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Culture of Wednesday, 9 December 2020

Source: Actu Cameroun

'Arrêtez de dire oh le Cameroun t’a formé. Formé qui ? Je me suis formé'

Le bassiste international Richard Bona refuse qu’on associe son génie artistique au Cameroun.
Le 7 décembre 2020, Richard Bona a fait un direct sur sa page Facebook. Au cours de ce direct, le bassiste a refusé qu’on dise que c’est le Cameroun qui l’a formé.

« Arrêtez de dire : « oh le Cameroun t’a formé ». Formé qui ? Je me suis formé et ceux qui ont vu justement cette énergie créatrice l’ont valorisée » (…) Vous voulez vous former ? Formez-vous. N’attendez pas que le Cameroun vous forme », a-t-il clamé, soutenant que le Cameroun « déforme les gens », a-t-il déclaré.

Richard Bona se présente comme un self made man. Il s’est fait lui-même. Il a regardé les artistes comme Emile Kangue jouer à la guitare. Aussi il a obtenu la capacité de faire le design des guitares, qui lui a permis d’obtenir des contrats ces dernières années, tout seul.



«Jamais je n’aurais pu développer cela au Cameroun…On n’a même pas une cellule au Cameroun qui détecte des vrais talents. Parce qu’il y a des gens qui naissent avec un talent inné. Eux ils croient aux talents que le talent c’est aller apprendre à voler à l’ENAM. N’importe qui peut le faire », affirme-t-il.

Richard Bona indique que c’est très tôt qu’il a aimé la guitare. « Lorsque je suis né dans un petit village loin de la ville, loin de la capitale, on n’avait même pas de radio. Mais tous les dimanches on allait à l’église. Je voyais les autres jouer et ça me faisait plaisir. Et quand, à 2, 3 ans tu es déjà attiré par ça et veux t’en approcher tu es tout de suite repoussé», raconte-t-il.

Richard Bona affirme avoir bénéficié de l’aide de son grand-père.

«Tout ce qu’il a fait c’est qu’il a grimpé sur l’arbre lui-même un jour, il a coupé un arbre qui s’appelle « atondok » en langue bamvele. Il était de couleur jaune. On l’a ramené au village et il m’a dit : « avec ce bois tu fabriques un balafon. J’ai accordé mon premier balafon sans toucher à un instrument…Je ne sais pas par quel miracle. Je l’ai su après. Juste ma logique interne qui m’a guidée à accorder cet instrument dans les règles. Personne à aucun moment ne m’a pris pour me dire : «tiens c’est comme ça ». J’allais apprendre à regarder les autres jouer. J’enregistrais tout, je rentrais chez moi et le lendemain je me mettais au travail. Voilà comment je me suis développé »

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