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Culture of Friday, 29 November 2019

Source: agencedepressepanafricaine.com

Cameroun Festival Annual Show : l’amateurisme plombe la régularité

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Devenu par la force des choses le rendez-vous biannuel de la mode au Cameroun depuis une vingtaine d’années, ce festival en est aujourd’hui à imposer à ses adeptes un glissement de date au fallacieux motif de la survenance d’un malheur ayant frappé son promoteur alors que ce dernier devait s’effacer pour en faire une institution à tous points de vue, tant il est vrai que le festival doit lui survivre et devrait conséquemment reposer sur une organisation autonome attestant à la fois de son professionnalisme et de son indépendance.

Il est de notoriété que le beau est la chose la mieux partagée aussi longtemps que les canons y afférents sont respectés. Une maxime que ne semble malheureusement pas avoir intégré les initiateurs du festival Annual Show, si l’on en juge par les tergiversations caractérisant la twenty édition de celui-ci qui, aux dernières nouvelles connaîtra un glissement de date, un peu comme pour la Can 2019 retirée au Cameroun pour non-respect des délais requis pour la livraison des différentes articulations du cahier de charges pourtant élaboré d’accord parties avec l’instance faîtière du football africain. Et quand bien même pour le cas d’espèce Annual Show n’a guère partie liée avec quelque organisation supranationale, il est tout de même curieux qu’on en vienne à vouloir justifier un glissement de date de dernière minute en essayant astucieusement de jouer sur l’émotivité de ses différents publics-cibles en brandissant le décès subit d’un membre de la famille de son initiateur, un peu comme si vingt ans durant, celui-ci n’a pas daigné muer ledit festival en structure impersonnelle à même de prendre son envol sans lui.

Un égocentrisme d’autant plus inhibiteur que ledit festival avait réussi à se frayer un passage et acquis au passage quelque notoriété qui aurait pu lui octroyer plus d’autonomie et donc, la possibilité de lui survivre en tout temps. Aussi est-il loisible de croire qu’en réalité ce projet n’ait pas été pensé et qu’il ait plutôt germé comme quelque coup dont la réussite inespérée a dicté à l’initiateur la perpétuation en espérant bénéficier à chaque fois du même engouement de ses publics-cibles. Pourtant au fil des éditions, certains couacs auraient du mettre la puce à l’oreille du même initiateur afin de se départir de cette propension paternaliste à tous points de vue plutôt réductrice même si dans la foulée la flopée de partenaires et sponsors lui ont fait croire qu’il disposait désormais d’une véritable poule aux œufs d’or.