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Culture of Saturday, 18 April 2020

Source: lebledparle.com

Réseaux sociaux: voici tout ce que vous ignoriez sur le 'Don’t Rush Challenge'

Férus des réseaux sociaux, ou simplement de passage sur la toile, vous n’avez sans doute pas pu passer à côté du célèbre don’t rush challenge. En ces temps troubles où le Coronavirus sème la panique dans le monde, ce jeu de beauté a transcendé les frontières, les races et les statuts sociaux pour offrir aux internautes pour la plupart calfeutrés dans leurs domiciles respectifs, des instants de divertissement de choix. La rédaction de Lebledparle.com vous amène aux origines du challenge jusqu’à sa flambée au Cameroun, sans oublier des vidéos selectionnées à titre illustratif.

Origine du jeu de beauté

Le défi doit son nom au titre « Don’t Rush » des artistes américains Young T et Bugsey. La traduction littérale en langue française signifie «ne te précipite pas». Selon de nombreuses sources, il aurait été initié par des « instagrameuses» beauté avant de prendre une proportion délirante dans tous les réseaux sociaux : Tik Tok, YouTube, Facebook ou encore Twitter.

Les femmes ont pris les devants

Depuis quelques semaines, le «don't rush challenge» a envahi les réseaux sociaux. Si vous vivez replié sur vous-même en cette période difficile, en ruminant votre tristesse ou votre peur due au covid-19, vous pouvez retrouver un peu de sourire avec le jeu de beauté qui attire de plus en plus de monde. Les femmes à travers le monde, ont présenté des vidéos rivalisant de scénarios, de beauté et de styles vestimentaires pour faire la meilleure impression qui soit.

D’un coup de pinceau, elles passent comme par magie d’un état débraillé, sans maquillage, à une superbe tenue et un make-up d’enfer.

Des camerounaises à l’épreuve du "don't rush challenge"

Le défi n’a pas laissé indifférentes les jeunes femmes camerounaises. Pour faire concurrence aux vidéos en provenance d’autres cieux, elles ont dû aller puiser au tréfonds de leur inspiration pour réaliser des challenges qui rencontreront l’assentiment populaire. Cecia Mels, mannequin et étudiante en communication a évoqué avec nous les motivations et l’importance de participer au Dontrush. Elle, et ses consœurs du secteur de la mode se sont prêtées au jeu.

«Ma team, on se nomme “Les chalengeuses”car, on aime bien relever tous les challenges qui circulent sur la toile. Celui-ci a fait notre fierté», nous rappelle-elle. «Le Don’trush challenge est un concept intéressant dans le sens où il dévoile à la fois le côté simple et le côté sophistiqué de tout un chacun. Le plus impressionnant c’est la transformation finale d’autres femmes, on ne les reconnaît presque pas. Les filles n’ont plus peur de dire aux gens “Oui le make up est un art”».

Comme notre précédente interlocutrice, Cega’s world, telle qu’elle s’est baptisée sur les réseaux sociaux partage l’idée selon laquelle le don’trushchallenge met en évidence la beauté plurielle de la gent féminine. «Même si, la vérité est que, nous nous ennuyons en raison du confinement, le jeu a permis de montrer qu’au fond, physiquement parlant, aucune femme n'est négligeable, nous sommes toutes belles, mais chacune à sa manière», nous a-t-elle lancé avec le sourire au coin des lèvres. Le don’trush auquel elle a participé a obtenu un succès retentissant sur Tik tok.

Quand les hommes s’y mettent

Si le défi à ses débuts a davantage mis en avant les femmes, les hommes ont finalement franchi la barrière psychologique pour faire comme elles. Sacha Mezui, influenceur camerounais et manager dans le Label musical camerounais Mundo nuevo nous raconte comment il a réussi à convaincre ses amis à se prêter au jeu.

«Evidemment, les garçons appréhendent toujours mal l’idée de se prêter à des jeux que beaucoup considèrent comme ceux des femmes. Ça aidé difficile, mais ils se sont finalement laissé convaincre», a-t-il déclaré. « Le don’trush n’est pas exclusivement une affaire de filles. Aller sur les réseaux sociaux vous verrez combien d’hommes à travers le monde l’ont fait», argumente Sacha.

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