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Culture of Friday, 11 December 2020

Source: Cameroon Info

'Manu Dibango était généreux sur scène, chez lui, dans la foule'

L’écrivain français d’origine camerounaise rend un vibrant hommage au célèbre saxophoniste, qui aurait fêté son 87ème anniversaire ce 12 décembre 2020.
Le saxophoniste camerounais de renommée mondiale, Manu Dibango, aurait eu 87 ans ce samedi 12 décembre 2020. Malheureusement, celui qui était surnommé «papy groove» a été emporté par le Covid-19 le 24 mars 2020 à Melun, en France.

À la veille de cet anniversaire, de nombreux artistes et écrivains ont tenu à rendre hommage au chanteur camerounais de world jazz. C’est le cas de Gaston Kelman. Dans une interview accordée au quotidien Le Messager édition du 11 décembre 2020, l’écrivain se souvient d’un homme vrai et authentique.

«Manu n’avait pas de tenue de scène. Il jouait avec ses habits de tous les jours. Il n’interprétait pas Manu sur scène pour redevenir Ndjokè dans le civil. Il était Manu sur scène comme dans la vie. Il aimait la foule. Il aimait les gens. Il était à l’aise avec tout le monde. Il était généreux sur scène, il était généreux chez lui, il était généreux dans la foule du 18ème arrondissement afro parisien, comme dans les palais des princes et de ces présidents africains qui tous l’appelaient "mon frère"», se souvient-il.

«Nous étions un clan autour de lui. Pour la famille directe, c’était Pa’ Sadi, petit papa; pour la majorité, Tonton Manu; pour moi, Grand-frère. Posez la même question à son vieil ami Tonton Bilé-Samè, à Eyabè, à Henri Ndjoh ou Salé John, pour ne citer que ceux-là. Vous aurez certainement la même réponse», ajoute Kelman.

L’écrivain est d’ailleurs l’auteur de «Balade en saxo dans les coulisses de ma vie», une biographie qui retrace l’itinéraire de Manu Dibango. Selon Gaston kelman, l’idée de ce livre est partie de la préparation des 80 ans de Manu Dibango par sa cousine et manager, Claire Diboa.

«Elle a dû lui proposer l’idée d’un livre de mémoires. Je sais que Manu s’est toujours beaucoup intéressé à mon approche des problématiques liées à la culture et à l’identité. Mais je n’aurais pas pensé que vu son carnet d’adresses, il me choisisse pour cet exercice. Claire m’a parlé de l’idée et je me suis senti flatté. Puis on m’a laissé toute latitude sur la forme, les thématiques et tout le reste. J’ai compris à quel point Manu était un homme spécial. Quand il m’a choisi, il savait que tout se passerait bien et moi je me suis retrouvé en enfer. Il fallait être juste dans la transcription de sa pensée, trouver le bon angle. Il n’a pas lu une ligne de ce livre avant sa sortie en librairie», révèle l’écrivain.

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