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Diasporian News of Friday, 20 November 2020

Source: Actu Cameroun

Tristes témoignages: il perd sa famille pour entrer au Cameroun

Les problèmes commencent lorsque l’épouse se rend à plusieurs reprises au Consulat du Cameroun Les problèmes commencent lorsque l’épouse se rend à plusieurs reprises au Consulat du Cameroun

Ce calvaire, visiblement, est adossé au vécu de plusieurs autres compatriotes qui vivent au Congo.

Njikam Kpoumie Ibrahima, un Camerounais qui a décidé de chercher fortune au Congo, raconte son histoire tragique ; celle d’un homme qui a passé cinq années au Congo-Brazzaville avec son épouse, précisément à Ouesso où se trouve le consulat de son pays. Les choses virent ensuite au drame au moment de revenir sur la terre de ses ancêtres.

« En mars 2020, mon épouse étant enceinte, elle devait retourner au Cameroun afin d’inscrire nos deux fils de cinq ans et demi et quatre ans à l’école », dixit ce père de famille. Seulement, le confinement consécutif au coronavirus a contraint les autorités des deux pays à bloquer les frontières. Là n’est pas le problème.

Les problèmes commencent lorsque l’épouse se rend à plusieurs reprises au Consulat du Cameroun à Ouésso, et en ressort sans laisser-passer désormais exigible à cause de la fermeture des frontières. La famille a voulu éviter de « passer par la forêt comme d’autres le font ».



Rien n’y a fait. Même la stratégie d’apitoiement déployée par la famille pour pousser le consulat à délivrer un laissez-passer à la femme ne sera pas payante. L’on exigeait le paiement de la somme de 106 mille francs équivalent au paiement annuel de la carte de séjour. Or, selon Njikam, dans la pratique, les résidents camerounais au Congo préfèrent payer des cartes de séjour de trois mois, renouvelable. Ce qui leur revient à 80 mille francs l’an.

« Le temps passant, il fallait bien que les enfants aillent à l’école », soutient sieur Njikam Kpoumie Ibrahima. C’est alors qu’il décide de trouver un moyen pour faire revenir sa famille au pays. C’est la piste d’un transporteur de conteneurs par camion qui a été choisie. « Nous avons eu recours à celui-ci juste parce que les petites voitures qui font le transport interurbain pour la frontière traversent seulement avec des personnes ayant le laissez-passer », explique l’infortuné.

Sauf que le pire se produit le 07 Août dernier. Le véhicule fait un accident. Le chauffeur et la famille de sieur Njikam passent de vie à trépas. Du coup, ce tragique accident ramène à la surface les frustrations dont sont victimes les Camerounais de Ouésso qui s’estiment malmenés par leur consulat.

C’est donc sur cette base que Njikam Kpoumie Ibrahima a décidé de saisir le chef de l’Etat, Paul Biya, le 29 octobre 2020 afin de dénoncer le calvaire des Camerounais au Congo de manière générale, mais surtout de « demander réparation de l’injustice ayant causé la mort de sa femme et celui de mes.deux enfants ». Bien plus,, il dresse une main tendue au président « car je ne pourrais pas m’en sortir tout seul », a-t-il conclu dans sa correspondance.

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