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Crime & Punishment of Tuesday, 16 February 2021

Source: Cameroon Info

Sociétés de gardiennage agréées: Dr Didier Badjeck apporte des précisions

Le Colonel à la retraite, directeur du Think Tank Cameroon Consulting and prospective, Didier Badjeck, a accordé une interview au quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque ce 16 février 2021. Dans cette interview, il analyse l’acte du Chef de l’Etat Paul Biya qui a agréé 16 nouvelles sociétés de gardiennage, il y a près de deux semaines.

D’entrée de jeu, l’ancien porte-parole de l’Armée camerounaise reconnait la valeur juridique de l’action du Président de la République. «Les dispositions qui encadrent l’agrément autorisant les activités privées de gardiennage sont contenues dans la loi n°97/021 du 10 septembre1997, modifiée et complétée par la loi n° 2014/027 du 23 décembre2014, suivies des décrets d’application n°2005/031 du 2 février 2005 et n° 2015/407 du 16 septembre 2015, portant sur le même objet. C’est dire que le corpus juridique est pertinent, pour une application sereine et d’utilité. Sur le plan légal, ce corpus légitime l’acte posé par le chef de l’État qui s’appuie sur l’expertise d’une commission chargée d’examiner le bien-fondé des demandes en la matière, voire leur opportunité en contexte sécuritaire global», lit-on.

Quant au rôle de ces sociétés de gardiennage dans le contexte sécuritaire actuel, le Dr Didier Badjeck explique que: «les sociétés de gardiennage sont fixes dans les propriétés qu’elles sont supposées garder; elles sont astreintes à ne pas s’immiscer par le biais de quelque influence, sur des questions politiques ou syndicales. Cette norme est très claire et peut donner suite à des sanctions rédhibitoires. Si le contexte actuel se prête au développement d’une telle activité, favorable parce que déjà dissuasive, elle ne peut en aucun cas, favoriser l’intention d’une utilisation détournée aux fins que certaines imaginations pernicieuses esquissent ou caressent subrepticement. Ces sociétés ont un rôle strict de gardiennage et d’alerte», lit-on.

Enfin, à la question de savoir si ces sociétés sont suffisamment outillées pour faire face au grand banditisme en recrudescence au Cameroun, il répond à notre confrère que: «Ces sociétés ne sont pas là pour lutter contre le grand banditisme. Cette mission est une mission régalienne de l’État à qui il incombe en seul et unique ressort, la stratégie de combat de ce fléau».

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