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Crime & Punishment of Thursday, 19 November 2020

Source: Kalara n°364

Justice: il est ccusé d’avoir exposé la nudité de son amante sur les réseaux sociaux

Un jeune homme a été traduit en justice par son ancienne amante pour les faits d’atteinte à la vie privée, menaces et blessures légères. La plaignante dit avoir été victime des violences physiques de la part de ce dernier, qui a fini par publier ses photos intimes par voie cybernétique.
C’est une rupture plutôt mouvementée entre Cécile et Emile. La jeune fille a confié au Tribunal qu’elle n’en pouvait plus d’être devenue un objet sexuel pour son partenaire avec lequel elle avait déjà passé deux années de vie commune. Hélas leur séparation en 2018, n’a pas arrangé les choses. Au contraire son ancien amant en a profité pour divulguer ses photographies en tenue d’Eve sur Facebook et Whatsapp. Choquée par ces publications qui ont sali son image, Cécile a saisi la justice pour laver son honneur. Raison pour laquelle, elle poursuit Emile pour blessures légères, menace et atteinte à la vie privée par voie cybernétique.

Visiblement dépitée par cette situation, Cécile n’a pas arrêté de répéter au Tribunal qu’elle reproche à Emile d’avoir exposé sa nudité au monde entier. «11 n’y a plus une partie de mon corps quelles gens n’ont pas encore vu» rumine-t-elle à basse voix devant la barre, le 13 novembre 2020. Elle se souvient avoir fait la rencontre de son concubin à Bertoua, où elle suivait une formation en soins infirmiers. Malgré qu’il soit déjà marié, ce dernier lui promet de l’épouser et les deux décident de vivre sous un même toit. Cécile finit sa formation alors qu’Emile est muté à Yaoundé. Le couple s’installe dans la localité de Mfou. Emile fait la navette entre la maison de Cécile et celle de son , autre famille basée à Yaoundé.

La plaignante raconte que dès qu’ils ont quitté la ville de Bertoua, son conjoint est devenu violent et lui imposait des travaux champêtres forcés ou encore des pratiques sexuelles peu orthodoxes. En cas de refus, Cécile dit avoir été systématiquement battue. Durant ses accès de colère, Emile aurait fini par confisquer les documents officiels de cette dernière pour se rassurer qu’elle ne lui fausse pas compagnie. Mais la jeune femme avait quitté le domicile commun parce qu’elle était continuellement oppressée par son compagnon. Elle était rentrée chez ses parents à Ngaoundéré. C’est alors qu’Emile la menace de publier ses photos sur les réseaux Sociaux si elle ne revenait pas chez lui. Face au silence ‘de Cécile, le mis en cause est parti la chercher chez ses parents en promettant de ne plus jamais porter main sur elle.

Un engagement que Emile n’a pas respecté dès son retour à Mfou. Le même calvaire va recommencer et il empêchera à sa compagne de communiquer avec les membres de sa famille. Profitant de l’absence d’Emile, Cécile va prendre la dé des champs. Ce second départ sera la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Emile passera à l’action en envoyant aux contacts Whatsapp de Cécile une dizaine de ses photos qui laissaient transparaître la nudité de Cécile. Informée, cette dernière portera plainte et le concerné sera interpellé. Une perquisition effectuée à son domicile par les éléments de la gendarmerie permettra de retrouver dans son plafond les documents et le téléphone qu’il avait confisqués.

Un procès monté?

Le témoin de la victime va confirmer au Tribunal que Cécile, son amie de longue date, lui avait confié à plusieurs reprises, avoir été constamment brutalisée par son compagnon. Elle ajoute que pendant plusieurs mois son amie était devenue injoignable.

Quant à l’accusé, il dit ne jamais avoir bastonné sa compagne. H explique que leur couple a vécu le grand amour jusqu’à ce que Cécile s’en aille. Pour lui, ce procès est un montage de sa copine, qui veut nuire à sa paisible vie de famille à cause des scènes de jalousie. Par ailleurs, il accuse Cécile d’avoir emporté avec elle tous ses meubles et une somme de deux millions de francs. 11 ajoute que celle-ci avait pour habitude de quitter la maison chaque fois qu’il y avait une mésentente. Emile soutient également que les photos de Cécile dont il est question, auraient été envoyées par elle-même quand ils étaient encore ensemble, Le frère du mis en cause, qui comparaissait comme témoin, est allé dans le même sens que Emile.

Pour sa part, le représentant dû ministère public a demandé au tribunal de déclarer le prévenu coupable des faits de blessures légères et d’atteinte à la vie privée de la victime par voie cybernétique qui lui sont reprochés. Le verdict est attendu le 11 décembre 2020.

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