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Culture of Wednesday, 4 November 2020

Source: 237online.com

Art culinaire au Cameroun: et si l’histoire de l’Okok m’était contée…

Très prisé par les camerounais, l’Okok est un aliment qui se mange sous plusieurs formes selon les régions.

Connais-tu l’art culinaire du Cameroun ? Au-delà de ce que l’imagerie populaireprésente sur l’Okok, il a une histoire, une signification selon les ethnies.«L’Okok c’est l’essence même d’être béti, un plat traditionnel qui malgré le temps reste prisé par les camerounais. Il reste mon plat préféré », explique Gaëlle, une ménagère au quartier de Mvog-Mbi à Yaoundé.


Encore appelé « Gnetum africanum », ces feuilles ont leur appellation selon les ethnies. Longtemps récolté en forêt, cette plante est cultivée depuis le début des années 2000 au Cameroun ou il se fait appeler « Okok ». Il est classé comme produit forestier non ligneux.L’Okok est un plat traditionnel du peuple Bassa préparé avec les feuilles de gnetum Sp dont il porte le nom en langue locale. La plante est appelée « ikok » par les Bassa, « Okok » chez les beti, « Eru » dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest, « Ikioko » chez les Yambassa, « Kiwa » chez les Bafia, « Koko » à l’Est du Cameroun ou encore « Ekoke » chez les Douala.


Ces feuilles se préparent différemment au Cameroun selon les ethnies. « Chez les betis par exemple, pour le cuisiner, il va falloir la pulpe des noix de palme, des arachides, du sucre, du sel ; contrairement dans les régions anglophones, on le prépare différemment », explique Martine, la soixantaine dépassée. Pour Claude L’homme d’affaires, « c’est un plat délicieux, peu importe la façon dont on cuisine, c’est devenu un plat national, ce n’est plus un plat attaché à des groupes ethniques dans les régions du Centre, de l’Est et du Sud-ouest ». Il y a des plats différents issus des feuilles de l’Okok et tout le monde en consomme des grandes quantités.

Vertus thérapeutiques
Puisqu’il est prisé par les camerounais, c’est une belle occasion pour les commerçants de s’en lécher les doigts. Blanche, surnommée « Mamy Okok » par ses clients, dit s’être lancée dans la commercialisation de cet aliment depuis quinze ans, et confesse avoir toujours la même clientèle depuis qu’elle exerce son activité. « Cet aliment est toujours sollicité par les ménagères confondues et peu importe la saison », confie-t-elle. Et d’ajouter, « je me ravitaille à Obala, je fais des bénéfices de 10 000Fcfa, voire plus ». Du côté des ménagères, il reste un plat incontournable.


« Je ne peux pas faire une semaine sans préparer l’Okok dans ma maison. Tous mes enfants ainsi que mon mari l’apprécient », nous raconte Justine épse Christian Owona. Après les premiers essais en 2003 dans le département de la Lekié, action conjointe du Centre de recherche forestière internationale de l’institut de recherche agricole pour le développement et de l’Ong Adie (association pour le développement des initiatives environnementales), l’Okok pousse sur les troncs d’arbres. On lui reconnait des vertus thérapeutiques, en médecine naturelle par exemple, l’Okok est utilisé selon certains naturopathes, pour le traitement de l’hypertension artérielle et des hémorroïdes mais également contre le mal de gorge, la dilation de la rate et contre la constipation.

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