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Diasporian News of Wednesday, 26 August 2020

Source: camerounliberty.net

Dégoûté par son pays le Cameroun, il claque définitivement la porte

C’est un homme dégouté par son pays que notre correspondant a rencontré dans son domicile en France. Il n’arrête pas de se poser des questions sur le Cameroun, son pays d’origine.

Le 20 Septembre 2006, le monde entier découvre éberlué un talent hors du commun Il s’agit du premier défilé de mode d’un homme qui miraculeusement parvient à créer le beau dans le noir, un non-voyant créateur de mode. Plusieurs célébrités sont présentes à Paris pour confirmer de leurs propres yeux, les rumeurs entendues dans le monde de la création de mode.

Du Washington Post au Guardian en passant par El País, etc… toutes les presses internationales de Paris, Mexico, Moscou, Beijing parlaient de cet homme talentueux.

Cet homme c’est Mason Ewing, né au Cameroun dans les années 80. Il s’envole du Cameroun pour la France après le décès de sa Maman et c’est en France, chez sa tante, qu’il déposera ses valises.

Enfant maltraité, torturé par sa famille adoptive « Il arrivait parfois à ma tante, pour me punir, d’écraser le piment qu’elle frottait dans mes yeux, dommage que les médecins n’aient jamais pu déterminer le lien entre ces sévices et ma cécité, puisque c’est à 14 ans que je tombe aveugle », explique Mason Ewing, qui dans le livre « Les Yeux du Destin », retrace toute sa vie.

En 2017, Mason tant attaché au Cameroun, pays d’origine, terre de ses ancêtres comme il aime bien dire, décide d’y retourner. Il souhaite rentrer comme un chasseur en mission dans la savane et qui revient avec du gibier. Accompagné d’une groupe de 4 artistes comédiens français, Mason Ewing débarque au Cameroun avec dans ses bagages avec plusieurs projets, notamment dans le cinéma avec la création d’une maison de production, la réalisation d’un long-métrage qui, sans doute, devait promouvoir l’image du Cameroun « J’ai l’habitude de dire, que l’on peut vendre l’image le Cameroun via le cinéma. Je vous rappelle, tu le sais Albin, les États-Unis n’ont pas de Ministère de la Culture, c’est à travers le cinéma qu’ils vendent du Made in Usa » explique Mason.

Producteur des vêtements en braille, Mason Ewing travaillait sur l’ouverture d’une chaine de vêtement pour aveugles au Cameroun pour couvrir l’Afrique Noire.

Arrivé au Cameroun, Mason avait cru pouvoir compter sur les pouvoirs publics pour servir de modèle à cette jeunesse, parfois sans espoir. Sa rencontre avec le Ministre de la Communication et quelques personnalités proches du monde de la culture lui semblaient être une avancée positive dans ses projets.

« Mon Dieu, Albin, quel est ce pays ou pour le moindre service il faut payer, même pour rencontrer un responsable dans un service public ? », lâche Mason en colère. C’est au total plus de 12 millions de FCFA dépensés par l’artiste international au Cameroun dans ce qu’il considère comme de l’escroquerie, puisqu’au final rien n’a avancé d’un iota. Le pire, c’est sa réputation trainée dans la boue par des Camerounais, qui pour certains en retour, l’ont taxé d’escroc. « Albin, je suis venu au Cameroun avec mon quimpe escroquer des comédiens que j’ai personnellement choisi pour mon long-métrage », explique l’artiste international qui aurait pu servir de modèle pour les handicapés et jeunes désemparés et bénéficier du soutien des pouvoirs publics. Ignoré par l’État malgré ses sollicitations, c’est finalement Angelo Ahouanmagna, ancien Chargé de Communication de l’ex-Président Boni Yayi qui lui tendra la main. « Coup de foudre à Yaoundé » deviendra « Coup de foudre à Cotonou ».

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