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Culture of Monday, 18 May 2020

Source: cameroon-info.net

Coup de tonnerre: Richard Bona lâche le MRC et Maurice Kamto


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Le bassiste camerounais a présenté à BBC Afrique le 16 mai 2020, son single dédié aux victimes du massacre de Ngarbuh. Il se dit prêt à participer «avec plaisir» à des actions du gouvernement en faveur des populations si elles sont «propres» et «louables».

Richard Bona était le 16 mai 2020, l’invité du programme «C’est le moment», diffusé sur la radio internationale BBC Afrique. Le bassiste camerounais y a présenté son single dédié aux victimes du massacre perpétré dans la localité de Ngarbuh (région du Nord-Ouest) le 14 février 2020. L’artiste a décrit son attitude au moment où il a appris cette triste nouvelle et dit pourquoi il a décidé de faire une chanson.

«L’inspiration est née comme elle me vient souvent par rapport à d’autres morceaux aussi. C’est-à-dire qu’il se passe un massacre odieux le 14 février dans la région de Ngarbuh. Dès que j’ai pris connaissance de cet odieux massacre l’inspiration est venue. J’ai eu envie d’écrire un morceau pour ces enfants. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu 23 civils parmi lesquels 14 enfants. Et en tant que père d’enfants aussi et déjà pas juste comme un musicien, je ne pouvais que m’indigner », a-t-il expliqué. Le musicien qui compte parmi les plus brillants de la planète, n’a pas manqué de pointer du doigt les dirigeants camerounais.

Il a dénoncé la communication du gouvernement en rapport avec ce drame. Une attitude digne des dictatures selon lui. «Pour vous dire franchement, j’étais hors de moi. Lorsqu’il se passe ce genre d’événement et lorsqu’on a un gouvernement comme celui qu’on a au Cameroun qui est toujours dans le déni et le mensonge. Les autorités camerounaises avaient initialement démenti les accusations quant à l’implication des soldats sur ce massacre jusqu’au point où on a vu le ministre de la Communication y aller et dire: ‘‘il n’y a pas eu 23 morts à Ngarbuh’’. Carrément. C’est ce déni qui fait beaucoup plus mal. Quand on pense que 30 ans après la chute du mur de Berlin, force est de constater que les régimes autoritaires n’ont toujours pas disparu. Le Cameroun en est la preuve», pense l’artiste.

Il a décidé de reverser, lors de la première répartition qui aura lieu dans trois mois, la moitié des revenus générés par la chanson aux familles affectées. Il compte le faire par le biais de Survie Cameroun Survival Initiative, une action qu’il encourage «beaucoup» et à laquelle il a déjà participé. «On fait ce qu’on peut. Chacun essaie de faire ce qu’il peut de son côté», déclare-t-il.

Richard Bona fait savoir que son action n’est pas liée à une quelconque proximité ou affinité avec les initiateurs de Survie Cameroun. «J’ai une position de patriote et pas une position partisane. Je n’appartiens pas au parti de Maurice Kamto . Si le gouvernement fait des actions qui sont propres, des actions qui sont louables, j’y participerai avec plaisir pour aider les populations. Ce n’est nullement alors pas du tout une position partisane. La preuve je ne fais pas partie du MRC, d’aucun parti d’ailleurs», justifie le jazzman.

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