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Diasporian News of Wednesday, 15 January 2020

Source: cameroonvoice.com

Diaspora: voici le programme de Kamto en Europe et en Amérique du Nord


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Du 1er au 11 février 2020, l’actualité politique camerounaise sera marquée par le déploiement auprès de ses compatriotes de la diaspora de Maurice Kamto. A Paris en France le 1er février, à Montréal au Canada du 5 au 7 février, et le lendemain 8 février à Toronto, toujours au Canada, et enfin à Washington du 9 au 11 février. Pendant ce temps, au pays, le régime tentera de convaincre les Camerounais, au besoin par la force, de participer à des élections législatives et municipales dont beaucoup s’accordent à dire ici qu’elles sont sinon inopportunes, du moins… inopportunes. Regard.

Alors que le volet diplomatique de l’homme politique camerounais tire à sa fin en cette fin de première quinzaine de janvier 2020, le vainqueur autoproclamé de l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun est annoncé dans plusieurs pays occidentaux.

S’il n’est pas exclu que Maurice Kamto poursuive dans les pays cités la quête des soutiens internationaux à la “résistance nationale contre le holdup électoral” qui vaut à de nombreux Camerounais –dont lui-même les foudres du régime du président Biya (arrestation, torture, emprisonnement, condamnation à de lourdes peines de prison), la communication du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fait savoir que son leader consacrera les jours de la première décade de février à ses compatriotes d’Occident dont on connait le degré élevé de participation à la résistance contre la dictature en place depuis son lancement en octobre 2018 au Cameroun.

Une participation qui s’est déclinée en de gigantesques manifestations de dénonciation du “régime illégitime” du président Biya à travers les rues des capitales européennes et nord-américaines. Manifestations à l’instar de celle de paris en France, le 26 janvier 2019 qui fut marquée par le saccage de la mission diplomatique camerounaise en Hexagone, qui servit du reste de “prétexte” après coup à l’embastillement de Kamto et ses alliés le 28 janvier, et leur détention dans les prisons camerounaises pendant près de neuf mois.


On peut donc percevoir sous un prisme tridimensionnel, la rencontre entre les Camerounais de l’extérieur qui commence le 1er février (voire affiche illustrative) avec leur « président élu ».

D’abord l’expression de la reconnaissance à ses compatriotes de la diaspora, d’un Maurice Kamto qui sait que la voix des Camerounais en lutte portée depuis un certain temps par lui n’a pu être davantage audible hors du Cameroun et de ce fait influer sur l’option répressive du régime, peu soucieux de l’opinion des Camerounais qu’il tient en laisse au moyen d’une armée et d’une police toujours prêtes à accomplir les missions de répression qui leur sont confiées au nom de l’honneur et de la fidélité, que grâce à la pression constante des Camerounais de l’étranger ;

La diaspora prend d'assaut et lance le blocus de l'Ambassade du Cameroun à Paris jusqu'à la libération de Kamto & autres (Vidéos)
Sensibiliser la diaspora camerounaise sur la nécessité de poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale car ainsi que Maurice Kamto en avait annoncé la couleur dès le jour-même de sa libération, la lutte continue…

Expliquer à la diaspora, probablement lors des meetings qui seront organisés à cet effet, la décision de son parti de boycotter les élections législatives et municipales du 9 février 2020, et surtout, dans un semblant de démonstration de force, prouver au régime de Biya qui l’empêche de faire le moindre meeting au Cameroun depuis sa sortie de prison il y a trois mois, que sa capacité de mobilisation de ses compatriotes reste intacte, notamment hors du Cameroun, ni les participants à un meeting, ni l’auteur, ne courant ici le risque de se faire envoyer la flicaille et la soldatesque dessus. Un exploit pratiquement impossible pour le président officiel du Cameroun dont la seule idée d’un séjour discret en Occident donne des poussées d’urticaire à la majorité de sa diaspora ou suscite des batailles rangées entre ses partisans –très peu nombreux à s’assumer hors du Cameroun-, et ses opposants, pour qui l’extérieur est la tribune par excellence d’expression de leur liberté.


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