une plateforme des dames réfléchissant sur la crise dans le Cameroun occidental. Ces membres du groupe de travail sur les femmes du Sud-Ouest et du Nord-Ouest estiment qu’il est anormal, qu’on jubile pendant dans une partie du pays d’autres pleurent en longueur de journée. Surtout parce que comme le dit Eileen Manka’a Tabuwe la porte-parole de ce groupe : « tous ceux qui meurent sont nos enfants et c’est traumatisant pour les femmes ».

Et pendant que celles-ci annonce que leurs « cœurs saignent » ou qu’elles « souffrent et veulent que la paix », la présidente nationale du Cameroon People’s Party (CPP), Edith Kah Walla, souhaite voir des femmes boycotter cette commémoration. Ceci pour montrer son mécontentement par rapport aux femmes politiques qui sont actuellement en prison. « Il faut boycotter les évènements du gouvernement, car il doit comprendre qu'ils sont responsables de ma sécurité et de la sécurité de toutes ces femmes dont on parle. Montrons au gouvernement que nous pouvons nous plaindre; organisons nos propres évènements où on peut se parler et dire au gouvernement que notre situation est inacceptable », affirme la dame leader du CPP.