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Crime & Punishment of Thursday, 7 January 2021

Source: Cameroon Info

Malfrats libérés à Bafoussam: les victimes du gang saisissent Dion Ngute et Laurent Esso

Dans leurs correspondances, les plaignants indexent le Procureur de la République près les tribunaux de grande instance de la Mifi et le Procureur général.

Les victimes du gang de malfrats interpellés puis présentés à la presse le 17 décembre 2020 à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, ne comptent pas baisser les bras, plusieurs jours après la libération surprise de leurs bourreaux par le parquet à Bafoussam.

Deux des victimes, Ngnigayen Fokou Adolphe, promoteur des établissements Bell K. Auto et Donfack Kengue Simon, administrateur général adjoint de Petroly and logistic S.A, ont décidé de saisir le Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de la Justice, garde des Sceaux ainsi que le président de la Commission nationale anticorruption (CONAC). Dans leurs correspondances, les plaignants «invoquent des faits de corruption auprès de certains personnels du parquet», renseigne le quotidien Le Messager dans son édition du 7 janvier 2021.

Dans ces correspondances, dont le journal précise avoir obtenu copies, les plaignants soulignent que la libération des présumés malfrats intervient «alors que les négociations étaient en cours entre les receleurs et les deux plaignants principaux, le procureur de la République et le procureur général ont décidé contre toute attente de libérer l’ensemble du gang quelques heures après leur déferrement le 18 décembre 2020 vers 16 heures», peut-on lire. Sans ambages, les plaignants indiquent que «par cet acte, la somme de 28 millions FCFA proposée aux plaignants s’est envolée».

Les correspondances adressées au PM, au MINJUSTICE ainsi qu’au président de la CONAC invoquent un préjudice «actuel» estimé à 117 millions FCFA pour le plaignant Donfack Kengue Simon de l’entreprise Petroly and logistic S.A et 110 millions de Francs CFA pour Ngnigayem Fokou Adolphe de l’entreprise Bell K. Auto.

Sollicité par l’auteur de l’article, le procureur de la République près les tribunaux de grande instance de la Mifi n’a pas souhaité s’exprimer. Toutefois, dans un précédent article sur cette affaire, un proche du magistrat Mekok Belinga Emérant a indiqué au sujet des soupçons de pots-de-vin qui font florès dans les milieux judiciaires et ceux des forces de maintien de l’ordre que «le Procureur n’a rien reçu de qui que ce soit».

Pour rappel, les présumés malfrats, neuf au total dont sept camerounais et deux de nationalités syrienne et nigériane, interpellés pour vol aggravé et recel de module de camions, ont été libérés quelques heures après leur présentation devant le parquet. Deux ont été rattrapés. Les sept autres sont toujours dans la nature.

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