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Culture of Tuesday, 14 January 2020

Source: cameroon-info.net

Harcèlement sexuel: Kareyce Fotso prévient les jeunes artistes


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On en parle très peu, mais derrière le sourire d’une artiste-musicienne qui connait un succès fulgurant, ou alors derrière les larmes d’une artiste en herbe qui abandonne ses espoirs de faire carrière dans le domaine qu’elle affectionne se dessinent quelque fois le sourire malicieux d’un phénomène récurrent appelé harcèlement sexuel. Vendre son corps pour un rôle au cinéma, un accompagnement musical ou une programmation dans un spectacle; tout comme à Hollywood, le showbiz camerounais a aussi ses Harvey Weinstein, mais malheureusement très peu d’Ashley Judd et de Rose McGowan pour dénoncer leurs agissements. A en croire l’artiste-musicienne Kareyce Fotso qui s’est récemment confiée à nos confrères de la CRTV, les milieux du showbiz camerounais sont truffés d’embuches pour des jeunes filles en quête d’une gloire rapide «y a toujours des actes de harcèlement sexuel dans notre milieu, surtout quand tu es au début. C’est comme si notre rançon pour obtenir la gloire, ou la reconnaissance c’est notre corps. C’est tellement flagrant qu’il faut avoir le moral assez fort pour éviter ces bourreaux.. Moi, j’ai eu la chance de rencontrer une véritable famille auprès de certains instrumentistes, ce qui m’a permis de m’en sortir», a-t-elle déclaré.

Beaucoup de jeunes artistes n’ont pas cette chance. Pour avoir repoussé les avances d’un baron du cinéma camerounais, une jeune actrice camerounaise qui a requis l’anonymat vit désormais dans un cauchemar. Pour son audace, ce dernier a promis de lui faire vivre l’enfer «J’ai prévu en parler, mais ce n’est pas encore le moment. Je préfère d’abord me concentrer sur mes projets. Je parlerai avec toutes les preuves, noms, captures d’écrans etc.», a-t-elle confié à la CRTV.

Dans le monde des médias, le phénomène est également récurrent. Miriam T. journaliste, écrivain et mannequin a relaté à la CRTV les difficultés qu’elle a rencontrées lorsqu’elle était stagiaire dans un media de la place «yaoundéenne». «Tout a commencé en 2005 J’y étais en stage de vacances. J’étais talentueuse selon certains encadreurs et avais de l’avenir dans ce métier. Pour m’aider à évoluer dans cette carrière, je devais me laisser faire. C’était tellement dur qu’il y a eu des clans. Je ne pouvais plus aller à l’antenne qu’en fonction de celui qui gérait la rédaction». Heureusement, Miriam n’a jamais cédé. Aujourd’hui journaliste aguerrie, elle met un point d’honneur à tenir tête aux harceleurs.

Contrairement à Miriam, certaines jeunes filles sont les victimes récurrentes des promoteurs culturels mal intentionnés. Malheureusement, comme l’a précisé la CRTV dans un reportage publié le 08 janvier 2020 sur sa plateforme numérique, beaucoup d’entre elles ont du mal à en parler.

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