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Diasporian News of Friday, 16 April 2021

Source: rtl.fr

Thierry Atangana, emprisonné 17 ans au Cameroun : 'J'ai été oublié par mon pays'

Dix-sept ans de détention arbitraire. Michel Thierry Atangana publie Otage judiciaire, pour raconter son histoire et évoquer son combat. En 1993, cet ingénieur financier français né au Cameroun part en mission pour une grande entreprise française. Le 12 mai 1997, les autorités camerounaises l'accusent d'avoir détourné des fonds et l'arrêtent.

Un homme dont il est proche tentait, à l'époque, d'afficher des ambitions présidentielles.
Arrêté en même temps que lui, Michel Thierry Atangana est la victime collatérale d'un règlement de comptes politique.

S'ensuivent 17 ans de réclusion dans les sous-sols de la gendarmerie. Une zone de non-droit, un cadre illégal "même dans le cadre de la loi camerounaise", explique Michel Thierry Atangana sur RTL.

Pendant une grande partie de cette période, Michel Thierry Atangana n'a reçu aucune aide de la France. "J'ai été oublié totalement par mon pays, qui m'a ignoré, dénonce-t-il. Quatre ambassadeurs successifs ne se sont pas occupés de moi, alors que tout le monde connaissait mon cas. Tout était réuni pour que la France prenne en charge mon cas".

"La reconstruction est très très difficile"

Après toutes ces années passées dans des conditions inhumaines, "on est abîmé et la reconstruction est très très difficile", explique-t-il. "Physiquement, mentalement et matériellement". " Et la France, ajoute-t-il, ne reconnaît pas les travaux de l'ONU, qui ont reconnu ma détention comme infondée depuis le début". Il reste condamné et ne peut pas travailler.

Libéré et gracié par le président camerounais après 17 ans de calvaire, mais pas innocenté, on lui demande de payer lui-même son billet retour en France. "Je n'ai jamais été traité comme une victime, assure Michel Thierry Atangana j'ai été traité comme un coupable. La présomption de culpabilité de la justice camerounaise a été acceptée par la France. Il y a là une discrimination".

Michel Thierry Atangana demande aujourd'hui une indemnisation, pour lui et pour les Français arrêtés à l'étranger. "Je n'en veux à personne, conclut-il, je veux être réhabilité".

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