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xxxxxxxxxxx of Thursday, 10 December 2020

Source: camerounweb.com

Petit Pays 'convoqué' chez Laurent Esso après sa sortie sur la vacance du pouvoir à Etoudi

Surnommé Le Turbo d'Afrique, le chanteur Petit Pays a été reçu par le ministre de la Justice Laurent Esso. Un fait surprenant, qui attire l'attention de ses followers. Sa phrase, "Le Cameroun n’est pas géré" a été apprécié par les détracteurs du régime qui pensent comme lui qu'il y a trop de cafouillages dans la république camerounaise que gère Paul Biya depuis 38 ans.

Mais pour le 'Grand Maître", dans une déclaration teintée d'honneur, il a été reçu " ce jour par Laurent Lorenzo le "cœur du pays" pour parler de l'actualité brûlante dans notre pays et dans le monde. Quelle geste du ministre Esso!

Cette rencontre au premier abord sous entend que sa dernière sortie sur la gestion désatreuse du Cameroun a été entendue dans les arcanes du pouvoir. Le King of Makossa Love avait en effet déclaré : " Le Cameroun est le seul pays au monde qui est divisé. Quand vous allez à l’extérieur, vous trouvez, les fêtes des Bafia, les fêtes des Bamiliké… C’est une forme de malédiction. Au Cameroun, chaque village veut réclamer une musique, ce n’est pas possible. Nous sommes un pays qui n’a pas sa propre langue. Pour se comprendre il faut parler français. On n’existe pas chez nous ici. Nous faisons semblant. Le Cameroun n’est pas géré".

Ses followers le mettent tout de même en garde sur la bonne foi du ministre Esso. "Grand Maître tu as été invité par lui à cause des vérités que tu as balancé dans ton poste précédent", écrit un internaute sous son post. "Ta dernière sortie fâche et on veut te payer pour que tu te calmes mais ça ne changera rien à la situation du pays", renchérit un autre.

"Après ton coup de gueule de l’autre jour, c’est normal qu’il te reçoit pour te donner quelques liasses de billets pour te calmer. Bientôt tu diras que tout marche bien au Cameroun", lui écrit un autre sur un ton d'humour.

"C'est une bonne chose, n'oublie surtout pas de lui rappeler que tous les camerounais se rendent justice a cause de la mauvaise justice de corruption du Cameroun , c'est la raison pour laquelle, tout ne va pas dans notre pays au vu des situations que traversons aujourd'hui", affirme un autre. Voici en dessous l'article dans lequel le Rabbi a déclaré que le Cameroun est mal géré.




Crise sociopolitique: Petit Pays signale la vacance du pouvoir à Etoudi



Artiste musicien camerounais, ce dernier estime que la musique camerounaise est abandonnée à elle-même. Il dit attendre un sauveur pour changer la donne.
Dans une interview avec une web télévision sénégalaise, l’artiste Petit Pays dit son ras-le-bol sur la gestion de la musique camerounaise aujourd’hui. « La musique camerounaise a des problèmes sérieux, parce qu’elle n’est pas reconnue chez nous. Le fonctionnaire camerounais ne supporte pas l’artiste camerounais, ce n’est pas comme ailleurs. C’est ce qui fait que nous avons les problèmes », dénonce l’artiste très populaire au 237.

Pour lui, les camerounais sont complexés, « ils ne sont pas digne de leur valeur. Au Cameroun, on ne parle que de football, on oublie que sans la musique, on ne peut pas vivre. Ces problèmes ne vont pas se résoudre maintenant. Il nous faut Moïse pour nous sortir de l’Egypte, pour qu’on retrouve la croisière. Le reste c’est une mise en scène », déplore-t-il.


Les fêtes des Bamiliké
Il soutient par ailleurs que tous les acteurs sociaux abandonnent la musique camerounaise. Il croit par ailleurs, que notre pays subit actuellement la malédiction du premier président de la République du Cameroun. « Les hommes d’affaires camerounais, les politiciens camerounais, l’Etat camerounais, personne d’eux n’est d’accord avec ce métier. Nous sommes tous en train de payer par ce que nous avons trahi Amadou Ahidjo », poursuit Petit Pays.


« Le Cameroun est le seul pays au monde qui est divisé. Quand vous allez à l’extérieur, vous trouvez, les fêtes des Bafia, les fêtes des Bamiliké… C’est une forme de malédiction. Au Cameroun, chaque village veut réclamer une musique, ce n’est pas possible. Nous sommes un pays qui n’a pas sa propre langue. Pour se comprendre il faut parler français. On n’existe pas chez nous ici. Nous faisons semblant. Le Cameroun n’est pas géré », conclut le musicien.

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