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Diasporian News of Tuesday, 30 June 2020

Source: cameroon-info.net

Diaspora: l’activiste Winnie Savannah ne sera finalement pas amputée


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Le leader du groupe appelé «Les Amazones originelles» demande aux Camerounais de se joindre à elle pour porter plainte contre son agresseur, Paul Biya, et le président français, Emmanuel Macron, pour «non assistance à personne en danger».

C’est une Winnie Savannah joyeuse que le journaliste d’origine camerounaise Jacky Moiffo a interviewée ces jours-ci à Paris. Dans l’élément vidéo diffusé, ce 30 Juin 2020 sur la télévision en ligne JMTV plus, l’activiste opposée au régime en place au Cameroun apparaît rayonnante et en forme. Rien à voir avec celle qui, le 22 Juin 2020, annonçait en larmes qu’elle allait se faire amputer de la jambe droite.

«Depuis mon opération le 24 Juin 2020 je ne tiens plus de béquilles. Le 23 Juin, j’ai été opérée et par chance on a enlevé la broche mal mise qui infectait mon pied grâce à la force de nos ancêtres. Le 22 Juin 2020 quand j’ai consulté l’anesthésiste, il m’a assurée qu’il y avait de fortes chances que je ne récupère pas mon pied». Elle présente la «grosse cicatrice» qu’a laissé sa blessure sur sa jambe droite. «La marque de ma lutte», ainsi la nomme-t-elle.

Le leader du groupe d’activistes affilié à la fameuse Brigade Anti-Sardinards et qui a pour nom «Les Amazones originelles» explique qu’elle s’était mise à pleurer il y a une semaine parce que déçue de ne pouvoir poursuivre la lutte contre le régime Biya. «Je me voyais perdre ma jambe alors que le combat n’était pas encore fini. Je me disais que ma jambe est perdue alors que le combat n’est pas fini. Il faut qu’on le gagne. C’était un appel au secours pour que les gens combattent davantage, qu’on gagne ce pour quoi on est sorti. Je ne voulais pas avoir perdu ma jambe pour rien», a-t-elle fait savoir.

Cette «combattante» dont le vrai nom est Madeleine Lammy a la dent dure contre l’homme –apparemment un membre de la garde de Paul Biya - qui lui a cassé la jambe l’an passé en France ainsi que contre les autorités françaises. «Je suis très étonnée que mon bourreau soit reparti de la France sans être inquiété. Je suis écœurée. Je suis déçue. Je trouve que la France est complice de tout ce qui se passe au Cameroun. La France nous a montré une fois de plus le 10 Octobre 2019 à Lyon, à exactement 11 heures qu’elle était capable de nous tuer pour nos ressources, de nous asphyxier. Parce que ce monsieur qui m’agresse, ce monsieur qui me fait tomber, me roue de coups, jusqu’à fracturer ma jambe et le dit ces mots en langue Beti qu’il termine en français: «je verrais comment tu marcheras encore». C’était sous les yeux, sous le regard des gardes du corps de Macron. Donc c’était sous le regard de Macron que cela s’est passé. Et j’étais persuadé qu’il dormirait le soir en garde à vue. Parce que la Police française et les garde du corps de Macron étaient là. Personne n’a levé le petit doigt, la France n’a pas levé le petit doigt. Et c’est pour cela que je m’indigne», accuse la native de Kumba.

Winnie Savannah incite les Camerounais à se joindre à elle pour l’action qu’elle entend mener devant les tribunaux français et Camerounais. Elle estime qu’il faut que ses compatriotes se joignent à elle parce qu’elle a été blessée lors d’une bataille qu’elle menait pour le compte du Cameroun. «Si vous me voyez de temps en temps pleurer c’est parce que je ne veux pas qu’on oublie, je veux que le procès soit le procès des Camerounais contre la France. Je veux que la justice soit réclamée et que ce monsieur réponde devant la justice camerounaise et devant la justice française et qu’une plainte soit portée contre Macron et son équipe pour non assistance à personne en danger. Je peux porter plainte seule, mais je n’étais pas dehors pour des intérêts personnels. J’étais dehors pour les intérêts de la nation camerounaise. C’est pour cela que j’invite mes frères camerounais à se joindre à moi pour cette plainte, afin qu’elle ait du poids. Poursuivons la France qui laissé repartir tranquillement au Cameroun ce criminel», exhorte-t-elle.

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