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Diasporian News of Sunday, 15 November 2020

Source: 237online.com

Ce que des exilés Camerounais attendent de Joe Biden

De Paris à Bruxelles en passant par Londres, des expatriés du triangle national ont suivi, enthousiastes, le scrutin du 4 novembre et misent énormément sur le candidat démocrate.

« Par le passé, alors que Barack Obama était Sénateur et qu’il était venu au Kénya pour rencontrer son père à ses côtés, Michelle, son épouse, j’ai été très touché par sa personnalité et impressionné par son charisme. J’étais à la maison avec Amobé Mévégué, un journaliste que j’apprécie énormément. J’avais alors dit qu’Obama sera le premier président noir des Etats-Unis. Il m’avait ri au nez, arguant que la société américaine ne le permettra jamais », raconte Prince Kestamg, l’artiste Camerounais qui vit à Paris. Pour lui, le nouveau président élu des Etats-Unis d’Amérique sera dans le sillage politique de Barack Obama dont il a été vice-président. « Je pense que Joe Biden va être dans la continuité du travail entrepris par Barack Obama. Je le vois bien reprendre l’Obama care, pour améliorer le système de santé, notamment en ce temps de Covid. Il a d’ailleurs déjà déclaré qu’en en fait la priorité de son action », indique-t-il.

Joe Biden a d’ailleurs formé un Conseil scientifique de lutte contre la Covid, convaincu que la santé des populations est un préalable pour avoir une économie florissante et passer la main dans 4 ans. « Michelle Obama a reçu une bénédiction des grands parents de Barack au Kénya. Kamala Harris, qui est une femme noire avec des origines indiennes et jamaïcaines, prouvera aux Américains qu’une femme de couleur est capable de jouer les tout premiers rôles comme Vice-présidente. Je lui dédie la chanson Gueyoh Mama. Elle préparera le terrain pour Michelle Obama qui, j’en suis sûr, sera la première femme à accéder à la tête des Etats-Unis comme présidente ».

« Comme en Afrique… »

Hugues Seumo, journaliste, à Bruxelles, a lui aussi été captivé par l’élection présidentielle américaine du 4 novembre. « Jamais élection étrangère n’aura été autant suivie, et plus particulièrement en Belgique. Pendant des semaines, les populations du Royaume de Belgique ont retenu leur souffle oubliant même parfois que les Américains ont voté pour une personne qui défendra le mieux possible leurs intérêts, pas ceux des autres pays ».

Pour Hugues Seumo, les évènements dramatiques qui ont secoué les Etats-Unis, sur fond d’injustice sociale et question raciale, ont pesé sur la balance qui a penché en faveur de Joe Biden. « Au sein de la communauté africaine du royaume, des voix se sont élevées pour prendre indexer l’acte qui a conduit au décès de George Floyd, cet Afro-Américain mort étouffé sous le genou d’un policier blanc. Nombre d’entre elles ne cachent pas une certaine hostilité à l’égard d’un président Trump dont personne n’a oublié l’insulte aux pays africains qu’il avait traités de « pays de merde » ». Hugues a surtout observé, tout au long du scrutin, le fonctionnement des institutions au pays de l’Oncle Tom. « L’une des curiosités de ces élections présidentielles américaines, c’est que, avant la fin du dépouillement, Donald Trump s’est autoproclamé vainqueur, dénonçant au passage des tentatives de fraudes et menaçant de saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des résultats. Une posture qui nous rappelle l’Afrique francophone, où la contestation est systématique à la fin de chaque consultation électorale », indique-t-il, avant de nuancer son analyse.

« Sauf que dans le cas des Etats-Unis d’Amérique, ce n’est pas le candidat de l’opposition, qui crie à la fraude mais bien le président sortant ». Une attitude qui provoque une certaine ironie chez M. Ngambi, une étudiante camerounaise qui vit à Londres. « Le manque d’élégance du président Trump à reconnaître sa défaite traduit un égo surdimensionné et une défiance vis-à-vis de la démocratie à l’échelle mondiale ». Le candidat Républicain et président sortant, Donald Trump, contestant l’élection de Joe Biden, a introduit de nombreux recours qui doivent encore être validés. Quoiqu’il en soit, une fois le contentieux électoral vidé, la Cour suprême fédérale proclamera les résultats définitifs sanctionnant l’élection officielle du 46è président des Etats-Unis d’Amérique.

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