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Culture of Sunday, 28 June 2020

Source: cameroon-info.net

Conflit: voici comment Richard Bona et les autorités camerounaises n'ont pas pu faire la paix


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Le président du conseil d’administration de la Cameroon Music Corporation pointe un doigt accusateur sur des individus qui auraient saboté sa mission de médiation en proférant des menaces de mort contre le guitariste de renom au moment où il essayait de le mettre en relation le ministre de la justice Laurent Esso.

Invité du programme télévisé «Entretien Avec» (STV) le 25 Juin 2020, Sam Mbende, le président de la Cameroon Music Corporation (CMC) a fait des révélations sur la brouille entre le bassiste Richard Bona et les autorités camerounaises. L’artiste musicien-interprète des chansons à succès « Rosita » et « Mauvais chasseur » a raconté sa mission de bons offices destiné à apaiser les tensions nées de la non réception en décembre 2015 par son collègue d’une médaille que lui avait décerné le gouvernement camerounais. Pour mémoire Bona détenteur d’un passeport américain avait été confronté au problème de l’obtention du visa camerounais. « Lorsqu’il y avait une dissension entre le ministère des arts et de la culture et Richard Bona, j’ai pris sur moi de rencontrer Richard Bona à New-York. D’ailleurs j’ai appelé une amie commune Angela Forbin qui est partie de Washington pour venir nous rejoindre. J’avais déjà entrepris une médiation afin que Richard revienne à de meilleurs sentiments pour tout ce qu’il avait subi comme injustices à partir du Cameroun et je voulais déjà établir la connexion avec notre sage, quelqu’un qu’on respecte, Laurent Esso. Je voulais qu’il rencontre le patriarche et qu’il explique les choses. Mais pendant que j’étais là il a été menacé de mort. Il y a des gens qui n’arrêtaient pas d’appeler pour insulter Richard Bona sans comprendre le mal profond qui était le sien. Sans comprendre que Richard ne pouvait pas rentrer à New-York ou à Washington pour aller demander un visa pour venir au Cameroun», relate Sam Mbende.

Le co-interprète du tube « Mona Lisa » déroule ainsi le film du voyage manqué à Yaoundé. « Il était déjà en Australie et on lui demandait d’acheter lui-même son billet d’avion. Il a accepté d’acheter un billet d’avion pour arriver à Paris et qu’on lui rembourse au Cameroun. Il a demandé : « mais comme je reçois une médaille en tant que Camerounais, est-ce que je ne peux donc pas venir et qu’on me donne le visa au moins à l’arrivée au Cameroun ? » La réponse était niet. « Il a répondu : « c’est vous qui avez demandé que je vienne prendre la médaille je fais tout ça et vous ne voulez pas ? » C’est parti de là ! », dit Sam Mbende pour expliquer l’aversion de Richard Bona pour les actuels dirigeants camerounais. Le patron de la CMC ajoute que le refus de l’autoriser à venir enterrer sa mère en 2017 a renforcé sa haine du régime de Paul Biya. « Et après il a demandé la même chose pour venir enterrer da génitrice…Mais j’ai dit à Richard : « ce n’est pas Paul Biya, ce n’est pas le gouvernement, c’est quelques individus. Tu ne peux pas condamner tout un pays ». Mais ça, il est blessé. Il faut que les gens le comprennent. Rien ne justifie qu’on puisse interdire à Richard Bona de venir voir le corps de sa mère et d’enterrer sa mère dans des conditions vraiment humaines », fait savoir le spécialiste du droit d’auteur. Il est loin d’applaudir ce comportement.

Pour lui, la vie humaine importe plus que tout. « Ce n’est pas possible. La vie de la maman de Richard Bona est au-dessus de la République je suis désolé ! Nos vies sont au-dessus de la République ! C’est nous qui faisons la République ! Et c’est Dieu qui nous a donné le souffle de vie. Au nom de quoi on va empêcher un enfant de venir pleurer sa mère ? », s’indigne un Sam Mbende qui en appelant Bona à la tempérance demande de comprendre son courroux. « D’autre part lui aussi ne doit pas être belliqueux. Il est déjà dans l’extrême ! Mais il faut comprendre le désespoir, comprendre pourquoi on en est arrivé là ! C’est de ça qu’il s’agit. Je suis témoin, j’ai vécu cela. Voilà comment j’essaie de faire qu’il y ait la paix mais on m’a mis des bâtons dans les roues », déplore-t-il.

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